César 2026, le coup d’envoi est donné !
L’Académie des César a dévoilé les nominations de la 51ᵉ édition ce mercredi 28 janvier, dont la cérémonie se tiendra le 26 février, un jour plus tôt que la date traditionnellement installée du 27. Une édition très attendue, après une année marquée par l’absence de véritables blockbusters français, et alors qu’il s’agira de désigner le successeur d’Emilia Perez, sacré l’an dernier.
Ce qui ressort : une domination nette
Avec 10 nominations, Nouvelle Vague s’impose comme le grand favori de cette sélection. Le film, réalisé par Richard Linklater, arrive largement en tête devant L’Attachement et Dossier 137, qui totalisent chacun 8 nominations.
Un constat marquant : pour la catégorie Meilleur film, quatre des cinq œuvres sélectionnées sont également nommées en Meilleure réalisation, un alignement devenu rare mais révélateur de choix très affirmés de l’Académie.
Les films en compétition majeure pour la catégorie Meilleur Film
- Nouvelle Vague, de Richard Linklater
- L’Attachement, de Carine Tardieu
- Dossier 137, de Dominik Moll
- La Petite Dernière, de Hafsia Herzi
- Un simple accident, de Jafar Panahi
Voir cette publication sur Instagram
C’est justement ce dernier titre qui suscite l’incompréhension : Palme d’or au Festival de Cannes, Un simple accident ne décroche que deux nominations, Meilleur Film et Meilleur Scénario Original : un score jugé décevant au regard de son prestige international.
Les surprises
La place occupée par Nouvelle Vague, film à forte dimension internationale, avec son réalisateur, Richard Linklater comme figure majeure du cinéma américain, domine une sélection pourtant riche en productions françaises.
La Petite Dernière, projet plus discret, sans gros budget ni forte exposition médiatique, parvient à s’installer dans les catégories majeures.
Les déceptions
Plusieurs films très attendus restent cependant à quai. Les enfants vont bien, Alpha, Des preuves d’amour ou encore Vie Privée repartent sans aucune nomination. Les grosses productions françaises sont également en retrait : Chien 51 ne récolte que deux nominations techniques, tandis que 13 jours et 13 nuits n’en obtient qu’une seule. De son côté, L’Étranger doit se contenter de quatre nominations, malgré un fort potentiel annoncé.
Une cérémonie incarnée
La cérémonie sera présidée par Camille Cottin, connue du grand public pour Connasse et Dix pour cent. Elle figure notamment au casting de Les enfants vont bien, l’un des films absents de cette sélection.

Le rôle de maître de cérémonie sera assuré par Benjamin Lavernhe, nommé à cinq reprises aux César au cours de sa carrière. Il succède à Jean-Pascal Zadi, maître de cérémonie en 2025.
Distinctions et premières fois
L’Académie remettra un César d’honneur à Jim Carrey, après avoir distingué l’an dernier Julia Roberts. Autre moment notable : Franck Dubosc obtient sa première nomination aux César, dans la catégorie Meilleur scénario original pour Un ours dans le Jura.
Ces nominations dessinent une édition contrastée. D’un côté, l’Académie affiche une ouverture affirmée vers un cinéma international exigeant, incarné par Nouvelle Vague. De l’autre, plusieurs films français très attendus restent en marge, révélant peut-être une année moins consensuelle pour les productions nationales à gros budget.
La faible reconnaissance accordée à Un simple accident, malgré sa Palme d’or, souligne enfin une fracture entre les grands festivals internationaux et les choix des César. Reste à voir si, le 26 février, le palmarès viendra confirmer cette hiérarchie… ou rebattre les cartes.



