l y a des unions si évidentes qu’elles finissent par sembler naturelles. Cannes et Chopard, c’est cette évidence qui se noue dans les coulisses de la gloire, là où l’or fondu rejoint le rêve cinématographique. Depuis vingt-huit ans, la Maison genevoise forge la Palme d’or et habille les nuits les plus photographiées au monde. En mai 2026, pour le 79ᵉ Festival international du film, ce partenariat mythique s’étoffe d’une collection nouvelle, baptisée « Miracles ».
Chopard : l’or éthique illumine le septième art

Tout commence dans les ateliers de la Maison, à Genève. Dans ces espaces où l’air sent le métal chaud et la cire à modeler qu’un objet prend forme et que le monde entier finira par reconnaître : la Palme d’or. Soixante-dix heures de travail artisanal minimum, et des gestes répétés, affinés et transmis.
C’est en 1998 que Caroline Scheufele, coprésidente et directrice artistique de Chopard, prend la décision de confier la fabrication de la Palme à ses propres ateliers. Depuis, chaque année, le même rituel se rejoue : fonte de l’or, ciselure des feuilles, assemblage de la tige. Le résultat est immuable dans sa forme, mais toujours singulier dans son exécution. Car c’est la main de l’artisan et elle seule qui fait la différence entre un trophée et un chef-d’œuvre.
Ce que l’on sait moins, c’est que la Palme n’est pas la seule pièce que Chopard conçoit pour le Festival. Durant les douze jours de compétition, la Maison fabrique l’intégralité des trophées remis par le jury : Grand Prix, Prix du jury, Prix de la mise en scène, Prix d’interprétation. Autant de récompenses nées des mêmes mains avec une victoire qui mérite d’être célébrée à la hauteur de l’œuvre.
L’or éthique, une prise de position pour Chopard
Depuis 2018, Chopard s’est engagée à n’utiliser que de l’or éthique dans l’ensemble de ses créations, y compris, bien sûr, dans la Palme d’or, un positionnement rare dans l’univers de la haute joaillerie. L’or éthique, késako? Cela désigne un métal dont la chaîne d’approvisionnement est certifiée, donc avec une extraction dans des conditions respectueuses des droits humains, limitation de l’impact environnemental, et la traçabilité à chaque étape. Pour Chopard, l’idée nait d’une philosophie que Caroline Scheufele porte depuis des années, convaincue que le luxe du XXIᵉ siècle ne peut plus s’accommoder de l’indifférence.
Remettre une Palme fabriquée en or éthique à un cinéaste venu du monde entier, c’est aussi faire résonner un message dans l’une des salles les plus médiatisées de la planète.
CAROLINE SCHEUFELE, L’ÂME DU PARTENARIAT

Il serait difficile de parler de Chopard à Cannes sans parler d’elle. Caroline Scheufele n’est pas seulement la femme qui a imaginé ce partenariat : elle en est, depuis près de trois décennies, l’incarnation vivante. Présente chaque année sur la Croisette, elle choisit elle-même les pièces qui habillent les actrices, suit de près la fabrication des trophées, et signe personnellement les collections Red Carpet.
Cette implication totale n’est pas anecdotique. Elle dit quelque chose de la culture de la Maison : chez Chopard, la direction artistique n’est pas déléguée. Caroline Scheufele conçoit ses collections comme une réponse au monde qui l’entoure, à ses émotions, à ses voyages, aux histoires qu’elle entend et aux beautés qu’elle croise. « Miracles » n’échappe pas à cette règle.
C’est elle qui a choisi ce titre, ce mot si simple, si chargé… Ici, on ne parle pas des miracles extraordinaires, ceux qui fracassent le réel, mais les autres : ceux du quotidien.
« MIRACLES » : LA COLLECTION QUI S’ENVOLE

À l’occasion du 79ᵉ Festival, Chopard dévoile en avant-première la première pièce de sa Red Carpet Collection 2026. Une entrée en matière qui donne le ton : grandiose, poétique, irréductiblement singulière.
Le collier est sculpté en or blanc éthique. En son centre : un saphir Royal Blue de 88 carats avec une pierre d’une intensité rare, dont la profondeur évoque ce que la terre garde de ses mystères les plus enfouis. Autour de ce cœur minéral, des rangs fluides de saphirs et d’aigues-marines se déploient en cascade. Le mouvement est celui d’un ciel qui s’étire, d’une aurore qui commence à teindre l’horizon. Les diamants, semés ici et là, font office d’éclairs silencieux.
La construction de la pièce raconte une dualité : le poids de la terre et la légèreté du ciel. La densité du saphir central, ancré, immuable, face aux pierres qui l’entourent et semblent vouloir s’en échapper vers le haut. C’est une tension que Chopard maîtrise depuis toujours cet art de faire tenir ensemble ce qui semble contradictoire, de trouver l’équilibre là où d’autres ne verraient qu’opposition.
« Les miracles sont souvent discrets : ils naissent d’un détail, d’une lumière, d’une émotion inattendue. Cette collection est une invitation à les regarder autrement. » Caroline Scheufele
Sur le tapis rouge, le bijou joue un rôle à part entière. Quelque fois, il danse avec la robe d’une star, avec le regard de celle qui le porte, avec les flashs des photographes qui le fixent pour l’éternité. Les créations Chopard ont traversé des décennies de photographies iconiques portées par des actrices dont les noms sont entrés dans l’histoire du cinéma, immortalisées dans des clichés qui font partie du patrimoine visuel de notre époque.



