Festi Boca : C’était la deuxième édition de ce festival à prendre place dans la cité. Il faut croire que la précédente avait marqué les esprits (Et les estomacs) car dès le premier jour la foule était au rendez-vous. Il faut dire que le plateau était alléchant. A commencer par les deux invités d’honneur de cette édition : Emmanuel Renaut, Meilleur Ouvrier de France (2004) chef triplement étoilé Michelin (Flocons de sel à Megève) et Pierre Hermé, référence incontournable de la pâtisserie, sacré Meilleur pâtissier du Monde en 2016, sûrement autant pour ses créations que ses célèbres macarons.

Dans leur sillage, le salé comme le sucré avec leurs dignes représentants nationaux, comme Philippe Bernachon, un nom lié au meilleur de la chocolaterie, Yann Couvreur pour le meilleur de la pâtisserie, Nadia Sammut, cheffe de la Fenière dans le Luberon, Jean-François Têtedoie, restaurateur lyonnais renommé, Christophe Renou, M.O.F pâtissier confiseur installé à Genève, Maxence Baruffaldi, lauréat du Bocue d’Or 2025, le chef Christophe Marguin, l’artisan chocolatier Vincent Guerlais, sans oublier les « locaux » : Edoardo Menna, chef récemment étoilé de la Finestra, ici-même sur le port, Richard Toix, également étoilé Michelin à Porticcio (Le Charlie) , Manolo Teruzzi pour la Plage Casadelmar, Gérald Larrieu pour le restaurant Ciccio à Bonifacio, Jean-Philippe Vecco (Les Regalia à Saint Lucie de Porto Vecchio) ; Paul Antoine Digiacomi (Le Rescator à Propriano…Et pour être dans l’air du temps, des lauréats des Top Chef et autres Master chef (Noémie Honiat, Ilam Moudnib, Merouan Bounekraf, Quentin Bourdy) se joignaient à la fête pour des démonstrations et dégustations appréciées.
On pouvait ainsi assister à une très belle démonstration d’Evelyne Roghi qui a préparé en direct son brocciu, sûrement le même mis un peu plus tard en scène par Emmanuel Renaut et Yann Couvreur pour deux recettes, salée et sucrée, de cette spécialité du pays.

Festi Boca : Da Cumpra et da Manghjià, pour satisfaire nos palais
Le Marché Gourmand « Da Cumpra » a tenu ses promesses et tout ce que la Corse peut produire, qualitativement parlant s’entend, s’offrait aux regards et surtout aux palais des visiteurs. Sûrement tentés par ses produits, les visiteurs pouvaient ensuite rejoindre l’espace dédié à la restauration « Da Manghjià pour satisfaire leur faim légitime. On savait que la Corse cuisinait le sanglier à loisir et le cochon de la Ferme de Casella cuit à la broche était un bel exemple, mais je n’avais jamais vu un veau entier sur une broche immense et un barbecue à la dimension : celui de Jacques Abbatucci était une tuerie !
Pour faire bonne mesure, Rémy Mari préparait agneau et bœuf au brasero : il y en avait pour tous. Il est clair que les vins corses, la bière corse, les spiritueux corses et même le whisky corse accompagnaient, avec modération en principe, ces dégustations. J’ai déjeuné en compagnie de Guillaume Gomez, ancien chef du Palais de l’Elysée, aujourd’hui ambassadeur de la gastronomie française et ce fût un excellent moment, en tout point, la connaissance du produit, liée à l’humour du personnage fabriquait de bons et beaux souvenirs.
Il n’y a pas de saison pour découvrir la Corse et ces produits, même si l’été ajoute encore aux plaisirs de cette île enchanteresse. Et si vous ne pouvez venir cette saison, le prochain Festi Bocca, en avril 2027, vous attend. On y sera aussi…



