
Munetaka Yokoyama,
entre tradition et modernité
Né dans le sillage d’un atelier familial fondé en 1963, Munetaka Yokoyama perpétue le vestiaire imaginé par ceux qui l’ont précédé. Sa signature ? Une sensibilité contemporaine presque méditative autour des tissus traditionnels de kimono japonais. Après une première apparition lors des Défilés OniriQ, Munetaka Yokoyama est de retour aux côtés du magazine à Paris.

3 QUESTIONS À… Munetaka Yokoyama

En mai, vous défiliez avec le magazine lors du Festival de Cannes. Aujourd’hui, votre art se montre à Paris. Quelle est, pour vous, la différence majeure ?
Munetaka Yokoyama : Cannes est la célébration du glamour et de l’art. Paris est l’épicentre de la mode mondiale. Toutes deux sont des scènes internationales mais elles diffèrent par leurs objectifs et les attentes du public.
C’est pourquoi j’aborde chacune avec une sensibilité esthétique distincte. Pour la capitale, j’ai fait évoluer ma collection dans un style plus soigné et sophistiqué propre à ses habitants.
Cette collection semble à la fois encore plus traditionnelle, dans la continuité du Japanesque Formalwear, mais également plus moderne avec du tailleur et des imprimés. Expliquez-nous.
M.Y. : Lorsque j’utilise des tissus de kimono pour créer, le rendu est souvent trop traditionnel. Pour équilibrer, j’ai introduit des palettes de couleurs modernes et des techniques plus récentes afin de créer une esthétique entre tradition et modernité. Cette évolution est, pour moi, une manière de respecter l’héritage culturel tout en poursuivant une vision de style japonaise pertinente à l’échelle mondiale.
L’architecture prend une place importante dans votre collection. Comment l’avez-vous intégrée ?
M.Y. : Dans cette collection, j’ai volontairement intégré une structure architecturale pour moderniser le kimono classique. J’ai également mêlé des matières modernes et des éléments de design contemporains au sein des pièces pour explorer de nouvelles dimensions artistiques. C’était un vrai défi de transformer la structure elle-même en une forme d’élégance moderne et je pense l’avoir relevé.
Jemma Russo,
la force de la féminité
Une histoire de destin… Alors qu’elle était encore au lycée, la jeune Jamila Russo décide de créer sa propre robe pour son bal de promo. Des années plus tard, c’est à la tête de sa griffe qu’elle dessine et développe des robes qui subliment les femmes. Pour sa deuxième apparition aux Défilés OniriQ, Jamila et sa marque Jemma Russo prouvent que l’élégance réside dans les détails.

3 QUESTIONS À… Jamila Russo

Vous avez déjà défilé aux côtés d’OniriQ mais pour la première fois, vos créations foulent Paris. Qu’avez-vous ressenti lors de ce défilé ?
Jamila Russo : Présenter à Paris a été un moment chargé d’émotion pour moi, comme un rêve devenu réalité. Ce n’était pas qu’un défilé: c’était une célébration de l’artisanat, des innombrables heures passées à perfectionner chaque silhouette et d’une équipe qui partage ma vision.
L’énergie des coulisses, l’attente silencieuse avant que les lumières ne s’allument… C’est une sensation que je garderai toujours en moi.
Dans votre collection, on découvre un certain équilibre: une allure pensée pour le quotidien des femmes, tout en embrassant leur féminité au maximum. Expliquez-nous-en davantage.
J.R. : Pour moi, la mode a toujours été une question de dualité : la force et la vulnérabilité, la structure et la fluidité, le pouvoir et la grâce. Je voulais que cette collection capture cet équilibre moderne, avec des pièces qui donnent du pouvoir aux femmes sans pour autant durcir leur essence. Le résultat, c’est une femme qui se sent forte.
Non pas parce qu’elle est en armure, mais parce qu’elle s’assume pleinement.
Comment décrirez-vous, justement, la femme Jemma Russo ? Celle qui porte vos créations ?
J.R. : La femme Jemma Russo est indépendante, intuitive et infiniment curieuse. Elle n’est pas dictée par les tendances. Elle suit son propre rythme. Attirée par l’élégance, elle n’a jamais peur de prendre des risques.
Elle accorde de la valeur à la qualité, à l’artisanat et au sens derrière ce qu’elle porte. Plus que tout, elle s’habille pour elle-même.
A-List & More,
l’art du rêve
Fondée à Bangkok par la créatrice Marisa Nimkong, A-List & More incarne une vision thailandaise du luxe nuptial : celle d’une féminité douce, intemporelle et sublimée par le sur-mesure. Après avoir fait ses armes dans la couture artisanale, Marisa fonde sa maison avec l’ambition de célébrer chaque mariée comme une muse moderne, entre tradition et innovation. Pour sa première apparition aux côtés d’OniriQ, A-List & More fait briller le savoir-faire thaïlandais sur la scène internationale.

3 QUESTIONS À… Marisa Nimkong

Sous l’égide d’OniriQ vous avez dévoilé votre nouvelle collection Celeste Lumière. Que représente-t-elle pour vous ?
Marisa Nimkong : Cette collection incarne, pour nous, l’éclat intérieur de chaque mariée. Elle célèbre la beauté intemporelle, mêlant le savoir-faire couture à une force féminine, presque divine. La couture moderne et la pureté de la lumière étaient vraiment nos piliers pour développer ces robes à la fois classiques et puissantes, douces et affirmées.
Vous créez des robes de mariée qui « brillent autant qu’un ciel céleste », comme vous le mentionnez. Que retenez-vous de ce que vos clientes ressentent au port de l’une de vos créations ?
M.N. : Lorsqu’une mariée se regarde dans le miroir et dit « C’est vraiment moi », c’est le plus beau des accomplissements. Les clientes nous confient souvent qu’elles se sentent confiantes, élégantes, et reconnues pour ce qu’elles sont. Ce lien émotionnel, entre le vêtement et l’identité, est ce qui donne tout son sens à notre travail.
Tant dans la réalisation que dans le rendu final des robes, comment alliez-vous la couture moderne et la grâce intemporelle ?
M.N. : Nous partons de silhouettes qui ont traversé les époques, puis nous les réinventons grâce à des détails contemporains : broderies de cristal, perles lumineuses, soie taffetas. Notre ambition est de créer des robes qui resteront actuelles et rayonnantes, même des décennies plus tard. La couture doit évoluer, sans jamais oublier son âme.
Article écrit par Tom Kuntz, à lire dans le numéro 14 d’OniriQ Magazine.



