Jusqu’au 11 mai 2025, Celine s’installe dans le Pavillon Français, conçu par l’agence Codelfy et l’architecte italien Carlo Ratti, lors de l’Exposition Universelle Osaka-Kansai 2025. Soutenue par le groupe LVMH, la maison parisienne organise sa propre exposition baptisée « Maki-e » (une manière traditionnelle de travailler la laque). Afin de célébrer l’amitié qui unit le Japon et Celine depuis 1975, la rétrospective mêle savoir-faire français et œuvres d’art contemporain réalisés par des artistes nippons. Voici tout ce qu’il faut savoir sur cet événement multiculturel au carrefour du luxe et de la création.
Celine et le Japon, une histoire d’amour inaltérable
Fondée en 1945 par Céline Vipiana, Celine fait partie du patrimoine français grâce à un savoir-faire maintes fois prouvé à travers des collections de prêt-à-porter, de maroquinerie, de beauté et parfumerie. À l’occasion de son 80e anniversaire, la maison célèbre sa relation de longue date avec le Japon, pays dans lequel elle est présente depuis 1970. Ponctuée par l’ouverture de boutiques et de ses défilés iconiques, l’amitié du duo s’est nourrie d’inspirations communes.
Au cœur d’une expérience dédiée à l’art du « Maki-e », les visiteurs sont invités à découvrir l’impact de l’esthétique japonaise sur les créations Celine et plus spécifiquement sur les sacs. L’exposition illustre alors les mille et une métamorphoses du logo Triomphe en y associant des éléments illustres de l’histoire nippone. Ainsi, le symbole de la griffe se confronte aux matériaux japonais tels que le pin, le bambou et la prune.

Diverses déclinaisons nuancées (noir, vermillon et or) de ce sac mythique Triomphe, fait en Italie, sont alors mises en relief dans cet espace onirique. Ce voyage symbolique construit des ponts entre la tradition et les modes de vie contemporains et sur les 55 ans de Celine au Japon (la première boutique fut inaugurée en 1975).
Une rétrospective, un symbole
Pendant un mois, l’exposition « Maki-e » pose ses valises au cœur du Pavillon Français, une installation éphémère monumentale placée sous le thème de « L’Hymne à l’amour ». Véritable vitrine mondiale pour l’Hexagone, ce bâtiment moderne cristallise le rayonnement français et son savoir-faire prisé. De fait, la première salle nous plonge dans l’architecture d’une maison typiquement japonaise avec ses murs recouverts de papier shoji, fabriqué à partir de fibres de bois. Cet espace abrite plusieurs œuvres d’art et installations vidéo, mettant en valeur les créations en laque Urushi réalisées par le groupe Hikoju Makie, ainsi que les sacs exclusifs de Celine.
Côté design, l’institution française se veut plus sobre tout en reprenant les codes qui ont fait sa renommée. Le but ? Être l’écrin d’une exposition plurielle où la nature est pierre angulaire. Le jeu des miroirs crée un effet de mise en abîme tandis que les néons produisent une impression visuelle quasi-cinématographique. L’ensemble sur mesure donne l’impression d’être hors du temps, comme un rêve que l’on aurait presque oublié au réveil. Pour l’occasion, l’artiste et réalisateur Soshi Nakamura a tourné deux vidéos « Hands at Work » et « Ten Landscapes of Dreams » retraçant l’odyssée passionnante de l’aventure « Maki-e ». Bien plus qu’une rétrospective, cette pause artistique reflète une philosophie du partage et de la transmission.

Après le défilé Dior au Japon imaginé par sa directrice artistique Maria Grazia Chiuri en avril 2025, la mode occidentale semble obsédée par la contrée du « Soleil levant ». D’autres grandes maisons investiront le Pavillon Français durant toute la durée de L’Exposition Universelle (jusqu’au 13 octobre 2025).



