Vous n’avez pas pu manquer l’annonce de la sortie de Beetlejuice Beetlejuice ! Ce mercredi 11 septembre en France, après de longs mois de communication, le dernier opus tant attendu de Tim Burton sortait au cinéma. Et, en complément de ce dernier, le retour d’une tendance des plus sombres… Le Burtoncore !
De Mercredi à Beetlejuice, Tim Burton est partout…
Alors que l’automne s’installe doucement, une atmosphère particulière enveloppe à nouveau la mode cette saison. Mais pas n’importe laquelle. Si vous étiez, un minimum, branché sur Netflix en novembre 2022, il est impossible que vous n’ayez pas entendu parler de la sortie de Mercredi. Une série, désormais disponible en deux saisons, portant sur la vie intrépide de Mercredi Addams, réalisée par Tim Burton. Pendant plusieurs mois après sa sortie, plus personne ne parlait d’autre chose que d’elle et de son esthétique gothique enivrante. À tel point que même les directeurs artistiques s’en sont inspirés pour leurs collections jusqu’à amener le « Burtoncore » à son apogée.
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Certains s’en sont lassés, d’autres la cultivent encore. À vous tous, sachez que la tendance revient à grands pas. Depuis la sortie de son deuxième Beetlejuice, le premier datant de 1988, le parterre de la mode ne cesse de décrypter, avec admiration, les looks de ses actrices et acteurs. En même temps, comment ne pas apprécier la beauté et le sens du style de la prometteuse Jenna Ortega ou encore de l’icône Monica Bellucci ?
Sur le tapis rouge de la Mostra de Venise, ces deux dernières étaient notamment présentes aux côtés du reste du casting pour dévoiler le long-métrage. On avait, à l’époque, parlé dans les médias de la robe rouge sang Dior haute couture de la jeune femme et de celle, noire et bouffante, griffée Vivienne Westwood, portée par la compagne du réalisateur.

Le Burtoncore dans toute sa splendeur
Le gothique poétique et excentrique du Burtoncore fait, comme nous l’avons dit, son grand retour sur les podiums et dans les rues. Pour comprendre cette tendance, il est nécessaire de revenir à l’origine même de cette dernière : l’univers cinématographique du réalisateur à succès Tim Burton.
Depuis les années 80, l’homme originaire de Burbank en Californie a su imposer sa patte unique, mélange de gothique victorien, de fantaisie grotesque et d’une touche de mélancolie enfantine. Des films tels que Beetlejuice (1988), L’Étrange Noël de Monsieur Jack (1993), Edward aux mains d’argent (1990) et Les Noces Funèbres (2005) ont marqué des générations et se sont inscrits comme des références culturelles incontournables.
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Les personnages de Burton, souvent en marge, sont des figures inadaptées au monde qui les entoure. Leurs vêtements, symboles de leurs identités singulières, sont devenus une source d’inspiration pour une mode qui valorise l’individualité et l’anticonformisme. Avec l’avènement des réseaux sociaux, où l’expression de soi est reine, le Burtoncore s’affirme comme une tendance porteuse de sens, à la fois nostalgique et résolument moderne. Dans l’historique de la mode, certains créateurs s’en sont très largement inspirés ou, du moins, partageaient les mêmes codes. Parmi eux, Alexander McQueen, qui aimait explorer l’idée de l’étrangeté et de la beauté dans l’imperfection, Vivienne Westwood avec ses tartans, silhouettes asymétriques et corsets, ainsi que Rick Owens, Jean Paul Gaultier ou encore Thom Browne.

Comment adopter la tendance phare du moment ?
La réémergence du Burtoncore doit beaucoup à des plateformes comme Instagram et TikTok, où les esthétiques marginales peuvent rapidement devenir virales. Les influenceurs, adeptes de l’excentricité, ont d’ailleurs beaucoup participé à la diffusion de la tendance, tant à l’époque de Mercredi que de celle de Beetlejuice Beetlejuice.
Pour adopter le Burtoncore, il est important de suivre des codes vestimentaires stricts pour ne pas finir en sorcière d’Halloween. Voici donc les éléments phares que nous avons relevés :
- Palette chromatique sombre : le noir, le gris et le violet règnent en maître, parfois égayés par des touches de blanc ou de rouge sang. Ces couleurs évoquent les paysages nocturnes et fantastiques de nos films d’enfance sinistres du réalisateur américain.
- Silhouettes dramatiques et théâtrales : le Burtoncore s’inspire des vêtements gothiques et victoriens, avec des robes longues, des corsets, des volants, et des manches bouffantes. Ces pièces rappellent l’esthétique exagérée de personnages comme la Reine Rouge d’Alice au Pays des Merveilles ou les costumes rayés de Beetlejuice.
- Détails et matières nobles : dentelles noires, broderies, velours, et cuirs sombres… Les textures jouent un rôle central pour évoquer l’atmosphère envoûtante de ses univers, ajoutant une touche de mystère à la tenue.
- Accessoires et maquillage inspirés de l’étrange : Les accessoires excentriques, tels que les chapeaux hauts-de-forme, les bottes imposantes et les gants en dentelle, sont essentiels pour peaufiner un look Burtoncore. Côté maquillage, on opte pour un teint pâle, des lèvres sombres et des yeux charbonneux, à la manière d’Edward aux mains d’argent ou des nombreux personnages tourmentés de Burton.
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