En partant de ses sculptures, à commencer par son immense lion en bois transpercé par l’épée de Charlemagne afin de dénoncer la férocité humaine envers les espèces animales, ce jeune Français à peine trentenaire a créé un univers mystérieux où il associe la noblesse de l’art au luxe et, depuis peu, au champagne. Selon lui, « grâce à son effervescence infinie, le champagne ne meurt jamais. Il est considéré comme la plus noble des boissons, symbole de vie éternelle ». En associant ses œuvres à l’effervescence du champagne, il compte offrir une vie supplémentaire à ses créations. Le jeune homme n’a pourtant pas de vigne. Pour donner son nom à un « grand » champagne, il a fait appel à Jean-Luc Pouteau, Meilleur Sommelier de France et premier Meilleur Sommelier du monde (1983). Ensemble, pendant plus de cinq ans, ils sont partis à la rencontre d’une centaine de vignerons et ont dégusté près de 200 champagnes. À l’issue d’une ultime dégustation à l’aveugle, ils ont retenu celui qui, alliant la finesse des bulles et la fraîcheur, aurait le raffinement attendu.
Un vin d’exception qui glorifie l’unique cépage blanc de blancs où les fermentations lentes et à basse température préservent tout le potentiel aromatique de ce grand cru d’Avize. La bouteille, et plus encore le coffret qui la contient, célèbrent la sacralité de cette terre de champagne. De là à la relier à l’un des plus emblématiques rois de France, Charlemagne le Grand, mécène par excellence des arts de son temps, il n’y avait plus qu’à créer « l’objet ». La première cuvée Orfèvre signée Paul Hartwood était née, la Cuvée 800, à l’unité, seulement 2000 bouteilles (120 €), ou en coffret élégant (1 400 €) ! Ce coffret comprend donc la bouteille, mais aussi un bouchon inspiré de la garde de l’épée, la lame, que l’on peut relier à la garde, et enfin un petit ciseau pour couper la ficelle du bouchon, à l’ancienne. L’artiste ne compte pas s’arrêter là et puise dans l’histoire afin de créer ses prochaines œuvres, Louis XIV et Napoléon étant déjà annoncés pour ses prochaines créations !
Crédit photo de Une : Sages comme des images
Article paru dans le n°2 d’OniriQ



