« Le softpower est un oxymore fascinant », assure le directeur artistique. Dernière étape de la Fashion Week de Paris et, certainement, l’une des plus importantes : le défilé Louis Vuitton de Nicolas Ghesquière. Alors que le temps semblait nous rendre de sa clémence, le show a pu prendre place ce mardi soir à la Cour carrée du Louvre, où les derniers rayons du soleil illuminaient le bâtiment en verre.
À l’intérieur, les invités sélects de la griffe (Cynthia Erivo, Jaden Smith, Chloë Grace Moretz, etc.) étaient complètement plongés dans le noir. Très rapidement, le sol servant de podium s’est élevé et a révélé un revêtement de malles Louis Vuitton. Après quelques minutes d’attente, les premières silhouettes nous ont enfin présenté la direction artistique de la maison pour le vestiaire féminin du printemps-été 2025.
Le softpower, par Nicolas Ghesquière
Depuis déjà plus de dix ans, ce cher et talentueux Monsieur Ghesquière enchante la femme Vuitton collection après collection. Pour le printemps-été 2025, il a décidé cette fois de se servir de son art pour représenter le nouveau visage de la mode française, un soft power formidable. Véritable « rayonnement d’une tradition de savoir-faire, d’un art de vivre et d’une exception culturelle », comme il le précise, cette dernière est le parfait équilibre entre douceur et puissance.
Deux antagonistes qui peuvent, parfois, avoir du mal à coïncider. Pour lui et ses silhouettes, il n’en est rien. L’un sans l’autre n’aurait d’ailleurs pas tant de sens que cela. « Notre collection palpite entre les contrastes, entraîne un mouvement persistant. Un soft power vestimentaire serait aussi un saisissant aller-retour entre deux pôles à la fois adverses et harmonieux… La souplesse d’une structure. L’irréductible légèreté. La maîtrise mobile. Une profondeur arachnéenne. L’opulence aérienne. La délicatesse acérée : une féminité résolue. Les mécaniques du fluide… », assure-t-il.
Le total des 50 looks illustre d’ailleurs à merveille cette idée. Les formes sont tantôt fluides avec des robes en matières légères, tantôt structurées avec des coupes pointues, des rayures colorées apposées sur des vestes bouffantes ou encore des fentes. Les épaulettes, également, démontrent cet aspect de rigidité et de force. Elles dominent des blazers, élèvent des vestes sans manches et rendent austères des petits ponchos.

C’est, au final, un mélange très particulier que nous propose le directeur artistique. Certainement l’un des plus prometteurs de sa carrière.
Les 3 looks du défilé Louis Vuitton qu’il ne fallait pas manquer
Comme à chaque Fashion Week, Louis Vuitton est en quelque sorte LE rendez-vous des prochaines tendances, au même titre que ses homologues Dior, Chanel et ainsi de suite. Pour le printemps-été, Nicolas Ghesquière regorge d’idées. Voici les 3 looks à retenir pour être tendance à la prochaine bascule de saison.
Look 1 :

Pour l’équinoxe prochain, Nicolas Ghesquière nous invite, sous l’égide de Louis Vuitton, à marier lignes et mouvements. Le look n°11 dévoile une robe légère, presque volante, avec des manches découpées. Son imprimé, lignes noires et blanches en diagonales, s’applique sur un tissu fin transparent qui accompagne la silhouette et s’adapte à son corps quand elle se déplace.
Look 2 :

Dans un tout autre genre, le directeur artistique des lignes féminines de la maison dévoile sa version de la blouse. De notre point de vue, sa multi-fonction plaira énormément aux acheteuses. Elle peut, à la fois, se porter en robe chasuble, en t-shirt avec un bas ou encore en simple veste.
Look 3 :

Sur de nombreux looks, enfin, l’homme originaire de Commines intègre des sortes de broches, sous forme de pierres : looks 16, 17, 24 et 26. Future tendance, elles sauront s’inviter sur tous nos basiques pour les surélever. On pense notamment à des blazers, des robes, des vestes et, pourquoi pas, des jeans ?



