Si la saison passée s’écrivait dans la pénombre d’un club sélect, celle du printemps-été 2026 s’éveille en pleine lumière, sous les palmiers d’un hôtel idyllique de Los Angeles. Ce jeudi 26 juin, le parterre mode avait rendez-vous au Carreau du Temple afin de découvrir la nouvelle collection du designer Mike Amiri. Cette dernière, applaudie de tous, s’échappe de son univers personnel intitulé « Chateau AMIRI » et nous donne envie, à notre tour, d’enfiler nos chaussons et de nous prendre pour un monarque stylé. Décryptage.
Check-in au Chateau Amiri
Il est de ces designers qui n’imaginent pas le vestiaire masculin comme pratique, mais comme une toile encore vierge que l’on peut couvrir d’or. Pour sa dernière collection, du printemps-été 2026, le Californien Mike Amiri continue de s’imprégner de sa culture et de ses origines. Mais, cette fois, dans un nouveau lieu. Alors que ses dernières collections célébraient les icônes dans leur quotidien fou d’Hollywood, on aperçoit ici une version plus intime de leur vie.
Son inspiration ? Elle vient tout droit de celui qu’il appelle son ami : « l’artiste Wes Lang, basé à Los Angeles, qui s’est réfugié dans la chambre 34 du prestigieux Château Marmont pour créer une œuvre inspirée de l’histoire américaine, dont cet hôtel fait partie ». À partir de cette première idée, bercée par un luxe que beaucoup convoitent, le créateur californien a imaginé une nouvelle version : le Chateau Amiri.
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Au sein de la griffe, les années 1970 flirtent avec le tailoring contemporain depuis bien longtemps. Mais là, dans l’enceinte du palace, les ensembles de costumes prennent encore une nouvelle dimension. Plus relâchée, plus loin des codes, allant voler dans ceux du loungewear. Les vestes de blazer se découpent, se marient au satin et se serrent à la taille. De vulgaires (jusque-là) robes de chambre deviennent des par-dessus mode à se damner dans différents imprimés. Les pantalons, bien que maîtrisés, deviennent fluides, étendant et traînant la silhouette.

On retrouve dans les quelque 53 looks d’autres éléments propres à ce séjour de rêve à l’hôtel : des clés à pompons qui glissent dans les poches comme accessoire, des oiseaux griffonnés de Lang deviennent des broderies fines, des mocassins semblables à des sleepers douillets ainsi que toute la bagagerie nécessaire (sacs de jour, sacs de voyage et housses à vêtements en cuir).

L’homme Amiri, au printemps-été, porte la décontraction comme une évidence, jonglant tantôt d’un look de sieste royale à celui d’un rendez-vous d’affaires dans une des rues adjacentes, en passant par une tenue élaborée pour la ville. De son côté, la femme Amiri marque sa deuxième apparition dans les collections du designer avec encore plus de force que la première fois. En véritable maîtresse des lieux, elle se joue tant à voler dans l’armoire de son homologue pour ses costumes que dans la sienne à la recherche de pièces plus expressives et révélatrices : robes longues, dentelle sensuelle, mailles brillantes, et ainsi de suite.

Les 4 silhouettes à retenir, selon OniriQ
Comme très souvent lors de la Fashion Week et de ses défilés, OniriQ ne peut s’empêcher de tomber à la renverse face à une poignée de silhouettes. Pour la collection printemps-été 2026 d’Amiri, il aura été dur de n’en choisir que si peu. Et pourtant, voici nos 4 favorites…

Le pyjama le plus princier de tous

L’équilibre juste

Le look du quotidien (et le sac) parfait

L’extase visuelle
Retrouvez l’entièreté du défilé prêt-à-porter homme printemps-été 2026 d’Amiri ici.



