Un anniversaire de taille… Début 2026, Louis Vuitton mettait à l’honneur un pilier fondamental de son patrimoine : les 130 ans de son Monogram. Imaginé en 1896 par Georges Vuitton, fils du fondateur, ce motif iconique sera célébré tout au long de l’année à travers plusieurs activations majeures orchestrées par la maison. Et le premier chapitre vient tout juste d’arriver…
Les icônes internationales et leur Monogram
Après avoir annoncé en fin d’année une succession de lancements, Louis Vuitton dévoile, ce 5 février, un premier volet majeur : une série photographiée par Glen Luchford et réalisée par Roman Coppola, où l’on retrouve nos célébrités favorites accompagnées de leur sac fétiche en Monogram.
« Qu’elles soient ambassadrices ou amies de la Maison, chaque personnalité dévoile ce lien unique qu’elle entretient avec son sac iconique en Monogram, transformant un simple accessoire en un véritable compagnon de voyage. Au fil des générations, ces icônes collectionnent les histoires et les souvenirs, tout en incarnant un héritage de transmission et de qualité qui dure dans le temps », précise la maison.

La campagne débute ainsi en grande pompe avec l’actrice américaine à succès Zendaya. Devant l’objectif de Luchford, elle pose, de façon délicieusement nonchalante, avec son sac Speedy tout près d’elle. Né au début des années 1930, le modèle emblématique incarne depuis près de 100 ans la modernité et la liberté de mouvement de Louis Vuitton. Soit, tant dans les clichés que dans sa vie réelle, le compagnon idéal de Zendaya lors de ses nombreux déplacements.
Première tête d’affiche des 130 ans du Monogram, l’interprète de Chani dans Dune ne restera pas seule bien longtemps sur la scène. Car, en effet, le malletier devrait nous livrer le reste de son casting, ou plutôt de sa campagne, d’ici le 11 février. On retrouvera notamment l’icône française Catherine Deneuve avec son sac Alma, l’actrice Liu Yifei (du live action Mulan de Disney) accompagnée du modèle Noé de 1932, ainsi que l’actrice sud-coréenne Hoyeon (repérée dans Squid Game) mettant en lumière l’emblématique Neverfull. À suivre…
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Le Monogram : une signature devenue intemporelle
On pourrait résumer le Monogram de Louis Vuitton à un gage de mémoire et de transmission. Quatre ans après la disparition de son père, Georges Vuitton cherche, comme le précise un communiqué, « une façon d’honorer l’esprit novateur du fondateur ». Si la maison jouit déjà, depuis 1854, d’une solide réputation dans l’univers du voyage, il lui manque alors une identité visuelle forte et immédiatement reconnaissable.

À l’époque, les malles à couvercle plat sont encore habillées de la toile Gris Trianon, légère et imperméable. En 1896, Georges Vuitton imagine alors un motif distinctif : les initiales LV entrelacées, entourées d’une constellation de fleurs stylisées, inspirées du courant néogothique.
Fier de son Monogram, et persuadé du pouvoir qu’il aura à l’avenir, l’homme en dépose le brevet le 11 janvier 1897, marquant une étape décisive dans l’histoire de la maison. Le Monogram naît officiellement, pensé pour être « imprimé ou embossé sur tout type de matière, toile, cuir, cuir synthétique ou papier, et dans toutes les couleurs », comme le précisait le document d’origine.

Des années plus tard, en 1965, son propre fils reviendra sur cette genèse :
« Tout commence par les initiales LV de la maison, qui s’entrelacent tout en restant parfaitement lisibles. Puis vient le losange. Pour le styliser, Georges en creuse légèrement les côtés et place en son centre une fleur à quatre pétales. S’ensuit l’écho inversé de cette fleur. Enfin, un cercle abrite une fleur aux quatre pétales arrondis. »
De la malle à la maroquinerie
Dès lors, difficile d’imaginer une gare, un aéroport ou un port sans des malles monogrammées, prisées autant pour leur robustesse et leur praticité que pour le statut social qu’elles confèrent. En 1959, le Monogram entame un nouveau règne avec l’introduction de la toile enduite. Sa souplesse et sa résistance permettent enfin de décliner le motif sur une ligne complète de sacs : Keepall, Speedy et Noé.

Le succès est immédiat. Le Monogram dépasse sa simple fonction décorative pour devenir un symbole à part entière du savoir-faire Louis Vuitton. Il s’invite sur des Speedy arpentant les rues, sur des Noé portés au bras dans les parcs, ou encore sur des Keepall embarqués à bord de jets privés.
Plus tard, le motif iconique investira également les collections de prêt-à-porter, porté et réinterprété par plusieurs générations de directeurs artistiques à l’instar de Marc Jacobs, Nicolas Ghesquière, Virgil Abloh ou encore Pharrell Williams.
Les 130 ans du Monogram, célébrés par Louis Vuitton
Mais alors, que réserve la Maison pour les 130 ans de son Monogram ? À l’approche de 2026, Louis Vuitton s’apprête à rythmer l’année en plusieurs chapitres, chacun célébrant le caractère unique de ce motif fondateur.
Le coup d’envoi sera donné le 1ᵉʳ janvier 2026 avec le lancement d’une première campagne globale, mettant en lumière les cinq compagnons emblématiques de la griffe en Monogram : le Keepall, le Speedy, l’Alma, le Neverfull et le Noé.
Suivra une collection Monogram Anniversary, déclinée en trois actes distincts, qui réinterprétera le Monogram « à travers un design moderne, une profusion de matières et des techniques à la fois traditionnelles et avant-gardistes issues du savoir-faire malletier », précise la maison.

La capsule Monogram Origine ouvrira le bal, avec des sacs inspirés du motif originel de 1896, déclinés sur une toile mêlant lin et coton. Le design reprendra la couverture d’un registre client issu des archives Louis Vuitton, mais cette fois dans des tons pastel.
Viendra ensuite VVN, un clin d’œil appuyé à l’héritage maroquinier de la maison. Conçus en cuir de vache naturel délicat, les modèles se distingueront par une patine évolutive, appelée à se transformer au fil du temps, célébrant « la pureté, l’authenticité et la poésie tactile d’un cuir à la finition artisanale ».
Enfin, pour clore cette collection anniversaire, Louis Vuitton dévoilera Time Trunk, une ligne mêlant passé et présent. Les sacs reproduiront en trompe-l’œil les textures et détails métalliques des malles d’époque, comme un hommage direct à l’ADN historique du malletier.

Bien plus que de simples activations marketing, l’année 2026 s’annonce, chez Louis Vuitton du moins, empreinte de mémoire, de transmission et de célébration, réaffirmant la position de son Monogram à une époque où chaque maison court après une identité visuelle forte, tentant tant bien que mal d’ériger ses initiales en icônes reconnaissables.



