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Le Grand Café Fauchon, la gourmandise réinventée
Le Grand Café Fauchon, la gourmandise réinventée
Place de la Madeleine, Fauchon L'Hôtel Paris orchestre un art de vivre unique où luxe, glamour et plaisirs gourmands se réinventent à chaque instant.

Certaines adresses à Paris ne ressemblent à aucune autre, Fauchon L’Hôtel Paris en fait partie. Sur la légendaire place de la Madeleine, berceau historique de la Maison depuis 1886, cet hôtel cinq étoiles est plus qu’un lieu où dormir. C’est une déclaration. Celle d’une maison qui a toujours su que le luxe, le vrai, passe d’abord par les sens.

Membre de The Leading Hotels of the World et ouvert en 2018, Fauchon L’Hôtel Paris s’est imposé comme le premier hôtel gourmet de la Maison, un concept à part entière, où la gastronomie n’est pas un service parmi d’autres, mais le fil conducteur de chaque instant du séjour.

Cinquante-quatre chambres et suites, toutes différentes, toutes habitées d’un caractère propre, déclinent une palette de rose poudré, de noir profond et de dorures discrètes. Les moulures d’origine côtoient les parquets en point de Hongrie, et selon les chambres, les vues varient entre les toits de Paris, l’Église de la Madeleine ou la Tour Eiffel. Dans chaque chambre, un Gourmet Bar signé Roche Bobois attend le voyageur avec une sélection entièrement personnalisable de produits Fauchon, salés et sucrés, offerts gracieusement pour chaque séjour. Le minibar réinventé, la gourmandise érigée en philosophie d’accueil.

Fauchon L'Hôtel Paris
© Fauchon L’Hôtel Paris

Le Grand Café Fauchon, cœur battant de la Maison

Au rez-de-chaussée de cet écrin rose et noir, le Grand Café Fauchon s’impose comme l’âme du lieu. Ni brasserie stricto sensu, ni restaurant gastronomique pur, il occupe cet espace rare et enviable entre les deux, celui où l’on se sent bien sans savoir tout à fait pourquoi. Créativité, générosité, plaisir : trois mots qui résument la promesse de la maison et que l’on retrouve à chaque table, à chaque assiette. La carte, évolutive au fil des saisons et des arrivages, se décline en menus en trois ou cinq séquences, une cuisine contemporaine et accessible, pensée pour être partagée autant que savourée.

Le lieu lui-même est une œuvre. Les mosaïques signées Giles Miller habillent les murs avec une élégance pop, tandis que la verrière du Jardin des Thés, espace intime et lumineux, idéal pour une pause ou un événement privé, laisse entrer la lumière parisienne avec une grande générosité. Et puis il y a la terrasse : en saison, elle devient l’un des rendez-vous les plus courus du quartier, perchée à l’angle parfait de la place de la Madeleine et du boulevard Malesherbes, offrant ce panorama que seul Paris sait composer, l’église, le ballet des passants, l’effervescence tranquille d’un quartier qui se croit le centre du monde, et qui n’a pas tout à fait tort.

Du petit-déjeuner au dîner, le Grand Café Fauchon se réinvente à chaque heure. Le matin, on s’éveille au rythme de la capitale. Le week-end, le brunch s’y installe avec l’aisance des grandes occasions, généreux, gourmand, résolument Fauchon. L’après-midi, autour d’un thé et d’une pâtisserie signée Arnaud Larher, Meilleur Ouvrier de France et chef pâtissier de la Maison avec ses créations signatures dont l’iconique BISOU BISOU, les tartelettes, le flan vanille, l’éclair au chocolat, le mille-feuille praliné noisette. En fin d’après-midi, place aux GLAM’Hours : cocktails en terrasse, petites bouchées et lumière dorée sur la place. Le soir, en tête-à-tête avec l’église illuminée, la magie opère différemment.

Baptiste Limouzin, la cuisine comme territoire

C’est Baptiste Limouzin qui tient les rênes du Grand Café Fauchon. Parisien d’origine, Charentais de cœur, il a forgé son univers culinaire auprès d’Hélène Darroze au Connaught à Londres, de Guillaume Goupil au Burgundy, et de Julien Roucheteau, Meilleur Ouvrier de France, qu’il a suivi jusqu’à La Réserve de Beaulieu-sur-Mer.

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© Baptiste Limouzin

De ces années dans les cuisines étoilées, il a gardé une exigence absolue sur le sourcing. « Le choix des produits est primordial », répète-t-il, comme un mantra hérité de ses années londoniennes et une conviction chevillée au corps : la grande cuisine ne s’embarrasse pas de complexité inutile. « Lisible, honnête, et contemporaine« , résume-t-il quand on lui demande de définir sa cuisine en trois mots. « J’aime que les gens comprennent ce qu’ils mangent. »

Chez lui, tout part de la saison. En ce printemps, on parle d’asperges, de morilles, d’agneau. Et de pineau des Charentes, glissé dans les sauces là où d’autres mettraient du Porto. « C’est plus doux, plus sucré, et ça change », dit-il simplement. C’est ainsi qu’il signe ses plats, par des clins d’œil discrets, des petits actes de mémoire qui ne s’imposent pas mais qui, pour qui sait les lire, racontent une histoire.

Travailler avec les produits iconiques de la Maison, les confitures centenaires, les thés d’exception, pourrait sembler une contrainte. Pour lui, c’est tout l’inverse : « J’adore travailler le fruit, donc les confitures c’est parfait. Ça s’intègre facilement, en salé comme en sucré. » Sa carte, évolutive au fil des arrivages, transforme les emblèmes de l’épicerie Fauchon en associations inattendues, des clins d’œil gourmands entre la maison et ses habitués.

©Salome rateau 05 Le Grand Café Fauchon, la gourmandise réinventée
© Salomé rateau
Fauchon Menu janvier 23 Le Grand Café Fauchon, la gourmandise réinventée
© Le Menu de Janvier

Les Artisans de Fauchon L’Hôtel Paris

Ce qui distingue peut-être le plus Fauchon L’Hôtel Paris de ses illustres voisins, c’est cette culture du service que la Maison appelle, avec une justesse certaine, l’art des « Artisans ». Pas des serveurs, pas un personnel : des artisans. Des gens qui anticipent, qui personnalisent, qui transforment chaque instant en souvenir. Le check-in se fait autour d’un mocktail au thé Fauchon et de macarons, dans la Bibliothèque, un boudoir design et intime, loin des halls froids des grands hôtels. Le check-out, lui, ressemble à un au revoir entre amis.

Au centre de tout, le Grand Café Fauchon continue de tourner, de saison en saison, au rythme des marchés et des idées de son chef. Simple mais retravaillé : voilà peut-être la meilleure définition d’un lieu qui a compris, mieux que beaucoup, que le luxe n’est jamais aussi juste que lorsqu’il se fait oublier.

Fauchon L’Hôtel Paris, 4 boulevard Malesherbes, 75008 Paris Grand Café Fauchon, 11 Place de la Madeleine, 01 87 86 28 27

Verbatim – Baptiste Limouzin

Sur sa cuisine en trois mots « Lisible, honnête, et contemporaine. J’aime que les gens comprennent ce qu’ils mangent. Et aujourd’hui, je recherche la simplicité, mais une simplicité exigeante. »

Sur les produits Fauchon « Terrain de jeu, clairement. J’adore travailler le fruit, donc les confitures c’est parfait. Ça s’intègre facilement, en salé comme en sucré. Et en plus, c’est du bon sourcing français. »

Sur sa relation aux sauces « J’adore ça. Pour moi, c’est l’ADN de la cuisine française. Une bonne sauce, c’est énormément de travail. C’est presque de la pâtisserie : précision, équilibre… Et ça fait toute la différence dans un plat. »

Sur son plaisir coupable « Les ramen instantanés après le service ! Avec un peu de coriandre et de soja… ça fait le job. »

Sur sa journée idéale « Être avec ma famille. On se retrouve, on mange ensemble, on passe des heures à table. C’est simple, mais essentiel. »

Un article par Mallorie Loiseau

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