À l’occasion des masterclass orchestrées par Campari autour de l’art du cocktail, l’envie nous a pris de dresser le portrait des essentiels de la saison : entre valeurs sûres qui flirtent avec le statut d’icônes et nouveautés à découvrir verre en main. Aux côtés de Romain Chassang, bartender et d’Antoine Besse, journaliste pour Time Out Paris, on vous a concocté une sélection de summer drinks à tester sans tarder, recettes à l’appui, et avec une surprise de taille : l’arrivée remarquée des cocktails low alcool, subtils, légers et irrésistiblement dans l’air du temps.
Le cocktail, miroir de nos désirs
Quand les beaux jours s’installent, Paris redevient une ville de terrasses, de toits ouverts et de jardins secrets. Si le rituel du verre partagé reste immuable, nos façons de boire et d’être vus en train de boire ont, elles, bien évolué. Le temps n’est plus aux boulevards exposés mais aux lieux confidentiels, hors du temps et du réseau.
« Les terrasses cachées, les rooftops, les jardins… Le Parisien veut échapper à la ville, il sort de plusieurs mois de grisaille à être calfeutré et souhaite s’extraire de cette atmosphère. Depuis le XIXème siècle, les terrasses se situaient sur les Grands Boulevards et les gens voulaient se faire voir. Désormais, avec l’émergence des rooftops qui sont par définition en hauteur, le dépaysement est total et on n’a plus cette impression d’être dans Paris », décrypte Antoine Bresse.
Et comme nos envies d’ailleurs s’invitent aussi dans nos verres, les cocktails suivent le mouvement alliant plaisir et esthétique. Les cocktails deviennent alors plus qu’un simple breuvage : un langage. Des glaçons clairs comme du quartz, des infusions botaniques, des teintes pâles comme un tableau impressionniste. Le cocktail se met en scène, se shoote, se partage. Et si vous ne savez pas par où commencer, on a tout prévu. Recettes, adresses, astuces de pros : votre été commence ici. Avec ou sans modération, mais toujours avec style.
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Le trio gagnant
Le Spritz, immense succès de ces cinq dernières années, domine le marché par sa couleur orange et ses promesses de vacances. Pour le twister, des alternatives sont possibles comme le Limoncè Aperitivo alla Siciliana, nouvel apéritif originaire de Sicile. Arrivé en France, depuis le début d’année, il dénote par son goût de citron frais et sa texture moins sucré. En attendant de le déguster, voici la recette de ce breuvage typiquement vénitien dont l’amertume a séduit la majorité des palais :
6 cl de Prosecco
4cl d’Apérol Spritz
2cl d’eau gazeuse
Une tranche d’orange
Le Picon Bière, rentre dans la catégorie des summer drinks ultra-prisé. Faisant écho à la résurgence des vrais bistrots à l’instar du Cornichon dans le 11ème arrondissement, ce mélange de Picon, spiritueux populaire dans le nord de la France, et de bière fraîche magnifie cette idée d’authenticité et de retour aux sources.
3cl de Picon
25 cl de bière (de préférence blonde)
La Margarita retrouve ses lettres de noblesse grâce à une vague venue tout droit des États-Unis. Ici, sa recette varie avec l’ajout de Grand Marnier, qui ajoute une réelle complexité aux saveurs finales. Mélangée au shaker, elle apporte ce «je ne sais quoi» d’estival avec son verre bordé de fleur de sel !
4cl de tequila
2cl de Grand Marnier
3cl de jus de citron vert
Un trait de sirop d’agave

Le Paloma, future révélation
Après la fièvre orange du Spritz, il semblerait qu’une nouvelle boisson, arrivant tout droit d’Amérique, commence à conquérir les cœurs. Son nom ? Le Paloma. Romain Chassang, bartender pour l’agence Faux Rêveur, nous détaille sa recette : « Le Paloma est un cocktail relativement simple à faire car il n’y a pas besoin de shaker. C’est d’abord 4cl de tequila Espolòn Blanco puis 1cl de jus de citron vert pressé. Il faut qu’il soit pressé, c’est très important. Puis, 10cl de soda de pamplemousse. Ensuite, on peut mettre une tranche de citron vert pour couronner le tout ». Ainsi, Le Paloma libère un léger parfum d’agrumes contrebalancé par l’aspect poivré de la tequila.
Bien plus qu’un cocktail, le succès du Paloma se mesure à son degré de désirabilité. Le fait qu’il soit Low ABV (low alcohol by volume), donc qu’il contienne une faible concentration d’alcool, le rend plus consommable sur le long terme. Idem pour sa couleur rosée, qui tout comme l’orange du Spritz, le rend esthétique. « Le Paloma est rose ce qui représente un facteur clé pour son succès puisqu’il est reconnaissable à l’œil nu », ajoute le spécialiste.
Cette boisson venue du Mexique est en phase de découverte mais gagne de plus en plus du terrain dans les bars branchés de la capitale. Au Cravan, chic bar à cocktail situé dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés, le Paloma se distingue par son pamplemousse frais et sa tequila infusée à la baie de Timur. En attendant qu’il détrône le Spritz, misez donc sur ce doux breuvage pour la période estivale !




