Au Grand Palais, les dessins du Centre Pompidou captivent le monde de l’art

Grand Palais Dessins Pompidou
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Au Grand Palais, les dessins du Centre Pompidou captivent le monde de l’art

Du 16 décembre 2025 au 15 mars 2026, le Grand Palais accueille « Dessins sans limite », une exposition majeure issue des collections du Centre Pompidou. Plus de 300 œuvres de 120 artistes, rarement montrées, révèlent la puissance insoupçonnée du dessin, un médium simple par nature, mais infiniment complexe dans sa capacité à capturer l’esprit du XXᵉ et du XXIᵉ siècle.

Le dessin reprend son pouvoir au Grand palais avec sa feuille blanche porteur de sens. Il s’agit parfois d’un trait, d’une encre, d’une gouache, ou d’un collage, désuète et pourtant : c’est précisément par sa vulnérabilité et son immédiateté que le dessin affirme une forme de modernité radicale. « Dessins sans limite » traverse par son  geste visuel les mouvements, les générations et les supports.

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@RMN Grand Palais

Une collection, mille voix

L’exposition rassemblent des pièces emblématiques méticuleusement sélectionnées par le Cabinet d’art graphique du Centre Pompidou. Une traversée d’un trait qui se veut panoramique et singulière à la fois. On y trouve des œuvres de Jean Dubuffet, Kiki Smith, Sonia Delaunay, Basquiat, William Kentridge, Robert Longo ou encore Pablo Picasso. Toutes, incarnent une approche unique d’investir le dessin. 

L’exposition au Grand Palais met en lumière le dessin en train de se réinventer, explorant des formats qui dépassent la feuille traditionnelle pour investir le mur, l’installation, le film ou encore le numérique.

Un parcours sensible plutôt qu’un récit historique

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Les commissaires ont choisi une scénographie non chronologique, plutôt que de présenter les œuvres selon une succession linéaire, ils construisent un dialogue d’idées et de formes. Le parcours s’articule autour de quatre notions qui traversent l’acte même de dessiner : étudier, raconter, tracer et animer

Une approche subjective qui permet d’entrevoir la richesse expressive du dessin comme un médium capable de capturer autant le geste que la pensée.

Pourquoi le dessin fascine à nouveau le monde de l’art

Le retour en grâce du dessin ne tient ni à un effet de mode ni à une nostalgie des techniques dites « fondamentales ». Longtemps cantonné à un statut préparatoire ; esquisse, étude, note marginale, le dessin a changé de fonction en devenant le lieu même où l’œuvre advient.  Une bascule essentielle à comprendre qui correspond à une époque où l’art veut rendre visibles des processus, des tensions, des zones d’incertitude. Le dessin est, par nature, l’espace de cette instabilité féconde.

Le dessin est à la frontière de plusieurs régimes entre art et écriture. Qu’il soit narratif ou conceptuel, solitaire ou politique, cette dualité en fait un médium contemporain, capable de relier le XXᵉ et le XXIᵉ siècle, les avant-gardes et les pratiques les plus actuelles, sans hiérarchie artificielle.

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Il y a également, dans ce retour du dessin, une revalorisation du geste. Le geste qui engage le corps, le rythme, l’attention, car regarder un dessin, c’est accepter de suivre une pensée dans sa durée. Enfin, le dessin fascine parce qu’il échappe aux catégories trop nettes. Il n’est ni totalement œuvre, ni totalement document.

Alors que le Centre Pompidou est fermé pour rénovation à Paris, ses trésors graphiques voyagent et trouvent au Grand Palais une vitrine grandiose. C’est une occasion rare d’approcher ces œuvres fragiles (certaines rarement montrées en raison de leur sensibilité matérielle) dans une mise en scène qui respecte leur intimité.

Le dessin, souvent considéré comme l’art de l’« avant », se révèle ici comme média autonome.

Informations pratiques : 

  • Du 16 décembre 2025 au 15 mars 2026
  •  Grand Palais, Paris Grand Palais
  • Près de 300 œuvres de 120 artistes présentées

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