Elles avaient déjà donné le ton en mars dernier. Présentées lors des défilés , la Fashion Week féminine de Paris s’est déroulée du 2 au 10 mars 2026. Les coiffures imaginées en coulisses prennent aujourd’hui tout leur sens, à l’heure de la rentrée.
Et cette saison, les coiffeurs ont visiblement joué sur les contrastes : certaines chevelures sont impeccablement plaquées et brillantes, tandis que d’autres affichent des mèches en mouvement et des ondulations volontairement imparfaites. Au milieu de ces deux extrêmes, un détail familier revient sur le devant de la scène : la raie sur le côté. Trois partis pris très différents qui pourraient bien donner le ton de nos coiffures cet automne.
Les cheveux laqués

Exit le cheveu parfaitement propre et complexe à tout prix. Pour l’automne, les podiums lui préfèrent une matière brillante, dense et travaillée, avec des racines qui paraissent parfois encore humides.
Chez Balenciaga, Tom Ford, Chanel ou Gucci, les cheveux se plaquent et se sculptent. Le wet look n’est donc plus réservé aux coiffures de soirée : il devient une véritable coiffure de jour, à la manière d’un gloss que l’on déposerait sur les cheveux.
Mais « laqué » ne veut pas forcément dire figé. Certaines chevelures sont entièrement ramenées vers l’arrière, quand d’autres ne travaillent que les racines et laissent les longueurs plus libres. C’est justement ce contraste qui modernise le look.
Comment l’adopter à la rentrée ? Inutile de reproduire à la lettre l’effet très graphique des podiums. Une raie nette, un peu de gel ou de sérum sur les racines et des longueurs laissées naturelles suffisent à en reprendre l’idée. Sur un chignon ou une queue-de-cheval basse, l’effet est immédiat.
La raie sur le côté fait son grand retour

Après plusieurs saisons dominées par la raie centrale, la side part reprend du terrain. Et elle ne revient pas timidement.
Gucci, Dior, Isabel Marant, Victoria Beckham, Saint Laurent, McQueen ou encore Hermès l’ont adoptée pour cette saison. La version 2026 se porte volontiers très excentrée, parfois à partir du coin externe du sourcil. Résultat : une grande mèche traverse le front et toute la coiffure change de volume.
C’est surtout sa polyvalence qui donne envie de la retrouver. Ultra-lisse et plaquée, elle devient sophistiquée. Sur des cheveux ondulés, elle prend une allure plus sensuelle. Avec une queue-de-cheval basse, elle se fait minimaliste. Chez Dior, le coiffeur Guido Palau l’a ainsi associée à une ponytail basse volontairement loose, avec quelques petites mèches libres autour du visage.
Comment l’adopter à la rentrée ? C’est probablement la tendance la plus facile des trois : avant même de toucher à sa coupe, on déplace simplement sa raie de quelques centimètres. Pour accentuer l’effet runway, on la pousse franchement sur le côté et on laisse la mèche opposée balayer le front.
Les cheveux prennent le vent

À l’opposé du cheveu laqué, une autre silhouette se dessine : celle d’une coiffure qui semble avoir été légèrement malmenée par le vent.
Le windswept hair joue avec les mèches déplacées, les volumes irréguliers et les ondulations imparfaites. Chez Chloé, la tendance prend une dimension particulièrement romantique avec un volume XXL, des ondulations souples, des pointes effilées et même quelques frisottis conservés autour du visage. Chez Chanel, le vent semble presque faire partie du styling : des mèches texturées s’échappent et reviennent sur le front.

Et c’est peut-être là que se trouve la vraie tendance. Plus qu’une coiffure précise, le windswept est une façon de porter ses cheveux. Ils peuvent être longs et ondulés, plus lisses avec une grande mèche projetée sur le côté, volumineux ou attachés en queue basse. Ce qui compte, c’est cette impression de mouvement.
Le “coiffé-décoiffé” se retrouve ailleurs sur les podiums : Dior mise sur une queue-de-cheval loose, tandis que Prada et Fendi laissent vivre texture et petites mèches échappées.
Comment l’adopter à la rentrée ? On oublie les boucles trop régulières. Quelques ondulations larges, travaillées puis défaites aux doigts, un peu de volume aux racines et des mèches volontairement sorties de leur place donnent davantage cet effet « cheveux au vent ». Sur une matière naturellement ondulée ou bouclée, l’idée est justement de ne pas chercher à tout discipliner.
Une rentrée entre contrôle et lâcher-prise
C’est finalement le paradoxe coiffure le plus intéressant de la rentrée. Les cheveux n’ont jamais été aussi maîtrisés… Ni aussi libres. Les podiums opposent le fini presque liquide des cheveux laqués au flou du windswept, tandis que la raie sur le côté navigue entre les deux.
Et plutôt qu’une coiffure unique à copier, la rentrée 2026 semble surtout remettre à l’honneur le styling : changer sa raie, accentuer sa texture naturelle, mouiller ses racines ou laisser quelques mèches s’échapper. De quoi changer de tête sans forcément changer de coupe.



