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Raphafor vous emmène « Loin d’ici »
Raphafor vous emmène « Loin d’ici »
Depuis ses premiers clips jusqu’à la fiction, Raphafor suit le même fil : raconter avec justesse. Ce qu’il cherche, ce n’est pas l’effet, mais la vérité des êtres. Réalisateur incontournable de près d’une cinquantaine de clips (dont l’iconique Tonton du Bled du 113 et ceux de Diam’s), il a aussi collaboré avec Eurosport, Disney Media et l’univers de la publicité. Il s’apprête désormais à tourner son premier court-métrage : « Loin d’ici », produit par La Maison de Production à Paris. Une fiction ancrée dans le réel, à la fois intime et universelle.

Raphafor a toujours cherché à raconter le monde à sa manière : sans artifices, mais avec intensité. Des récits ancrés dans la vie, nourris par la tension, les choix, et cette part d’humanité qu’on devine derrière chaque regard.
Le déclic pour Loin d’ici est venu un soir, au cinéma, en regardant le film Monsieur Aznavour. Lorsque résonne Emmenez-moi, tout s’éclaire : « Cette chanson m’a bouleversé. Elle parle d’évasion, d’un homme enfermé dans son quotidien, rêvant d’ailleurs. J’ai griffonné quelques phrases dans un carnet en sortant de la salle. L’histoire était là. » Aujourd’hui, le réalisateur a obtenu les droits du titre d’Aznavour, devenu la colonne vertébrale du film.

 

Paris, la nuit comme révélatrice d’âmes

Chez Raphafor, la nuit n’est pas qu’un décor : c’est une matière vivante, un état intérieur.
« Paris la nuit, ça me parle profondément. Il y a une vibration que le jour efface. C’est une ville qui se dénude, qui montre ses failles et ses vérités. On y croise des solitudes, des colères, des élans de beauté fugaces. Et visuellement, c’est incroyable : les lumières, les reflets, les ombres qui racontent plus que les mots. »
Pour lui, le cinéma n’a pas encore assez exploré cette part nocturne de la capitale : celle des invisibles, des travailleurs, des artistes ou des âmes en transit.
« La nuit à Paris, il se passe toujours quelque chose. C’est une heure où les masques tombent. Où chacun devient un peu plus lui-même. »
C’est cette tension lumineuse qu’il veut capturer dans Loin d’ici : un entre-deux où l’humanité se dévoile dans sa fragilité et sa force mêlées.

 

Un huis clos sous tension

Loin d’ici met en scène Badr, aspirant comédien et chauffeur VTC parisien, témoin d’un drame inattendu au cœur de la nuit. Plus qu’un fait divers, le film explore la culpabilité, la peur, la dignité et ces instants où tout peut basculer.
« C’est un road-movie immobile, un huis clos en mouvement », résume le réalisateur. Pas d’esbroufe ni d’effets de style : la caméra devient un témoin silencieux, au plus près des visages, captant l’organique, le vrai. « Je veux qu’on sente les respirations, les hésitations, la vie qui passe dans les silences. »

Son imaginaire, nourri dès l’enfance par les films qu’il regardait avec son père, revendique aujourd’hui un ton proche du cinéma indépendant américain, celui qui ose la lenteur, l’émotion et la vérité des marges. « Ce cinéma-là manque en France. »
Les influences de Loin d’ici sont Taxi Driver, pour son personnage solitaire enfermé dans sa voiture, et Collateral, pour son traitement esthétique de la ville la nuit. « Ces œuvres m’ont formé à la tension, au rythme. Je crois que Loin d’ici hérite de ça : un cinéma de visages et de morale. »

 

Un casting et une équipe prêt à tourner

Autour de lui, une équipe soudée, des techniciens fidèles et un casting déjà réuni : Badr Iffach (vu dans La Vie scolaire), Anne-Sophie Trebel (Profilage, TF1) et Sylvain Jouret (Tapie, Netflix). Chaque comédien a travaillé son rôle en amont pour ancrer le jeu dans la vérité plutôt que dans la performance. « J’ai réécrit les dialogues pour qu’ils soient vécus, et non pas récités. On les a retravaillés ensemble, jusqu’à ce que chacun s’approprie son personnage. Je veux un jeu organique, instinctif, sans effets ni surjeu. Les scènes tournées dans les rues de Paris apporteront cette rugosité, cette authenticité que j’aime tant. »

Mais l’authenticité passera aussi par la technique : certaines séquences seront tournées en plateau virtuel. Le décor de la ville sera projeté sur un écran LED en studio afin de se concentrer sur le jeu, tout en gardant l’impression du réel. « Les comédiens seront immergés dans le décor, à l’inverse du fond vert traditionnel, pour ne jamais jouer dans le vide. »
Ce savoir-faire, La Maison de Production le maîtrise déjà pour des marques de luxe telles que Van Cleef & Arpels, Givenchy ou de grands groupes automobiles.

Le projet bénéficie du soutien des industries techniques, notamment via un partenariat avec Canon, qui met à disposition la caméra C400, modèle dédié au cinéma. Des discussions sont également en cours avec des constructeurs automobiles, la voiture étant un élément central du film. Une campagne participative sur Proarti vient enfin renforcer cette démarche d’indépendance.

 

Une étape vers le long métrage

Loin d’ici n’est pas un aboutissement, mais un point de départ.
« Ce court, je le vois comme un manifeste. Une façon de poser une ambiance, un univers, une signature. L’idée est déjà d’en faire un long métrage : de poursuivre la même nuit, de creuser la psychologie des personnages et de voir jusqu’où tout cela peut aller. » Une ambition portée par la passion, la rigueur et l’envie de filmer l’humain, tout simplement.

 

Parce qu’un film indépendant se nourrit de regards et de soutiens, vous pouvez rejoindre l’aventure de Loin d’ici en participant à la campagne Proarti :
https://www.proarti.fr/collect/project/loin-dici-2/0

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