Le constat est simple : aujourd’hui, le cognac, dont la première maison, Augier, remonte à 1643, est le spiritueux le plus prisé au monde, et traverse un véritable âge d’or. Symbole de luxe, de savoir-faire ancestral et de raffinement à la française, cet alcool inventé sous François Ier (lui-même natif de Cognac) a, au fil des ans, gagné en sophistication, jusqu’à conquérir de très nombreux palais. Des consommateurs présents, certes, mais qui sont surtout étrangers, le paradoxe étant que nombre de Français connaissent très mal le vignoble charentais et ses trésors viticoles, préférant de loin le whisky, nos compatriotes étant les premiers consommateurs de scotch au monde. Selon les dernières études Ipsos sur les usages, l’achat et la consommation de spiritueux en France, le cognac est considéré comme élitiste, haut de gamme et réservé seulement au connaisseurs. Soit.
De plus et d’après les derniers chiffres du Bureau national interprofessionnel du cognac (BNIC), 97,6 % du cognac sont consommés en dehors de France dans près de 160 pays, pesant plusieurs milliards d’euros dans la balance commerciale française chaque année. Autrement dit, plus de 220 millions de flacons sont expédiés tous les ans, dont ceux des quatre plus grandes maisons de négoce : Hennessy, Martell, Rémy Martin et Courvoisier qui représentent à elles quatre plus de 90 % des volumes échangés dans le monde. Un spiritueux en pleine croissance donc, qui est de plus en plus consommé à travers la planète (surtout aux États-Unis et en Asie sans oublier le Royaume-Uni pour l’Europe), mais qui revêt de nombreuses classifications, pas toujours évidentes à décrypter pour les consommateurs. Les types de vieillissement affichés sur les étiquettes sont souvent trompeurs pour ces derniers qui ne savent pas toujours ce qu’ils achètent et dégustent.
Une eau-de-vie mais de nombreux crus
Assez simplement, les cognacs, dont l’origine remonte au XVIe siècle, sont des eaux-de-vie de vin blanc issues d’un subtil assemblage de diverses eaux-de-vie plus ou…
Article complet à retrouver dans le n°5 d’OniriQ, écrit par Arthur Frydman
Crédit photo de Une : Hennessy
<<< À lire également : Château Mouton Rothschild 2021 : l’oeuvre d’art en bouteille par Chiharu Shiota >>>



