On a coutume de dire qu’un vestiaire, c’est un terrain de jeu. Et bien cette phrase prend vie sous la direction de Julien Dossena chez Rabanne. Pour la collection Resort 2027 et Party 2026, le directeur artistique breton part d’une idée simple : ce qui fait une belle tenue, ce n’est pas la pièce en elle-même… mais la façon dont on la porte.
Rabanne opte pour des silhouettes contrastantes
Et cette logique se voit sur les looks proposés par la maison. Un blazer vert sauge se glisse sur une blouse fleurie façon Liberty et un pantalon vieux rose. Plus loin, une combinaison crème minimaliste est associée à une imposante chapka caramel. Sur le papier, ces pièces n’étaient pas forcément destinées à se rencontrer. Pourtant, une fois réunies, elles semblent aller de soi.

Ce goût pour le contraste se retrouve, littéralement, partout dans la collection. Les matières se mélangent, les inspirations aussi. Des pièces aux accents utilitaires côtoient des éléments plus raffinés, tandis que des références au vestiaire masculin viennent adoucir des silhouettes plus délicates.
Les accessoires ont également leur mot à dire. Un foulard en maille argentée porté comme une cravate, des bijoux imposants ou encore des ballerines recouvertes de strass viennent apporter une touche inattendue. Des détails qui ne sautent pas forcément aux yeux au premier regard, mais qui donnent du caractère à chaque silhouette.
Un mélange de genre assumé
Comme on l’a évoqué, tout au long de la collection, les codes masculins et féminins se croisent sans effort. Le denim s’associe à des imprimés floraux plus légers, les bonnets en maille adoucissent des silhouettes plus structurées, et l’ensemble reste volontairement simple dans l’esprit mais riche dans les associations. Soit tout ce que l’on adore chez Rabanne.

Dans cet esprit, les références aux tailleurs italiens des années 1990 apparaissent de manière discrète. Elles ne sont jamais reproduites telles quelles, mais plutôt détournées et mélangées à d’autres pièces pour créer des silhouettes plus libres et moins figées.
Le travail de superposition est également central. Rabanne joue avec le layering, en ajoutant des manteaux longs sur des silhouettes plus légères ou en combinant différentes couches de vêtements. De quoi donner du relief aux looks et surtout… une vraie sensation de mouvement.



