150 ans et pas une seule ride… Lancel lance les festivités avec style. La marque française investit plusieurs adresses parisiennes pour mettre en avant son héritage à travers des expositions immersives. Mais la vraie surprise se cache ailleurs. Pour l’occasion, Lancel réinvente son sac iconique, le Premier Flirt, décliné en quinze éditions capsule.
Un anniversaire culturel
Tout commence en 1876, dans le passage des Petites Écuries… Angèle et Alphonse Lancel, fabricants de pipes et d’étuis, posent sans le savoir les bases d’une maison de maroquinerie. Preuve de leur succès, sept boutiques apparaissent avant la fin du XIXe siècle, symbole d’une expansion discrète mais tenace. Pour ses 150 ans, Lancel ne se contente pas de rouvrir ses tiroirs d’archives. Elle ouvre une exposition gratuite baptisée « Lancel, Toujours », dans sa boutique historique de la place de l’Opéra, jusqu’au 23 décembre.

Le parcours démarre au pied du grand escalier, transformé en machine à remonter le temps, avant de déboucher sur l’atelier reconstitué des fondateurs. Puis un cabinet de curiosités où chaque objet fait resurgir un souvenir clôture la visite. En plus de cette exposition, elle publie aussi un livre baptisé « Objets de désir, depuis 150 ans », chez Rizzoli. Disponible en librairies en septembre, il revisite les icônes de la maison depuis les débuts d’Angèle.
Le sac Premier Flirt reprend du service
Mais la vraie nouveauté mode se passe ailleurs….autour d’un sac. Apparu en 2006, le Premier Flirt, sac seau à la poche asymétrique, s’est imposé comme la signature de la griffe. Celui que tout le monde a croisé au moins une fois, dans un placard ou dans les rues de Paris.
Pour ses 150 ans, Lancel le pare de son rouge signature et le réinvente en quinze éditions. On le retrouve tantôt en peau lainée, tantôt orné de franges en cuir. Certaines pièces se parent d’un patchwork de matières nobles, d’autres jouent la carte du cuir d’autruche, jusqu’à une édition qui va piocher directement dans les archives de la maison, faisant ressurgir une ancienne affiche de boutique sur le cuir.

Un même sac, quinze façons d’être. Une déclinaison imaginée par Valeria Vigorelli, directrice du studio Lancel, comme un geste intime plus qu’une opération commerciale. « Je l’ai conçu comme un sac unique capable d’interpréter quinze personnalités, quinze moments de la vie, quinze façons d’être », explique-t-elle, avant d’ajouter, « Un même sac peut transcender les générations, en gardant la même forme pour des esprits différents. » Une manière, pour Lancel, de prouver que l’anniversaire des 150 ans n’est qu’un nouveau point de départ…



