C’est LA destination rêvée des Parisiens en quête d’air frais. Pour un bref week-end ou pour une semaine entière, Deauville conserve ce pouvoir assez rare de faire oublier la capitale en quelques heures. Au fil des années, elle devient une ville qui rayonne même à l’international. Du 4 au 13 septembre 2026, le Festival du Cinéma Américain revient pour sa 52e édition. Depuis sa création en 1975, le rendez-vous a vu défiler les plus grands noms d’Hollywood et transformé Deauville en véritable décor de cinéma. Pour l’occasion, Oniriq vous emmène sur cinq adresses pour vivre à fond l’expérience de ce festival mythique.
Le Maurice Sfez Café
Comment débuter une journée de festival sans café ? Pour cette première étape, direction le 21 rue Robert Fossorier. Ouvert au début de l’année 2026, Maurice Café fait partie des nouvelles adresses venues donner un peu de fraîcheur au paysage deauvillais.
Le concept reste simple. Du café, du thé et quelques propositions à déguster sur place ou à emporter. Mais pendant le festival, l’intérêt de l’adresse pourrait être ailleurs.

Avec sa situation centrale et son esprit plus décontracté, Maurice Café a tout pour devenir le nouveau point de rendez-vous des festivaliers. Celui où l’on se retrouve avant une projection, où l’on passe chercher son café avant de rejoindre les Planches ou celui où l’on s’accorde quelques minutes entre deux rendez-vous.
Et c’est précisément ce qui lui donne sa place dans cette sélection. Une adresse conviviale réunissant tous les cinéphiles.
Le Royal Deauville pour entrer dans les coulisses
Après le café, direction l’un des grands hôtels de la ville. Le Royal Deauville est une adresse incontournable durant le festival.
Au fil des éditions, l’hôtel a accueilli de nombreux festivaliers et plusieurs de ses suites rendent hommage aux grandes personnalités du septième art. Liz Taylor, Matt Damon, Meryl Streep, Robert De Niro, Nicole Kidman ou encore Michael Douglas ont laissé leur trace dans les couloirs de l’hôtel.

D’ailleurs, en parlant de ce dernier, Michael Douglas occupe une place particulière dans cette histoire… Invité d’honneur de la 50e édition en 2024, il entretient depuis longtemps une relation privilégiée avec Deauville. Son nom est même associé à une suite du Royal, comme un clin d’œil permanent aux liens entre l’acteur et le Festival.
Même sans y passer la nuit, le Royal mérite quand même une petite halte !
Le Normandy pour ses décors
À seulement quelques rues plus loin, impossible de ne pas s’arrêter au Normandy.
Depuis 1912, le palace est l’un des symboles de Deauville. Avec ses colombages, ses tourelles et sa façade anglo-normande, il semble avoir été imaginé pour servir de décor à un film.
Mais son histoire avec le festival est encore plus profonde.
Le groupe Barrière a participé à la création du festival en 1975 avec Lionel Chouchan, André Halimi et la ville de Deauville. Depuis, le Normandy est devenu l’un des lieux emblématiques de cette grande semaine consacrée au cinéma américain.

Son bar est probablement l’un des meilleurs endroits pour ressentir cette ambiance sans forcément avoir de billet pour une projection. L’atmosphère y est feutrée, presque britannique, ce qui donne immédiatement envie de commander un verre et de rester.
Pour dîner, La Belle Époque permet de prolonger l’expérience. Le restaurant de l’hôtel reprend les codes du grand palace français avec ses moulures, ses lustres et son décor inspiré des grandes heures de Deauville. En bref l’endroit parfait pour se poser durant le festival !
Ciro’s pour dîner au milieu du Festival
Pour la quatrième étape, direction les Planches.
Et là, impossible de se tromper. Ciro’s est posé directement sur la célèbre promenade, face à la Manche. Depuis 1959, le restaurant accompagne la vie mondaine de Deauville et accueille les personnalités qui font la réputation de la ville.
Le choix de l’emplacement n’est évidemment pas anodin. Il suffit de sortir du restaurant pour retrouver les Planches et leurs célèbres noms. Depuis 1987, les personnalités honorées par le festival donnent leur nom aux cabines et inscrivent ainsi leur passage dans le paysage de Deauville. Robert De Niro, Clint Eastwood, George Clooney, Harrison Ford ou Nicole Kidman font partie de cette galerie à ciel ouvert.

Pendant le festival, dîner chez Ciro’s prend donc une autre dimension. On ne mange pas simplement face à la mer. On mange au milieu de l’histoire du cinéma américain.
L’adresse possède elle-même un joli carnet de souvenirs. Depuis son ouverture sur les Planches, Ciro’s a reçu de nombreuses personnalités du cinéma et de la culture. Jean Gabin, Françoise Sagan, Yves Saint Laurent, Claude Lelouch et Catherine Deneuve ont notamment fréquenté la maison. Dans l’assiette, la mer reste évidemment au premier plan. Poissons, fruits de mer, bouillabaisse et sole meunière font partie des incontournables. Une adresse historique qui mérite forcément le détour !
Les Franciscaines pour remonter l’histoire du festival
Pour la dernière étape, il fallait un lieu où l’on se remémore les années du festival…
Les Franciscaines ne sont pas seulement un lieu culturel à Deauville. Elles sont devenues au fil des années un endroit de mémoire.
Le lieu a notamment accueilli des rencontres consacrées à son histoire, avec Roland Godefroy, journaliste et historien qui a suivi les premières éditions et documenté près d’un demi-siècle de festival. En 2024, les Franciscaines se sont également associées à l’INA pour proposer une plongée dans cinquante ans d’archives, avec des interviews de personnalités, des images des coulisses et des souvenirs de spectateurs.

L’histoire commence en 1975. À l’époque, l’ambition est de faire découvrir au public français le cinéma américain et ses nouvelles productions. Au fil des années, le rendez-vous va prendre une ampleur considérable et accueillir Liz Taylor, Kirk Douglas, Clint Eastwood, Robert De Niro, Michael Douglas ou encore Harrison Ford.
Plus de 70 films ont été tournés à Deauville depuis 1919 et les stars hollywoodiennes fréquentaient déjà la station avant même la création du Festival.
Mais ce qui fait l’importance de cette adresse dans notre sélection, c’est que pendant le festival, les Franciscaines proposent une visite consacrée au septième art à Deauville. Une dernière étape qui permet de regarder le festival autrement.



