Pour l’automne-hiver 2025-2026, Louis Vuitton par Nicolas Ghesquière renoue avec le passé baroudeur de la maison française, fondée en 1864. Au cœur de l’Étoile du Nord, gare secrète et préservée accolée à la Gare du Nord, les 61 looks se sont enchaînés dans un fracas pressé où se mêlent l’impatience, l’exaltation et l’enthousiasme du départ. Autour de silhouettes plurielles, Louis Vuitton a fait renaître ses sacs iconiques comme l’inaltérable Keepall aux côtés de tenues surprenantes au carrefour de l’héritage et de la technique.
Couleurs chatoyantes, lignes fines et superpositions inattendues… Comme à son habitude, Ghesquière bouleverse par son éclectisme et ses inspirations qu’on situe entre les Années folles et les années 1980. La gare est un endroit de passage, une localisation éphémère. Les mannequins portent alors divers accessoires de voyage : sacs de couchages, foulards, bagages immenses ou minuscules (le Speedy et le Keepal en tête) et étuis d’instruments.
Les looks s’équilibrent oscillant entre le manteau en cuir XXL et la slipdress délicate. On reconnaît alors celui qui part pour plusieurs mois et celle qui ne s’absente que pour une soirée festive. Tout en reflétant son ADN propre, Louis Vuitton continue de faire parler les foules grâce à un périple mode contemporain rythmé par le groupe légendaire Kraftwerk. Pour l’occasion, OniriQ a sélectionné ses 5 looks coup de cœur du défilé.
1. La slipdress bohème
Comme une apparition, la fameuse slipdress fait son entrée en gare accompagnée d’un immense Keepall en cuir (iconique de la maison, cette fois-ci aux reflets saumon). Fluide et légère, la pièce se pare de mille et une fleur brodée à la main pour finalement se balancer en majesté sur des bottes en cuir. Ici, la slipdress symbolise l’invitation au voyage faisant écho aux années 1970, période de liberté sans entrave. Ni parure, ni diamants, la robe se suffit à elle-même.

2. L’anorak Louis Vuitton
La diversité est immense dans ce panel de looks griffés Louis Vuitton. Entre la robe aérienne et les combinaisons rayées, le vestiaire technique se fait, lui aussi, une place de choix. On retrouve alors un anorak rouge XXL et son pantalon assorti sublimés par une chapka fourrée. Bien plus proche du gorpcore, la tenue se distingue par un aspect très adolescent. Qu’il est étonnant ainsi d’observer ses détails dans le flux incessant d’influences mobilisées par Ghesquière dans son défilé.

3. Le look de globe-trotteur
Impossible de ne pas remarquer ci-dessous les références à l’apparat du cheminot. Grande cape ajourée, casquette ferroviaire repensée, lanterne portative… L’uniforme d’explorateur prend alors les nuances brunes de Louis Vuitton. La silhouette est assurée, la démarché affirmée, le corps protégé. Le vestiaire utilitaire continue de se creuser un sillon parmi les 61 looks multiformes. Le détail ? L’horloge si précieuse, portée autour du cou et protégée par l’écrin LV, pour ne plus jamais rater son train…

4. Trench-coat pour toujours
Louis Vuitton file la métaphore de l’itinéraire en train avec un full look kaki composé d’un trench-coat au col surpiqué du logo de la marque et un pantalon droit. En guise d’accessoire, la mallette emblématique de la maison, faite de « Vuittonite », contient l’essentiel. Ambiance polar français des années 1970 !

5. Des chaussures pour ne pas glisser
Comble du pragmatisme, Louis Vuitton imagine des chaussures faites de semelles en caoutchouc pour éviter les catastrophes. Hybridité entre baskets et chaussures de travail, ces souliers étonnent par leur aspect ludique contrastant avec les bottes à talons et les nu-pieds en tissu. N’oublions pas qu’il faut pouvoir courir dans une gare !




