Récap : Ce qu’il faut retenir de la Fashion Week femme prêt-à-porter printemps-été 2026

Recap : Ce qu’il fallait retenir de la Fashion Week femme prêt-à-porter printemps-été 2026
©ONIRIQ MAGAZINE / TOM KUNTZ

Récap : Ce qu’il faut retenir de la Fashion Week femme prêt-à-porter printemps-été 2026

Une Fashion Week comme nous n'en avons jamais vue... Alors que le clap de fin de la saison femme prêt-à-porter printemps-été 2026 vient de retentir, retour sur les événements marquants de la semaine.

Alors que la Fashion Week femme prêt-à-porter printemps-été 2026 vient de se terminer, voici venue l’heure pour nous de vous dévoiler ses moments les plus marquants. De la première collection de Pierpaolo Piccioli pour Balenciaga, aux essais féminins de JW Anderson chez Dior, en passant par l’éclosion Matthieu Blazy chez Chanel, la période du 29 septembre au 7 octobre aura été plus que chargée. Pour vous tenir au courant des actualités majeures, OniriQ vous résume tout ce dont vous devez vous souvenir de la dernière semaine de la mode parisienne. Focus.

Une Fashion Week historique ?

Le terme peut vous sembler exagéré. Mais, en réalité, il ne l’est pas tant que ça. Car rarement une saison aura concentré autant de changements de têtes créatives au sein de grandes maisons. Ces derniers mois, en effet, le mercato de la mode a pris une dimension encore plus folle, faisant tantôt tomber, tantôt rayonner de grands noms de l’industrie.

Aujourd’hui encore, il peut être difficile de s’y retrouver. Tout d’abord, il y a Pierpaolo Piccioli, connu pour son travail chez Valentino, qui a rejoint la direction artistique de Balenciaga après le départ de Demna Gvasalia. Ce dernier, adulé pour son style disruptif, est passé dans les rangs de Gucci. De son côté, Jonathan Anderson, ancien de Loewe, signait son tout premier défilé homme pour Dior en juin et était attendu pour sa déclinaison féminine cette semaine. Après le départ de Virginie Viard, c’est Matthieu Blazy qui est entré dans la danse avec Chanel.

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Enfin, il y a également l’avènement de Glen Martens pour Maison Margiela suite à John Galliano, de Miguel Castro Freitas pour Mugler succédant à Casey Cadwallader, de Dario Vitale chez Versace, de Louise Trotter au sein de Bottega Veneta, Duran Lantink chez JPG ou encore du duo Jack McCollough et Lazaro Hernandez pour la griffe espagnole Loewe.

Après une attente qui a paru, pour certains, interminable, les 7 noms les plus attendus de la semaine ont, les uns après les autres, dévoilé leur vision de leur maison respective. De quoi rendre cette Fashion Week, sans nul doute, mémorable.

Les débuts du printemps-été 2026

Comme précisé ci-dessus, cette semaine de la mode parisienne a regorgé de nouveautés. Après les essais remarqués de Demna chez Gucci, Vitale pour Versace ou encore Louise Trotter avec Bottega à Milan, les autres nouveaux défilant à Paris (Pierpaolo Piccioli, Jonathan Anderson, Matthieu Blazy, Glen Martens, Miguel Castro Freitas, Jack McCollough et Lazaro Hernandez, Duran Lantink) n’avaient plus qu’à nous subjuguer à leur tour. Si certains créateurs ont affirmé leur légitimité en l’espace de quelques silhouettes, d’autres n’ont pas encore pleinement réussi l’exercice et seront attendus de pied ferme la saison prochaine. Voici les plus importants, selon nous, dans leur ordre de passage.

Jonathan Anderson – Dior

Ce mercredi 1er octobre, c’est Jonathan Anderson qui ouvrait le bal des « débutants » (si on peut se permettre de les appeler comme ça). En juin dernier, le couturier irlandais dévoilait sa première collection masculine pour Dior Men, suite à sa nomination de directeur artistique du 17 avril 2025. Et comme une ligne n’est pas suffisante, nous avons également appris début juin qu’il serait en charge des collections féminines ainsi que de celles haute couture. Lors de ce troisième jour de course, il a ainsi levé le voile sur sa vision de la femme Dior, en parfaite harmonie avec son homologue masculin d’il y a peu.

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©DIOR

La collection, ayant pris place au cœur du Jardin des Tuileries à Paris, s’est révélée pleine de références, à l’instar « des manteaux à pinces sur le devant, des minijupes drapées en coton drill, des robes en dentelle aérienne ainsi que des sacs à main à anse unique Dior Cigale », comme le précise un communiqué de la maison. En plus d’être en parfait accord avec sa collection précédente, assurant une certaine cohérence dans les lignes, la femme Dior d’Anderson s’est révélée puissante avec des coupes conquérantes (capes, tailoring revisité, oversize maîtrisé), sensuelle avec de la dentelle de-ci de-là, aventureuse avec certaines combinaisons stylistiques ou encore colorimétriques, et même un peu loufoque avec des couvre-chefs inédits.

En bref, une version de la femme Dior aux antipodes de celle de Maria Grazia Chiuri, où l’on retrouve l’esprit amusant du nouveau directeur artistique avec la pointe d’élégance connue de la griffe. Et c’est bien ce que l’on attendait.

Miguel Castro Freitas – Mugler

Jusqu’à mars 2025, Miguel Castro Freitas faisait encore partie des « incognitos » de la mode. Pourtant, son CV, lui, promettait déjà un avenir brillant : Saint Laurent, Dior ou encore Dries Van Noten à son actif. En début d’année, donc, nous avons appris sa prise de poste à la tête des collections de Mugler, regrettant, par la même occasion, la fin de l’ère Casey Cadwallader. Quoi qu’il en soit, le designer portugais a eu plus ou moins six mois pour peaufiner sa première collection et nous impressionner avec sa vision de Mugler. Chose faite, ou non ? Bonne question.

En réalité, dès les premiers looks nous avons instantanément redécouvert l’art de feu Thierry Mugler : de l’architecture, du spectaculaire, de la métamorphose et de l’animal. Tandis que le look n°5 se couvre démesurément de latex, celui n°7 s’emmitoufle dans un cocon de fourrure XXL comme une carapace vivante.

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©MUGLER

Plus loin dans la collection, une des modèles prend des airs de véritable volatile avec un top à plumes ultra-réaliste faisant écho à l’iconique Chimère de la collection haute couture automne-hiver 97-98. Pour le reste, on retrouve un tailoring poussé à son extrême avec sangles et tailles de guêpe, d’autres itérations animales ainsi que de véritables sculptures servant d’habits. En l’espace de seulement 43 silhouettes, ce qui n’est pas si énorme pour une collection, Miguel Castro Freitas a prouvé sans conteste qu’il méritait ce poste et qu’il allait faire briller la femme Mugler encore pour de nombreuses autres saisons.

Glen Martens – Maison Margiela

Irions-nous vers notre premier non ? Possiblement… Ce samedi 4 octobre, aux alentours de 12h, toutes les caméras étaient braquées sur Glen Martens et sa première collection pour Maison Margiela. Alors que nous adorions l’ère Galliano, très spectaculaire et saisissante, nous devons dire que nous n’avons pas ressenti autant de frissons lors des débuts de son successeur.

Dans la globalité, on retient que, dans sa vision de la griffe, les choses sont sans nul doute plus minimalistes qu’elles ne l’étaient autrefois. La collection dévoile quelques itérations de cuir, des costumes entre l’oversize et le cintré, de la recherche autour d’un denim clair, du jeu de drapé (point intéressant, cela dit), un soupçon de volume ainsi qu’un imprimé de fleurs presque gothique. Trop simple ? Trop casual ? La vraie question pour nous est : où est passée l’idée de déconstruction radicale de la mode prônée par Maison Margiela depuis sa fondation par Martin Margiela en 1988 ? Concrètement, on ne la retrouve pas. À vrai dire, beaucoup auraient du mal à identifier la griffe à première vue.

Pierpaolo Piccioli – Balenciaga

Le même jour, en fin de journée, c’était au tour de Pierpaolo Piccioli avec Balenciaga. Depuis plusieurs semaines déjà, les discussions allaient bon train sur cet événement. Certains, pro-Demna, regrettaient son départ et son esprit à nul autre pareil. D’autres, puristes dont nous, s’enthousiasmaient à l’idée de redécouvrir la maison sous un nouveau jour. Et nous devons le dire : il s’agit d’un grand OUI pour OniriQ.

Dès la première silhouette, tous ont reconnu l’hommage de Piccioli à son prédécesseur au travers de lunettes mouches XXL. Plus tard dans la collection, ce sont les casquettes hautes qui servent de clin d’œil à l’ère Nicolas Ghesquière. Au-delà de ces témoignages, on découvre, tout au long des looks, une vraie rupture avec ce qui était fait auparavant. Mais pas dans le mauvais sens du terme, bien au contraire.

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©BALENCIAGA

En arrivant au poste de directeur artistique, Pierpaolo Piccioli a voulu renouer avec la véritable identité de la maison. Pas celle des sachets de chips en guise de sacs et autres hoodies perforés. Celle d’une aura unique, visionnaire et sculpturale. On retrouve ainsi un tas de références qui ont fait la renommée de Cristóbal Balenciaga, mais avec un twist moderne : la robe sac de 1957 réinterprétée, le jeu de matières cher au fondateur avec tantôt du gazar, tantôt du cuir, des lignes architecturales adoucies, une touche de romantisme et même quelques excès de couleur. En bref, une vision nouvelle de Balenciaga qui résonne à merveille pour les connaisseurs de la maison.

Duran Lantink – Jean Paul Gaultier

Encore une fois, un non pour nous. Et d’après les réactions sur le net, nous ne sommes pas les seuls à penser cela. Il s’agissait, ce dimanche 5 octobre, du premier défilé de la maison depuis le départ de Jean Paul Gaultier lui-même. À la tête, on retrouve désormais Duran Lantink, créateur néerlandais originellement connu pour le lancement de son label éponyme. Quoi qu’ait essayé de proposer ce dernier, la crowd mode n’y a pas accroché.

Dans sa première collection pour JPG, le designer fraîchement promu s’est inspiré des codes iconiques de la maison. Tout d’abord, les seins coniques de Gaultier en ouverture, mais cette fois-ci modernisés en sorte de « boudins » de seins. Soit plus ronds et tout sauf coniques… On se perd.

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©JEAN PAUL GAULTIER

Plus loin dans les silhouettes, on retrouve cette fois l’amusement du créateur originel autour de l’illusion. Vous savez, ces magnifiques robes reprenant de-ci de-là l’architecture ou même le corps humain ? Eh bien, sous Duran Lantink, le trompe-l’œil devient grossier. Adieu la vision sensuelle de Gaultier, bonjour à l’imprimé d’un homme nu qui, espérons-le, aura touché des droits sur la duplication de son sexe sur des combinaisons approximatives.

Malgré tout, on reconnaît au lauréat du prix LVMH en 2024 quelques looks qui fonctionnent très bien. Que ce soit la combinaison transparente en tulle ornée d’un dragon (ou serpent ?) cachant les zones intimes, le déclinaisons de marinières convaincantes ou encore le jeu de drapé sur un modèle masculin façon tenue de nouveau-né.

Matthieu Blazy – Chanel

De quoi finir la semaine beauté. Ce 6 octobre, la Fashion Week de Paris recevait le défilé le plus attendu de la saison. Et de loin. Celui des débuts du designer Matthieu Blazy, après son règne chez Bottega Veneta de 2021 à 2024, au poste de directeur artistique de la maison Chanel.

Sous la verrière du Grand Palais, le Franco-Belge a vu les choses en grand : installation XXL reprenant des planètes colorées et résolument envoûtantes. Un clin d’œil à Karl Lagerfeld et son show à fusée géante ? Très certainement. Mais quid des silhouettes ? Une révélation.

Dès les premiers passages, on retrouve alors Chanel sous un tout nouveau jour. Ses codes sont là : le camélia, les costumes de Coco Chanel et même le tweed (que l’on attendait évidemment). Mais, là, tout prend un tournant plus fort. Les blazers deviennent plus courts pour un usage quotidien, les coupes sont nettes, les couleurs maîtrisées entre un pourpre classique sur un chandail et un total look rouge sans pour autant trop en faire.

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©CHANEL

Dans cette même veine de fraîcheur, les t-shirts deviennent plus qu’oversize tout en gardant une élégance naturelle, les boucles d’oreilles ont leur quart d’heure de gloire reprenant l’emblème de la maison française, la transparence s’invite dans les looks de manière chic (sur une jupe, sur un top brodé caché sous une autre couche). Le tweed, lui, se décline sur un duo black & white, en tartan, ou encore sur des vestes à manches tombantes. Notre look préféré ? Ce n’est pas très original mais certainement celui du final, qui allie émerveillement face à une jupe que l’on pourrait qualifier couture à un t-shirt en satin des plus banals qui semble s’échapper du vestiaire masculin.

Sans aucun doute, Chanel est de retour. Plus force de proposition que jamais. Et tout cela, grâce à la nomination de Matthieu Blazy.

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©CHANEL

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