Une basket pas comme les autres… En cette fin d’année 2025, Louis Vuitton invitait la presse française à plonger dans l’univers de sa Sneakerina, dernier grand lancement souliers de la maison. Une silhouette à mi-chemin entre sneaker et ballerine, qui bouscule les codes habituels. À l’intérieur des ateliers de la maison, la chaussure street passe un cap, défie la construction classique et flirte, d’une certaine manière, avec la couture.
À la découverte de la Sneakerina
Si Louis Vuitton est souvent associée à l’excellence de sa maroquinerie, la maison aime rappeler que son savoir-faire est pluriel. Lancée au sein du département chaussures élégantes, et étonnamment non sneakers, la Sneakerina naît d’un dialogue paradoxal entre basket streetstyle et ballerine. Une rencontre inattendue dévoilée au public en avril 2025 et très vite appréciée…

À curiosité piquée, nous avons donc pris la direction de la Manufacture de Souliers Louis Vuitton, à Fiesso d’Artico en Italie, où le modèle hybride prend vie. Inauguré en 2008, le site s’étend sur près de 14 000 m² dans une forme de boîte à chaussures, grâce à la créativité de son architecte Jean-Marc Fabolini. Comme de coutume chez le malletier, rien n’est laissé au hasard. D’ailleurs, le lieu accorde une attention particulière à chaque détail, de ses sculptures décoratives évoquant des talons jusqu’au bien-être des artisans qui y travaillent…

250 gestes, plus de 70 mains
Derrière une paire de Sneakerina, affichée à 850 € en boutique et en ligne, se cache une chaîne de fabrication vertigineuse : plus de 70 artisans mobilisés et près de 250 gestes nécessaires à sa réalisation. Si certaines machines accompagnent le processus, aucune ne remplace totalement la main, le mouvement, l’œil. Chez Louis Vuitton, vous vous en doutez, toutes les étapes comptent.
Le parcours de la Sneakerina débute, après sa conception originelle, au sein du Last Maker Office. C’est ici que le croquis du designer quitte le papier pour devenir volume. Autrement dit, le 2D se transforme en 3D. Les Formiers, artisans spécialisés, sculptent à la main une forme en bois, base fondatrice sur laquelle toute la chaussure va s’ériger. Un travail de précision, indispensable pour garantir justesse des proportions et équilibre de la silhouette.

Cette forme est ensuite modélisée par ordinateur, puis dupliquée en plastique à plus grande échelle. Une étape clé, pensée pour accompagner l’ensemble des artisans tout au long du processus : chaque main, chaque geste, s’appuie sur cette référence commune afin d’assurer une parfaite cohérence du modèle, du premier montage aux dernières finitions.
Vient alors le temps du choix des matériaux. Selon les déclinaisons de la Sneakerina, les artisans sélectionnent cuirs lisses ou veloutés, mesh technique, satin, broderies ou encore sequins. Chaque matière est choisie avec soin, puis découpée à la main à l’aide d’outils traditionnels. C’est sur cette base, soit le revêtement, que s’opère la construction Sacchetto. Issue du monde de la danse et remontant à la fin du XIXᵉ siècle, cette technique italienne emblématique consiste à coudre la chaussure à l’envers avant de la retourner entièrement à la main. Inspirée du chausson de ballerine, elle confère donc à la Sneakerina une souplesse maximale et cette sensation de seconde peau qui fait toute sa singularité.

Les artisans assemblent alors une tige en cuir enveloppant le pied comme un gant, une semelle extérieure injectée pour la légèreté, une semelle intermédiaire renforcée au talon ainsi qu’une semelle intérieure amovible garantissant un confort de marche optimal. Le tout compose alors une silhouette à l’allure effortlessly chic, quelque part entre sneaker et ballerine comme son nom l’indique.
Une fois assemblée, la chaussure est délicatement retournée, puis confiée à un autre expert chargé d’assouplir et de discipliner le cuir à l’aide d’un marteau. Commence alors la phase finale, sans doute l’une des plus cruciales : le contrôle qualité avec coutures, bords, pièces de hardware, laçage et rendu global. Ici, chaque détail est inspecté, ajusté, validé, jusqu’à la mise en boîte afin de respecter la renommée de Louis Vuitton. En d’autres termes, une chaîne magistrale qui commence des premiers designs jusqu’à la dépose du papier de soie qui sera déballé par son futur détenteur.
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Comment adopter la Sneakerina de Louis Vuitton ?
Après en avoir appris davantage sur sa conception et son cheminement, des ateliers italiens jusqu’aux étagères des boutiques Louis Vuitton du monde entier, l’envie de glisser une Sneakerina à ses pieds devient presque évidente. Reste alors une question essentielle : comment l’adopter sans risquer la faute de goût ?
Côté street, la Sneakerina s’assume facilement sans la moindre hésitation. Pour vous accompagner dans vos looks d’été ou de printemps, on vous conseille de la porter avec un bermuda ample ou un cycliste, des chaussettes hautes bien visibles et un t-shirt ou un sweat minimal pour jouer à fond la carte du contraste. Un peu à la façon des looks sporty de Lady Diana…
De gauche à droite :
Haut sans coutures MIU MIU – 395€
Short en jean MOTHER sur Zalando – 216€
Sneaker LV Sneakerina LOUIS VUITTON – 850€
Sweat Oversize CELINE – 850€
Cycliste Triomphe jersey technique CELINE – 490€
Chaussettes Heattech UNIQLO – 7.90€
Dans un genre plus casual, on se laisse aller vers des modèles de Sneakerina plus audacieux afin de rendre le tout moins sage. On craque notamment pour la déclinaison à imprimé léopard, que l’on imagine sans problème dans un look printanier léger : robe en maille blanche Ba&Sh, petit foulard du même imprimé Pablo et sac mini Peekaboo de chez Fendi.
Plus citadin, on imagine également la version verte de la Sneakerina avec l’imbattable duo chemise blanche et jean bien coupé. Car, après tout, pourquoi faire compliqué quand les basiques suffisent ?
De gauche à droite :
Robe Sinnta longueur mini BA&SH – 225€ / Chemise rayée à cravate amovible SANDRO – 215€
Écharpe léopard en laine et soie Rubina PABLO – 95€ / Jean ample bleu clair GANNI – 275€
Peekaboo Mini couleur cappuccino FENDI – 5.000€ / Sneaker LV Sneakerina Vert – 850€
Sneaker LV Sneakerina Leopard LOUIS VUITTON – 950€
Enfin, pour les plus audacieux, la Sneakerina s’invite jusque dans le vestiaire officewear. L’une de nos propositions préférées est, sans nul doute, le costume oversized avec la fameuse paire streetstyle. La parfaite façon de bousculer les conventions et d’imposer une allure moderne ainsi que résolument jeune jusqu’à l’open-space. Notre petite astuce : faire matcher la couleur de votre sneaker à votre ensemble !
Encore trop flou pour vous ? Dans ce cas, rendez-vous sur les réseaux sociaux où de nombreux influenceurs et autres créateurs de contenu s’approprient la Sneakerina, multipliant les interprétations et facilitant notre inspiration. Mais ce n’est pas tout. La chaussure séduit également les célébrités, à l’image de Phoebe Dynevor, de Noémie Merlant, des sœurs Haim ou encore de Devon Ross. Autant de silhouettes qui confirment une chose : la Sneakerina n’est pas qu’un simple exercice de style, il s’agit bel et bien d’une nouvelle pièce signature Louis Vuitton qui n’en a pas fini de faire parler d’elle…
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