Kim Jones a dévoilé sa dernière collection Dior Men et a reçu la Légion d’Honneur en prime

Kim Jones a dévoilé sa dernière collection Dior et a reçu la Légion d’Honneur en prime
©DIOR/ONIRIQ MAGAZINE/TOM KUNTZ

Kim Jones a dévoilé sa dernière collection Dior Men et a reçu la Légion d’Honneur en prime

À l’issue de son défilé pour l’automne-hiver, le directeur artistique des collections masculines de Dior est reparti avec la plus haute décoration honorifique française.

Comme le dit l’expression, le directeur artistique des lignes Dior Men a fait « d’une pierre deux coups ». Ce vendredi 24 janvier, aux alentours de 15 heures, Kim Jones a rassemblé ses invités à l’École Militaire de Paris pour leur dévoiler sa collection homme de l’automne-hiver 2025-2026. Un défilé qui s’est, d’ailleurs, conclu par une distinction de taille de la part d’une autre icône de la mode. Décryptage.

La ligne H de Dior, par Kim Jones

Pour les connaisseurs du travail du designer anglais chez Dior, il n’a pas été difficile de juger qu’il s’agissait là de sa plus belle suggestion au sein de la griffe. Une collection qui, bien que magnifique, pose une question : s’agit-il de la dernière ? Pour le moment, on ne sait pas.

Vendredi dernier, alors que les coups de 15 heures sonnaient, un large amas de personnes s’agglutinait sur la place Joffre. Et pour cause, le défilé Dior Men, signé de la main habituelle de Kim Jones, n’allait pas tarder à commencer. Cette saison, le créateur a pu compter sur l’aide d’Adrien Dirand à la scénographie. Pour l’occasion, le fameux préfabriqué floqué Dior a pris des airs futuristes avec un immense escalier blanc ainsi qu’un revêtement minimaliste et froid, en alliance avec la collection dévoilée.

Alors que chaque invité s’installait confortablement à son siège choisi, les premières notes de McQueen : Time Lapse, de Michael Nyman, ont résonné, faisant ainsi sortir le premier modèle de l’ombre.

Une silhouette qui a rapidement donné le ton : un total look noir, composé d’un pantalon en satin embrassant la taille masculine, un col roulé, visiblement dans la même matière, recouvrant l’entièreté du torse, et des mocassins simples. Le véritable point de détail ? Sans aucun doute, le foulard Dior, fini d’un doux nœud. Ce dernier prenait, sur le podium, un air de chaperon de fauconnerie (capuche utilisée pour calmer les aigles en leur bloquant la vue). Une sorte de message, peut-être sur notre regard de la société ou sur la société elle-même. On ne sait pas vraiment, mais le tout dans une façon couture.

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Le reste de la collection, ligne H, s’articule autour de ce principe : celui d’élever les collections masculines à de la haute couture féminine. « Inspiré par la ligne H pensée par Christian Dior pour les créations haute couture automne-hiver 1954-1955, le directeur artistique des collections masculines de Dior explore, cette saison, la transformation du prêt-à-porter dédié à l’homme. Parallèlement, une célébration formelle de la couture masculine a lieu, avec des looks mêlés au prêt-à-porter, notamment au début et à la fin du défilé », précise un communiqué de la griffe française.

Silhouette après silhouette, on découvre des notions de métamorphose et d’évolution des formes. On passe notamment d’une époque à une autre en travaillant et modernisant des pièces intemporelles du vestiaire masculin. Le cardigan en laine beige dévoile des clavicules, la veste de blazer devient rose et mode avec un nœud XXL au dos, la veste en cuir s’arrondit avec des formes généreuses et le pantalon droit prend des airs de jupe tant sa coupe devient large et singulière.

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Tout comme Louis Vuitton avec son célèbre dandy, Dior prend également un personnage connu de tout l’imaginaire collectif comme étendard. Pour la saison prochaine, il s’agira de la figure de Casanova pour Jones. Ce dernier ramènera dans nos dressings la belle flamboyance du XVIIIᵉ siècle, notamment par le port des masques présentés. Dans un genre plus rock, la maison décline également le cuir sous différentes formes, l’érigeant aux prochaines tendances : top manches longues taupe, veste en cuir bouffante et autres modèles à effet croco.

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Nos coups de cœur de la FW25 de Dior Men

À chaque défilé, et par ainsi dire collection, certaines silhouettes attirent les yeux de chaque professionnel du milieu. Pour la dernière proposition de Kim Jones sous l’égide de Dior Men, nous vous avons sélectionné nos 3 silhouettes coups de cœur à ne surtout pas manquer. Alors, à vos notes…

1. Pondichéry, haute couture printemps-été 1948

Pour le final de sa collection, Kim Jones s’est plus qu’inspiré du créateur originel de la maison qu’il co-dirige aux côtés de Maria Grazia Chiuri (collections féminines). Dans son look, rose poudrée aux mille broderies, on retrouve l’un des looks mythiques de Monsieur Dior lui-même : Pondichéry, de la collection haute couture printemps-été 1948.

« Ses motifs étant repris sur les bijoux, notamment sur une châtelaine en argent sterling – portée à la ceinture –, qui symbolise les outils du couturier, à l’instar du dé à coudre ou des ciseaux. D’autres broderies évoquent des éléments archétypaux masculins, comme les rayures et les chevrons, ici superposés et transfigurés en décorations plus singulières, tandis que d’autres ponctuations rappellent de minutieuses gouttes de pluie en perles de verre transparentes », ajoute le communiqué.

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2. Le chemisier masculin

D’ordinaire, il y a toujours eu une différence entre la « chemise » masculine et le « chemisier » féminin. L’un, orthographié au féminin, prend des airs stricts, une coupe ordinaire et un rendu bien banal. L’autre, bien qu’écrit au masculin, est la quintessence du style élégant de la gent féminine. Dans sa ligne H, Kim Jones brise cette barrière ancestrale. Il décline, pour l’automne-hiver, le chemisier masculin en satin tantôt crème, tantôt noir.

Ses manches, entre courtes et chauve-souris, embrassent les bras de celui qui le porte. Son tissu, lui, coule sur le torse et élève sur un plan supérieur l’élégance masculine.

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3. Le kimono, façon layering

Depuis le début de la semaine, les directeurs artistiques semblent se rejoindre sur un point : le kimono fera partie de nos dressings à l’hiver. À sa façon, Kim Jones le décline pour Dior mais d’une manière encore plus intéressante. Il y ajoute des couches, afin de fondre sa silhouette dans la matière.

Son col XXL se rabat sur lui, son nœud resserre tant bien que mal sa taille et ses manches deviennent longues plus que de raison. Une chose est sûre, il nous faudra l’un des modèles à la fin d’année.

Kim Jones a dévoilé sa dernière collection Dior et a reçu la Légion d’Honneur en prime
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Un final en beauté

À l’issue de son défilé, le créateur à la tête des collections homme depuis mars 2018 ne s’est pas contenté de saluer le public. Il est devenu chevalier.

En effet, après avoir présenté sa collection, Kim Jones s’est vu remettre la distinction française la plus prestigieuse : celle de chevalier de la Légion d’Honneur. Bien plus qu’un titre honorifique, « le premier ordre national visant à honorer des citoyens français », comme le précise le site de la République française.

Mais alors, une question se pose : Jones, lui, est britannique. La Légion d’Honneur fonctionne-t-elle donc vraiment dans ce cas ? Eh bien oui. Le site continue : « Les personnes de nationalité étrangère peuvent être décorées de la Légion d’Honneur. Toutefois, ces dernières ne peuvent pas devenir membres de l’ordre de la Légion d’Honneur ». Mais à vrai dire, qu’importe.

Au cours d’une cérémonie, le designer a donc reçu l’ordre aux côtés de ses VIP et amis Robert Pattinson et Gwendoline Christie. Pour l’occasion, c’est Anna Wintour elle-même, rédactrice en chef du Vogue américain, qui s’est chargée de lui remettre sa Légion d’Honneur bien méritée.

 

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En effet, depuis 2018, Kim Jones a eu un impact plus que quantifiable au sein de Dior : 9,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2023, des dizaines de collections à son actif, et une certaine renaissance des collections masculines au sein de la maison. Mais son impact dans le luxe est, lui, encore plus remarquable.

Après l’obtention de son diplôme à la prestigieuse Central Saint Martins à Londres, il s’est rapidement fait repérer pour son talent dans le streetwear de luxe. Dans son parcours, il a touché aux collections de Dunhill ou encore Louis Vuitton.

Aujourd’hui, et depuis 2018, il excelle dans le vestiaire masculin de chez Dior. Et puisque ses journées ne semblent pas assez chargées, il s’occupe également des collections femme et haute couture de Fendi aux côtés de Silvia Venturini Fendi depuis 2020.

En d’autres termes, un génie de la mode qui reçoit, enfin, la récompense qu’il mérite.

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