Cette année post-Covid signe le grand retour des salons dédiés. Rétromobile à Paris en mars dernier confirme l’engouement des collectionneurs dont la passion parfois mercantile trouve un écho dans les ventes aux enchères quand le prix des voitures anciennes est en très nette augmentation et que la fiscalité est plutôt intéressante. Les chiffres sont là pour le prouver car la vente orchestrée par Artcurial pendant la dernière édition de Rétromobile a atteint 37,8 millions d’euros. D’autres dates mettent l’automobile en avant, et le salon Ever (Ecologic Vehicles Renewable Energies) à Monaco entend bien faire entendre sa voix malgré le prêche écologique du moment. Lors du prochain Mondial de l’auto en octobre, le cœur des amateurs pourra balancer entre toutes ces beautés d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Faire un parallèle entre les époques, c’est aussi mesurer les progrès technologiques en racontant notre histoire à travers les grands noms d’une industrie qui marque toujours son temps. Aston Martin, Bugatti, Bentley, Jaguar, Ferrari, Lamborghini, Maserati, Mercedes, Porsche affichent un look qui capte le regard, et invitent au rêve.
Ces élégantes du XXIe siècle seront-elles les voitures emblématiques des collectionneurs de demain ? Certaines, proposées en édition limitée, font déjà l’objet d’une attention particulière des amateurs (fortunés) et ont trouvé preneur avant même, parfois, de sortir des chaînes de fabrication.

Aston Martin…Pour gentlemen driver ?
James Bond a-t-il sacralisé Aston Martin, notamment la DB5 (du nom de Sir David Brown qui racheta l’entreprise en 1947), ou le célèbre espion de Sa Très Gracieuse Majesté ne pouvait rouler autrement qu’en Aston Martin ? La petite histoire ne le dit pas mais la grande épopée de cette firme prestigieuse n’a pas occulté cet épisode cinématographique. De la DB2, dotée du beau 6 cylindres 2,6 l de Lagonda à laquelle elle était associée en 1949, en passant par la DB5 de Sean Connery, « l’Aston » incarne le luxe, la classe et la puissance, même si la sportivité n’est pas l’atout le plus revendiqué. La belle aînée, produite de 1963 à 1965, avec seulement 1 021 exemplaires vendus, voit son prix monter en flèche selon le modèle et l’état, de 800 000 à 2 200 000 €.
En attendant la sublime Valhalla, la première supercar hybride construite par la marque, dotée d’un V8 turbo AMG associé à un moteur électrique (830 ch), et qui devrait arriver en 2024, Aston Martin dévoile une série très limitée (333 voitures) de la nouvelle V12 Vantage* annoncée comme la plus puissante jamais proposée (700 ch, 753 Nm). Cette dernière édition célèbre la fin d’une extraordinaire époque car ce sera la dernière fois qu’un moteur V12 de 5,2 litres sera installé sur une Vantage. Sûrement un collector avant qu’elle n’arrive sur nos routes… très bientôt !
* Prix : 302 000 €
Article rédigé par Bernard Van de Kerckhove, à retrouver dans le numéro n°1 du magazine OniriQ.



