Mireille Blanc, de la photo à la peinture

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Mireille Blanc, de la photo à la peinture

RÉGRESSIF, ÉNIGMATIQUE, PARFOIS ROBORATIF AVEC SES PÂTISSERIES TROP CRÉMEUSES QUI BAIGNENT DANS L’ASSIETTE EN PORCELAINE, L’UNIVERS PICTURAL DE MIREILLE BLANC FASCINE. DU SOUVENIR ENFOUI À L’IMAGE RÉVÉLÉE, LA PLASTICIENNE QUI PEINT SUR PHOTOGRAPHIE AIME BROUILLER LES PISTES. ELLE INTERROGE LA QUESTION DE L’IMAGE À TRAVERS LE TEMPS.

Dans l’exposition Glaçage, les gâteaux sont beaucoup à l’honneur.

Mireille Blanc : Le glaçage est un motif qui revient souvent dans cette série. Il fait référence à l’idée du recouvrement de surface du gâteau, mais aussi à celle de la couche de peinture. Cette surface que je travaille à l’huile avec une matière épaisse qui nappe : je joue avec la matière comme par exemple la brillance des gâteaux qui deviennent des objets étranges. Ils tendent à représenter autre chose.

Pourquoi peindre essentiellement des objets du quotidien ?

M.B. : Les objets que je choisis ont en commun une forme de banalité, voire de trivialité qui raconte une vérité de notre quotidien : des fragments de vie. Dans les gâteaux, il y a cette idée de célébration, mais aussi une idée du temps qui passe. J’essaie par la peinture d’extraire mes objets de leur première signification. Je ne veux pas que tout soit évident. J’aime laisser des failles et abandonner le « regardeur » à sa puissance d’interprétation.

Votre travail exprime également une forme d’esthétique du mauvais goût.

M.B. : Oui, j’explore les limites du sujet kitsch, mais aussi en termes de matière où mes coups de pinceaux sont bien rendus visibles avec une pâte très épaisse à l’huile que je ne mélange pas. Je joue avec les frontières qui font basculer mon tableau vers la croûte. Cela me fascine.

Pourquoi peignez-vous seulement des objets et jamais l’humain ?

M.B. : En fait, le corps est manifeste par son absence ou présent dans le type même des objets qui sont pour la plupart faits main. On imagine la manipulation de la main, mais aussi…

Interview complète à lire dans le n°6 d’OniriQ Magazine

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