Alors que les derniers shows viennent de s’achever, clôturant ainsi la Fashion Week de Paris, l’heure est venue de décrypter les tendances du printemps-été 2026. Pour la saison à venir, l’homme se retrousse les manches, expérimente, réinterprète les classiques et ressuscite des éléments oubliés (que l’on aurait aimé garder en dormance pour certains). Entre clins d’œil historiques et innovations stylistiques, OniriQ a passé au crible les collections présentées cette semaine et en ressort dix tendances majeures à suivre. Messieurs, à vos notes !
1. Les tongs
On les croyait dépassées, remplacées par les sabots et autres mules. Et pourtant, les tongs font bel et bien leur retour… Oui, oui, vous avez bien entendu. Ici, on ne parle pas des modèles féminins à plateformes qui peuvent avoir un certain charme. On vous parle des flip-flops, plates et d’une simplicité enfantine. Pour la saison du printemps-été 2026, de nombreux créateurs semblent les apprécier plus que de raison, chaussant la plupart de leurs modèles avec.
Les éternelles chaussures de plage apparaissent sur les podiums d’Officine Générale au détour d’un look casual, de Louis Vuitton dans une version plus élégante ainsi que chez Auralee avec une tenue mariant le quotidien urbain au swimwear (la parfaite alternative, non ?).

2. Les broderies
Elles sont délicates, élégantes et un symbole fort de l’artisanat. Une fois de plus, les broderies nous prouvent qu’elles traversent les époques sans perdre de leur superbe. Car oui, réjouissez-vous, elles seront bientôt de partout à nouveau.
Le point d’origine de la broderie est difficile à définir, tant elle est répandue dans le monde entier depuis la nuit des temps. Égypte ancienne, Chine impériale ou bien descendante de l’aristocratie française du XVIIe ? Qu’importe ! Ce qui compte réellement, c’est que Jonathan Anderson l’introduise dans sa première collection de Dior Men sur un veston, la marque japonaise TAAKK sur un denim brut ou encore Mike Amiri sur de nombreux costumes de sa collection Chateau Amiri.

3. Le pull comme accessoire
On s’en sert l’hiver pour avoir plus chaud. Pourquoi ne pas le recycler au printemps ? Bien évidemment, juste avant qu’il ne fasse trop chaud, le pull deviendra probablement l’un des accessoires les plus tendance au printemps prochain. Du moins, c’est ce qu’en pensent les directeurs artistiques d’Auralee, d’Études Studio et de KidSuper.
Les deux premières marques vont même plus loin. Alors que KidSuper se la joue frileux en l’apposant sur les épaules, Auralee et Études le passent façon crossbody pour ajouter plus de force et de structure à la silhouette. Même de la sensualité, si l’on suit le stylisme du deuxième look en question.

4. Le retour du preppy
L’esthétique preppy est de retour sur les bancs de l’école au printemps ! Vous savez, cette fameuse tendance des années 50 qui va et vient dans le vestiaire tant masculin que féminin ? À l’époque, elle apparaît dans les plus grandes universités des États-Unis (Harvard, Princeton, Yale, etc.). Bien plus que l’uniforme d’un simple étudiant, celui du bourgeois à la chemise impeccable, aux costumes affreusement chers et aux couleurs pastel.
Cette saison, de nombreuses maisons ont à nouveau craqué. Jonathan Anderson pour Dior Men l’imagine presque négligé, polo à la main et cheveux coiffés-décoiffés. Sean Suen fait de l’universitaire un passionné de mode en rendant ses pièces, comme sa chemise, démesurément oversize. Enfin, IM Men, pourtant aux antipodes des tendances, semble se prêter au jeu en déclinant le costume bleu ciel idéal pour le bal de promo.

5. Les rayures
Au même titre que l’esthétique preppy, les rayures ont une place fondamentale dans la mode masculine. Autrefois perçues comme marginales, ou même diaboliques pour certains au Moyen Âge, elles ont su se faire peau neuve en devenant militaires dans la marine française. Depuis, et notamment grâce au tailoring britannique, les rayures sont devenues un intemporel à avoir dans sa collection. Pour le printemps-été 2026, on en appliquera à foison sur nos pièces.
Pour vous aider, la maison nippone Mihara Yasuhiro les mixe avec du jean (dans le dos, en jouant sur un contraste de matières), Louis Vuitton en couvre un trench de mi-saison et Kolor une surchemise noire et blanche.

6. Le denim en total look, encore
Depuis plusieurs mois déjà, le denim s’érige en top tendance. Que ce soit chez l’homme ou chez la femme. Devenu légion depuis l’album Cowboy Carter de Beyoncé et le regain de l’allure western, le total look en jean se fraye un avenir plus que glorieux au printemps-été 2026.
Dans les dernières collections révélées, on en retrouve en pagaille chez Acne Studios avec des rayures légères, chez Lemaire dans un costume noir au style utilitaire, ou encore chez Egonlab dans une version plus classique.

7. La dentelle masculine
Une histoire de pouvoir, ou plutôt de reprise de pouvoir… La dentelle, dans le vestiaire masculin, est encore mal vue. Pourtant, à la Renaissance, elle était plus que courante à la cour comme signe de richesse. Devenue ensuite strictement féminine, il aura fallu attendre très longtemps avant qu’elle ne repointe son nez chez l’homme. C’est en 2015 qu’Alessandro Michele la réintroduit chez Gucci.
Bien qu’encore critiquée, notamment par les plus conservateurs, la dentelle sera parmi les tendances du printemps prochain. Et ce grâce à Takuya Morikawa, fondateur du label TAAKK, et au studio de design de la marque IM Men (d’Issey Miyake).

8. Le short revisité
Qui dit collection d’été, dit forcément vêtements plus légers afin de survivre jusqu’à la prochaine saison. Chaque fois, les directeurs artistiques raccourcissent nos vêtements et, cette fois, le short a été pris pour cible. Chez Dior, sous l’égide de Jonathan Anderson, il devient pratique de devant avec d’immenses poches façon cargo et majestueux à l’arrière avec des volants faisant référence à la robe Cyclone de Christian Dior pour l’automne 1948.
Pour Hed Mayner, et sa griffe éponyme, le short devient léger comme un foulard… En fait, il en devient littéralement un. Le look 12 de sa collection prêt-à-porter printemps-été 2026 prend des airs de paréo masculin, premier que l’on voit, et que l’on aime. Une chose est sûre, cette pièce trouvera de nombreux acheteurs !

En dernier recours, la solution la plus efficace serait de raccourcir le short au maximum. C’est du moins ce que pense Julian Klausner. Pour Dries Van Noten, dont il est directeur artistique, il le coupe au début de la cuisse, le rendant « mini » comme dans le vestiaire féminin. Que demander de plus ?
9. La ceinture, par-dessus
La ceinture, fonctionnelle par excellence, a pris un virage mode sans précédent dans les années 70. À l’époque, elle quitte son simple revêtement de cuir pour devenir tantôt cloutée, tantôt large ou tantôt en plexiglas. La plupart du temps, on la porte sur un pantalon ou un jean, afin de retenir ce dernier.
Mais, dans les vestiaires de certaines maisons, la ceinture passe au premier plan, resserrant la taille et devenant une pièce centrale du look. D’ordinaire, surtout chez Dries Van Noten, Jil Sander et Fendi. Au printemps-été prochain, c’est Amiri, Kolor et Egonlab qui en font une statement piece.

10. L’utilitywear
En parlant de fonctionnalité, comment ne pas évoquer l’utilitywear présent dans les dernières collections de la Fashion Week homme de Paris ? Ce dernier, mode utilitaire en français, est un pilier de l’histoire du vêtement. À cheval entre le militaire et les uniformes de chantier ou d’usine, il prend ses racines aux alentours des années 1750. Lors de la première Révolution industrielle, le vêtement ne relève plus du style mais de la fonctionnalité.
Aujourd’hui, plus rien n’est comme avant. Les gens le portent pour son allure décontractée, presque négligée. Et ça, les maisons l’ont bien compris. Alors que System l’imagine immaculé pour le printemps-été 2026, Ziggy Chen endosse l’apparence d’un cheminot d’époque et Tatras adopte la combinaison neutre pour un look réussi en une seule pièce…




