Jeanne Damas réveille le chic parisien d’Agatha

Jeanne Damas collaboration Agatha
Jeanne Damas collaboration Agatha

Jeanne Damas réveille le chic parisien d’Agatha

Avec Jeanne Damas, la maison de bijoux fantaisie retrouve le goût de cette élégance parisienne qui ne se prend pas au sérieux. Un joli retour aux sources, cinquante ans après ses débuts.

Qu’est donc devenu le petit Scottish d’Agatha ? Celui qui, dans les années 1980 et 1990, promenait sa silhouette effrontée sur les bijoux, les vitrines et jusque dans nos souvenirs ? On l’avait un peu perdu de vue, comme ces bijoux que l’on cesse de porter sans jamais cesser de les aimer.

Une collaboration avec Jeanne Damas

Agatha est toujours là. Et la maison, qui a fêté ses cinquante ans, semble bien décidée à retrouver ce petit supplément d’âme qui avait fait son succès : le chic parisien qui ne se prend pas au sérieux.

Pour preuve, sa nouvelle collaboration avec Jeanne Damas, lancée le 4 novembre. Avec la Fondatrice de Rouje, l’incarnation de la parisienne semble évidente, à la fois naturelle et sophistiquée, romantique sans mièvrerie, sensuelle sans ostentation. Jeanne Damas a fait de l’effortless chic une seconde nature, avec cet art très parisien de porter un jean comme une robe du soir ou une robe du soir comme si elle n’y avait pas pensé. Pour Agatha, elle a plongé dans les archives de la maison et ouvert sa propre boîte à bijoux : une collection de sept pièces avec une touche vintage – le savoir-faire de Jeanne , où le cœur est généreux et sculptural, plus espiègle que sentimental.

L’histoire d’une élégance accessible, joyeuse et chic

Il faut remonter à 1974 pour comprendre le succès de la marque. Michel Quiniou, 27 ans, a alors une intuition : entre la joaillerie intimidante et les bijoux fantaisie sans grand caractère, il existe une place pour une élégance accessible, , que l’on pourrait s’offrir sans attendre un anniversaire ou une demande en mariage. Rendre « chic le toc » comme il aimait a définir ce qui va devenir une petite révolution dans l’histoire du bijou fantaisie.

Un détail qui change tout et non ostentatoire

Au fond avec Agatha, il avait compris quelque chose d’essentiel : les parisiennes aiment les belles choses, mais détestent avoir l’air d’y attacher trop d’importance. Une chemise blanche, un pull marine, une veste bien coupée, et ce bijou qui vient réveiller l’ensemble. Le fameux je-ne-sais-quoi parisien ?

Et puis il y avait Léon. Un véritable Scottish-terrier, celui de Michel Quiniou et de sa famille, dont la silhouette devint, dans les années 1980, l’emblème de la maison. Il résumait parfaitement l’esprit Agatha : beaucoup de chic, un peu de culot et pas l’ombre d’une prétention. Devenu motif de bijoux, pendentif ou breloque, le petit chien allait accompagner des générations de femmes.

Agatha photo presse
Agatha photo presse

La marque eut également le flair de populariser, dans les années 1980, le principe des breloques, ces petits charms que l’on accroche à son bracelet au gré de ses envies. Une idée payante : composer son bijou comme on compose sa vie, avec des souvenirs, des coups de cœur, des fantaisies. On ajoutait, on retirait, on changeait d’avis avec la liberté de changer d’avis. Et à des prix qui permettaient toutes les audaces, avec ce souci de qualité et de finition qui distinguait ses créations de la fantaisie ordinaire.

Lycéennes, jeunes femmes, mères et filles se retrouvaient autour de ces bijoux qui donnaient de l’allure sans en faire trop, à des prix qui autorisaient les caprices. Le succès fut immense dans les années 1980 et 1990. Puis les modes ont changé, la concurrence s’est intensifiée et Agatha s’est peu à peu effacée du paysage, perdant peut-être en chemin ce petit supplément d’impertinence qui faisait son charme.

Agatha X Jeanne Damas

collection Jeanne Damas collaboration Agatha
collection Jeanne Damas collaboration Agatha

C’est précisément ce qui rend la rencontre avec Jeanne Damas si intéressante. En fouillant les archives, elle a notamment retrouvé une pièce datant de 1992, son année de naissance. Un joli clin d’œil du destin. La collection qui en découle mêle bague sculpturale, boucles d’oreilles, créoles, collier, sautoir et bracelet à breloques. L’or y prend des rondeurs généreuses, les perles jouent les classiques et le cœur se décline tantôt bombé, tantôt serti d’une profonde couleur grenat. Les prix, de 70 à 140 euros, renouent avec cette idée fondatrice d’un bijou désirable que l’on peut s’offrir pour le seul plaisir de se faire plaisir.

Pour les quinquagénaires, Agatha réveille le souvenir d’une marque qui a accompagné leurs années 1980 et 1990. Pour les trentenaires, elle s’inscrit dans le retour en grâce des bijoux vintage et d’une certaine élégance parisienne, à la fois classique et décontractée. Deux générations, une même envie : celle d’un bijou capable de donner du caractère à une silhouette sans en bouleverser les codes. Et cette liberté, chère à Agatha depuis ses débuts, de changer de bijoux aussi souvent que d’humeur, sans nécessairement y consacrer une fortune

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