Un nom royal, une carrière dans la mode et une histoire d’amour bientôt soumise à l’épreuve des caméras : Ignacio de Borbón, connu sur les réseaux sociaux sous le nom de Nacco de Borbón, réunit tous les ingrédients d’un personnage de téléréalité qui intrigue. Depuis le lancement de la nouvelle saison de L’Île de la tentation version espagnole, le 7 septembre sur Telecinco, il expose avec Náyades une facette particulièrement intime de sa vie. De quoi attirer l’attention sur cet Espagnol dont le patronyme le relie, de loin, au roi Felipe VI.
Ignacio descend d’une branche éloignée des Bourbons, mais n’exerce aucune fonction officielle auprès de la Couronne. Un détail qui n’enlève rien à la curiosité suscitée par son nom, surtout lorsqu’il se retrouve associé à un programme où les sentiments, la fidélité et les tentations amoureuses sont au cœur du spectacle.
Du mannequinat à la téléréalité
Avant de mettre son couple à l’épreuve à la télévision, Ignacio de Borbón s’est d’abord construit une carrière dans le mannequinat. Il a notamment travaillé à l’étranger, en Chine et en Corée du Sud, avant de se faire connaître du grand public espagnol dans Supervivientes, l’émission espagnole d’aventure à laquelle il a participé en 2022. Il avait alors terminé à la quatrième place.

Avec L’Île de la tentation, le décor change radicalement. Le principe de l’émission est de séparer plusieurs couples dans deux villas, où ils vivent entourés de célibataires venus tenter de les séduire. Leur fidélité et leur confiance sont mises à l’épreuve, tandis que les images de leur partenaire peuvent faire naître doutes et jalousies.
Dès le premier épisode, diffusé le 7 septembre, leur relation a été mise à l’épreuve. Les couples ont dû se séparer sans pouvoir se dire au revoir. Náyades a enfreint les consignes pour rejoindre Ignacio et lui adresser quelques derniers mots, s’attirant un rappel à l’ordre de la présentatrice Sandra Barneda. Les premières images des rapprochements entre les garçons et les célibataires ont également lancé les premières inquiétudes.
Dans l’aperçu du deuxième épisode, dont la diffusion est prévue le 9 septembre, un nouvel élément vient ajouter de la tension au sein du couple : l’arrivée d’Andrea Sabatini, un tentateur que Náyades connaissait déjà. Avant de commencer sa relation avec Ignacio, elle avait échangé des messages avec lui sur Instagram. Leurs retrouvailles dans la villa, marquées par une certaine complicité et des traits de caractère qu’ils disent avoir en commun, pourraient bien attirer les doutes d’Ignacio.
Pour Ignacio et Náyades, cette participation signifie accepter que leur histoire soit commentée, scrutée et suivie par les téléspectateurs.

Le contraste entre son nom et le format de l’émission ne manque pas de piquant. D’un côté, l’héritage d’une dynastie qui a marqué l’histoire de l’Espagne, de l’autre, l’un des programmes les plus populaires de la télévision de divertissement. Mais Ignacio n’est pas un cas isolé : depuis plusieurs années, des héritiers de familles aristocratiques s’aventurent eux aussi dans la mode, les réseaux sociaux et la téléréalité.
Quand les aristocrates deviennent des personnalités médiatiques
Au Royaume-Uni, Freddy Knatchbull, descendant du comte Mountbatten de Birmanie et cousin éloigné du roi Charles III, a rejoint le casting de Made in Chelsea en 2023, lors de la 25e saison de cette émission consacrée à la vie sociale et sentimentale d’une jeunesse fortunée. Un format dans lequel les relations amoureuses et les rivalités occupent une place centrale, bien loin de la réserve traditionnellement associée à l’aristocratie.
Lady Victoria Hervey, fille du marquis de Bristol, avait quant à elle participé à Celebrity Love Island dès 2006. La téléréalité n’est donc pas une découverte récente pour les représentants de la haute société. En revanche, les réseaux sociaux ont considérablement prolongé cette exposition : une apparition télévisée peut désormais devenir le point de départ d’une présence médiatique entretenue au quotidien.
D’autres ont choisi une voie plus glamour. Maria-Olympia de Grèce, Lady Kitty Spencer ou Alexandra de Hanovre sont associées à l’univers de la mode et aux événements des grandes maisons de luxe. Leur notoriété ne repose pas sur les mêmes ressorts que celle d’un candidat de téléréalité, mais toutes illustrent la place grandissante de certaines figures aristocratiques dans la culture populaire.
En juillet 2026, Vogue consacrait justement un article à cette nouvelle génération d’ »aristo-influenceurs », dont les noms, les réseaux et les apparitions publiques peuvent représenter un atout pour les marques de luxe. L’aristocratie ne se résume plus aux portraits officiels et aux cérémonies : certains de ses héritiers construisent aussi leur image dans les médias contemporains.
Un nom prestigieux, mais une célébrité à construire

Pour Ignacio de Borbón, la participation à L’Île de la tentation marque une nouvelle étape dans un parcours déjà tourné vers l’exposition médiatique. Son nom constitue un élément fort de son histoire, mais il ne suffit pas à définir sa carrière. Le mannequinat, sa première expérience de téléréalité et désormais cette aventure sentimentale contribuent à façonner son image publique.
C’est toute l’ambiguïté de ces trajectoires : l’héritage familial attire les regards, mais la célébrité se construit aussi par les choix personnels et les apparitions médiatiques. Là où certains aristocrates privilégient les défilés et les collaborations de luxe, d’autres acceptent de montrer leur quotidien, leurs émotions et leurs relations amoureuses.
Reste à voir ce que cette nouvelle exposition révélera d’Ignacio et de son couple. En attendant, sa participation à L’Île de la tentation rappelle que les frontières entre aristocratie, mode et divertissement se brouillent de plus en plus. Et que, même lorsqu’on porte un nom chargé d’histoire, la célébrité contemporaine se joue aussi devant les caméras.



