Un séjour d’hiver (tissant) en montagne

Un séjour d’hiver (tissant) en montagne

Un séjour d’hiver (tissant) en montagne

La neige sera-t-elle au rendez-vous ? C’est l’éternelle question. Plus encore avec le réchauffement climatique. Pour autant, rien ne semble décourager les amateurs. Et si la neige fait défaut, la montagne et les grandes stations offrent plein de possibilités attrayantes en dehors du ski. Les hôtels comme les chalets de luxe sont autant de rendez-vous hivernaux de qualité. 

Toutes les stations ne sont pas logées à la même enseigne. Plusieurs d’entre elles n’ouvriront pas leurs portes cett e année quand d’autres ne se préoccupent guère de la météo, assurées, en principe, d’avoir un enneigement de qualité, comme à Tignes, se permettant même d’offrir du ski en été, ou à Val Thorens (2 300-3 200 m), cette dernière semblant se « venger » de ne pas avoir été désirée à sa création, en 1972. Elle est devenue incontournable, avec ses hôtels de luxe (Altapura, Fitz Roy, Kho-I-Nor, Pashmînâ) pris d’assaut à peine la saison commencée. Il reste bien entendu les grands noms pour satisfaire le plus grand nombre. Avoriaz, Chamonix, Courchevel, La Plagne, Megève, Méribel, Saint-Gervais, Val d’Isère

Avant de penser à aller faire un tour en Suisse ou même en Italie, les stations étant souvent reliées entre elles pour plus de possibilités encore. Notre parcours est donc très arbitraire, privilégiant les nouveautés avec un gros focus sur Megève. On ne prête qu’aux riches !

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LA MAISON DU COUCOU

Les 3 Vallées : un parcours enchanteur

Avec ses 600 km de pistes, ses stations légendaires, ses 22 hôtels ***** dont cinq palaces, ses 1 000 moniteurs de ski, Courchevel mène la danse, dans tous les sens du terme quand la station cumule les atouts, de jour comme de nuit, la fête s’invitant partout. La maison Tournier, acteur emblématique de la station, élargit son offre avec six nouveaux lieux : La Cabane, anciennement La Cantine, restaurant de bord de piste le midi et espace animé d’après-ski le soir, incluant un terrain de pétanque intérieur, une première dans la station ; La Kasbah, qui remplace le bar l’Équipe, pour une cuisine orientale authentique. L’hôtel Le Pilatus s’enrichit avec La Maison du coucou, sous la direction de l’ancien chef du Cap Horn, ainsi que L’Ânerie des pistes, dédié aux spécialités savoyardes. Enfin, le nouveau The Cat Club, en collaboration avec Indie Groupe, promet des soirées festives avec des DJ et des invités exclusifs. On ajoute l’Aventure par Bagatelle Groupe et vous avez un agenda bien rempli.

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HOTEL ANNAPURNA *****

Les hôtels en ordre de marche

L’hôtel Annapurna*****, joyau de la Maison Pinturault, dévoile également Rendez-Vous, une nouvelle table mettant à l’honneur la cuisine traditionnelle française : le chef Jean-Rémi Caillon revisite des classiques tandis que le pâtissier Téophane Faucher propose des créations emblématiques comme le soufflé à la chartreuse. Le groupe en profite aussi pour mettre en avant ses nouveaux chalets « Altaï » (Irbis, 356 m², Beloukha, 397 m², Khoton, 506 m², avec son spa spectaculaire de 120 m² et piscine intérieure), tous offrant leur élégance comme leurs différences.

Barrière Les Neiges, palace, enrichit également son offre gastronomique avec l’arrivée de Loulou, restaurant parisien réputé, avec une carte inspirée des Alpes et de l’Italie proposant ses spécialités comme la pizza à la truffe et la pasta al pomodoro. Côté bien-être, l’hôtel est fier de sa collaboration avec Elodie Raheria, experte de renommée internationale en soins esthétiques et fondatrice de SeeMyCosmetics. De son côté, La Sivolière*****, avec ses 35 chambres, suites familiales et appartements rénovés dans un style alpin, accueille le chef Nicolas Perrin, ancien collaborateur de Frédéric Anton, qui revisite les grands classiques français. L’occasion de souligner les 20 ans de présence de Florence Carcassonne dans cet établissement qui ne serait pas le même sans sa compétence.

Pour des moments festifs, on peut faire confiance à Olivier Fargier, créateur des emblématiques Funky Fox, Éléphant et Pélican, qui lance cette saison Le Tigre, un snack-bar contemporain pour les skieurs en quête de saveurs et de détente, sur le front de neige de Courchevel Moriond (Courchevel 1650, ouvert tous les jours jusqu’à 18 h).

Les Airelles, entre ses deux adresses, Courchevel et Val d’Isère, cumule les nouveautés, ajoutant même le château de Versailles pour son « Royal Winter tour », un séjour sur mesure unique : à partir de 20 000 € pour sept nuits réparties entre les trois destinations. Dans le détail, le palace de Val d’Isère, au cœur du village, avec ses 41 clés, dont 9 suites et 5 penthouses privés, avec majordome dédié, ses 4 restaurants : Palladio, La Grande Ourse, Matsuhisa et Le Piaf, son spa Guerlain de 1 200 m², sans oublier le chalet Schuss, une résidence privée conçue par l’architecte d’intérieur Christophe Tollemer, qui retrouve cette année le célèbre pâtissier Cédric Grolet.

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LES BARMES DE L’OURS

À Val d’Isère encore, il y a d’autres adresses incontournables, comme les Barmes de l’ours, fleuron savoyard des Relais & Châteaux, idéalement situé au pied de la célèbre piste olympique de Bellevarde. Il cumule les atouts avec 76 chambres et suites, sur quatre étages, chacun ayant un univers différent : esprit scandinave, lodge des Amériques, chalet d’alpage et décoration contemporaine, le spa Sisley (1 000 m², 11 cabines de soins, jacuzzi, hammam et saunas), le Kids Club et le seul bowling de la station. À l’heure du repas, tous se dirigeront vers l’un des trois restaurants de l’hôtel dirigés par le chef Antoine Gras : le Coin savoyard avec ses spécialités régionales, La Rôtisserie, avec sa cuisine visible depuis la salle, proposant plats traditionnels de montagne et gourmandises à la braise, à la broche… et la Table de l’ours (étoilé Michelin).

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BELLA TOVA

Un tour en Suisse: Bella Tola au Val d’Anniviers

Au Val d’Anniviers, ce bel établissement familial de 28 chambres, est un bel exemple de l’hôtellerie alpestre. Il s’est agrandi de deux chalets, décorés dans une ambiance alpine, mobilier original, objets chinés, peaux de bêtes. L’ambiance et le soin porté au décor sont les maîtres mots de la maison. L’offre culinaire en ajoute avec deux restaurants : Le Tzambron où sont servies les spécialités régionales (fondue, raclette, croûte au fromage…), et Chez Ida, dont la cuisine créative fait la part belle aux produits de saison. L’Ô des cimes, le spa d’altitude, avec ses deux terrasses panoramiques, sa piscine chauffée (32 °C), transats face aux cimes, sauna finlandais, hammam, fontaine de glace, et ses trois cabines de massages et soins (Alpéor) est le complément parfait. Les belles pistes du Valais sont à deux pas.

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LE CHALETS D’ÉDOUARD

Les petites stations jouent les grandes

Sur la route qui mène aux Menuires, puis à Val Thorens, on ne manquera pas de passer par Saint-Martin-de-Belleville. Il y a au moins une bonne raison : La Bouitte, splendide Relais & Châteaux***** dans lequel toute la famille Meilleur est impliquée, René et son fils Maxime, donnant à la gastronomie ses lettres de noblesse (deux étoiles Michelin). Et si on ne profite pas du charme douillet et luxueux de leur hôtel, quelques beaux chalets nouveaux invitent à d’autres moments privilégiés comme le chalet d’Édouard avec ses 460 m² sur cinq niveaux, ses 6 chambres en suite et son espace bien-être (à partir de 13 400 € la semaine) ou, moins grand (280 m²) mais toujours élégant, le chalet Snow Fall, 5 chambres, piscine intérieure chauffée (à partir de 13 500 € la semaine).

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L’AMANCETTE

Il y a d’autres villages qui attirent « ceux qui savent ». Saint-Nicolas-de-Véroce, par exemple, entre Saint-Gervais et Megève. Là aussi, il y a un hôtel renommé, l’Armancette***** (Almae Collection, Leading Hotels of the World), comme de très beaux chalets (« Au pays du mont Blanc »), notamment Ancolie (550 m²) : 5 chambres doubles, 2 dortoirs (2 et 4 lits), grand espace de vie avec cheminée, salle à manger, cuisine très équipée, salle de cinéma, jacuzzi, sauna, hammam, salle de fitness, local à skis, avec une vue superbe sur les Dômes de Miage, le tout au pied des pistes.

Megève, entre luxe et traditions 

C’est en octobre dernier, à l’occasion de Toquicîmes, 17e du nom, très belle manifestation mettant en avant la « gastronomie de montagne », avec le chef multi-étoilé Yannick Alléno comme invité d’honneur, que nous avons pu redécouvrir cette cité animée, encore plus quand elle sort de sa jolie torpeur automnale aux premiers jours de l’hiver, passant de 3 000 habitants à plusieurs dizaines de milliers. Et les marques de luxe ne s’y trompent pas, investissant le centre-ville, même si l’enseigne la plus visible reste A.Alard qui va bientôt fêter son siècle d’existence (2026), hommage au créateur du fuseau Armand Allard, en 1926 donc.

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CHOCOLATERIE SOLEIL D’OR

Les hôtels ***** La preuve par 9

Les références hôtelières 5 étoiles répondent aussi à cet appel et on ne compte pas moins de 9 hôtels de renom, souvent en plein cœur du village. Le douillet Soleil d’or, outre sa chocolaterie légendaire (Ah ! Mamie Chocolat !) et son rooftop unique avec son bar à cocktails, ouvre cette année une fromagerie avec de délicieuses fondues savoyardes (à partir de 32 €, tous les soirs). Le Mont Blanc, L’Alpaga, Les Chalets du mont d’Arbois, le Fer à cheval, les Fermes de Marie (et son magnifique restaurant, ses fromages superbes et ses desserts tentants), le Four Seasons, le M de Megève, Zannier Hôtels le Chalet, complètent la liste.

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LE M DE MEGÈVE

On ajoute le Lodge Park de la famille Sibuet (Les Fermes de Marie) qui vient d’obtenir sa cinquième étoile après une rénovation complète qui révèle de nouvelles suites comme un nouveau temple du bien-être avec piscine intérieure, sauna, hammam, fitness, pièce de glace et salle au sel de l’Himalaya, sans oublier les soins Pure Altitude. Cela aurait pu être le dixième de la liste mais le fameux Flocons de sel, cher à Christine et Emmanuel Renaut, est fermé jusqu’en 2025 pour d’importants travaux. On peut quand même retrouver sa cuisine, façon bistrot de montagne, au Prieuré, au cœur du village, tout comme à Chamonix, à l’auberge du Bois. La chocolaterie Soleil d’or Prin, ou dans son restaurant d’altitude à Saint-Gervais, le Boitet.

La gastronomie de montage mais pas seulement

Et puisqu’il est question de gastronomie, il y a plusieurs adresses à ne surtout pas manquer. On commence par le Saint-Nicolas (dans l’hôtel Au coin du feu) dans lequel sévit un duo efficace : le frère, Marvin Lance, en cuisine, et sa sœur Elisa en salle, faisant mieux que bien, dans un exercice enlevé qui n’oublie pas la convivialité d’une station montagnarde. Gastronomie toujours, avec trois offres, le chef Julien Gatillon (disciple de Yannick Alleno, ex-chef doublement étoilé du Four Seasons Megève) démontre la diversité de son talent comme son imagination. Au cœur du village, Vous au rez-de-chaussée, et Anata au premier, en présentent deux aspects. Le premier, un comptoir de 14 places, propose une cuisine française gastronomique de haut vol. Face aux convives, précis, attentif, talentueux, le tandem Jean Pastre et Paul Arnaud Martin met en scène les idées de Julien. Le second, à l’étage, exprime le meilleur de la cuisine ­japonaise, réunissant devant le comptoir en bois sur mesure (seulement 12 places) les chefs Keiji Ishii et Yohan Delhommeau pour des plats parfaitement maîtrisés. Mais il est clair que c’est son premier restaurant, Nous, qui se démarque en accueillant, avec sa charmante épouse Sonia, dans leur maison, de rares privilégiés (de 2 à 12 personnes). Quelques jours avant leur venue, les convives composent le menu avec le chef, peut-être une carte blanche élaborée à partir des meilleurs produits de la saison, ou un choix de sept plats en fonction de leurs goûts, de leurs envies, ou une thématique autour d’un ingrédient phare (homard, bœuf wagyu, gibier…). Pour les boissons, ils n’ont qu’à choisir dans la cave ou piocher dans une carte de plus de 400 références (7 jours sur 7, déjeuner et dîner. Réservation obligatoire (juliengatillon.fr), de 250 à 300 € (hors vins).

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Marc Veyrant

Marc Veyrant, contes et légendes de la gastronomie de montagne

Cumulant avec quelques chambres d’hôtes (le Logis des amoureux), on retrouve l’incontournable Marc Veyrat, l’homme au chapeau, qui vient d’ouvrir une très jolie maison (539 chemin des Ânes). Je suis allé en sa compagnie dans les forêts alentour pour une initiation à la cueillette des herbes et des champignons – quand c’est la saison et uniquement tôt le matin ! – et c’était vraiment très instructif. Dommage que cet homme brillant et cultivé puisse parfois montrer un (mauvais) caractère qui le dessert. Reste une double expérience culinaire hors normes dans un décor chaleureux, ceci compensant cela. La première avec lui (dîners : jeudi, vendredi, samedi soir ; menu à 450 €, hors boissons), la seconde avec Christine, son épouse, la cuisinière de l’âtre (le dimanche soir ; menu à 220 €).

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Édouard Dupuy

Un double champion pour la fameuse fondue savoyarde

On ne manquera sûrement pas de découvrir le restaurant haut perché en pleine nature d’Édouard Dupuy (La Petite Fontaine), double vainqueur du concours amateur de la Meilleure Fondue de Megève, et de la sélection française du Mondial de la fondue, et qui portera les couleurs tricolores lors de la finale internationale à Tartegnin (Suisse), en novembre 2025.

Les chalets de luxe sont très tendance

Quand vous n’avez pas réservé dans un 5-étoiles, et que vous n’avez pas « votre » chalet, louez-en un ! L’offre est pléthorique et peut vous emmener rapidement vers les sommets… côté prix ! Personnellement, j’ai choisi le chalet Purdey (286 m²) à Combloux, parfait pour un séjour familial avec 6 chambres, 6 salles de bain, et sa vue imprenable sur le mont Blanc. Situé à seulement 50 mètres de la piste qui vous mènera à la télécabine de Beauregard, comme à 10 minutes du centre de Megève. Ce chalet moderne et élégant, comme tous ceux proposés par le groupe (emeraldstay.com), promet un séjour inoubliable. Il y a tout dans la région pour qu’il en soit ainsi. On vous attend !

Article écrit par Bernard Van de Kerckhove, à retrouver dans le n°10 d’OniriQ Magazine.

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