À mesure que les températures baissent et que le ciel tend vers le gris, le vestiaire masculin appelle au changement. Mais alors, que porter à l’automne-hiver 2026-2027 ? Entre les micro-trends, les moodboards Pinterest qui changent chaque seconde et ce que l’on voit sur les réseaux, difficile de se faire une idée concrète de la saison. Pour vous aider, et après avoir décortiqué les tendances femme.Voici les contours de la garde-robe homme de la fin d’année.
Les 5 tendances homme majeures de l’automne-hiver 2026-2027
1. Le cuir embossé
Qui dit hiver dit, naturellement, vestes et manteaux. Pour la saison, croyez-en les podiums, le cuir se démarque tout particulièrement. Mais attention, pas dans n’importe quelle déclinaison : à l’automne-hiver 2026-2027, il gagne en relief et invite la texture dans nos silhouettes.

Chez Hermès, le cuir adopte un effet crocodile brillant pour un ensemble de costume rock qui ne passe pas inaperçu. Même esprit chez Louis Vuitton, où le blouson bleu s’invite par-dessus un costume, mais cette fois dans un rendu écailleux mat. Enfin, l’Italien Zegna sort un peu du cadre en adoptant un cuir matelassé aux lignes géométriques. À adopter en total look, avec parcimonie ou même juste sur de la maroquinerie, une chose est sûre, votre cuir devra s’embosser.
2. L’allure chalet montagnard
Quand le thermomètre se rapproche du négatif, difficile de résister à l’envie de se réfugier dans un chalet, de s’installer près du feu, ou encore de partir en balade en montage, emmitouflé dans les pièces les plus réconfortantes de notre garde-robe. Un programme qui, avouons-le, nous séduit chaque année un peu plus.
Pour la saison, heureusement, les créateurs nous offrent justement cette esthétique, à travers des silhouettes qui donnent envie de prendre la direction des sommets. Réconfortante, oui, mais surtout pleine de style, l’allure de chalet s’adopte de plusieurs façons à l’automne-hiver 2026-2027.

Chez Louis Vuitton, elle se veut ultra-chic : le malletier somme d’enfiler la parka par-dessus un costume blanc, comme si l’on avait décidé de partir à Aspen juste après une réunion de bureau. Dans les lignes d’IM MEN, par Issey Miyake, l’approche est beaucoup plus minimaliste. Le studio propose une silhouette entièrement blanche et matelassée, dans laquelle on s’imagine volontiers se fondre dans la neige.
Enfin, chez Dsquared2, Dean et Dan Caten font monter la température. Leur vision commune du chalet se veut résolument sexy : ici, la doudoune se porte ouverte, à même la peau. De quoi réchauffer l’atmosphère, même au pied des pistes.
3. Le grunge
Né dans les années 1980, sur la scène musicale de Seattle, à Washington, le grunge s’est d’abord imposé comme une forme d’anti-mode, plutôt que comme une tendance. Popularisé début 90 par des groupes comme Nirvana, il cultivait une allure désinvolte, faite de vêtements amples, de chemises à carreaux, de mailles ou encore de pièces à l’apparence usées.
Depuis, cette esthétique a largement dépassé les salles de concert pour inspirer, année après année, les créateurs du monde entier. À l’automne-hiver 2026-2027, le grunge revient justement sur les podiums.

Dans la collection de la marque sud-coréenne Juun.J, on retient surtout le jean délavé aux volumes exagérées, associé à un top-chemise jabot ajusté. Chez Acne Studios, ce sont les carreaux qui l’emportent recouvrant tantôt un jean droit tantôt un sac XXL, le tout pour une allure plus apprêtée.
Yohji Yamamoto, lui, livre une vision plus sombre de l’esthétique : superpositions, pantalon ample et imprimé qui oscille entre un délavage intensif et une séance de peinture qui vire au drame. Un tout qui compose une silhouette à la fois travaillée et non-chalanete, qui prouve que l’anti-mode n’a encore pas dit son dernier mot.
4. Les manches ultra-longues
À première vue, l’idée de laisser ses manches recouvrir ses mains peut sembler peu pratique, voire un peu ridicule. Et pourtant, ce petit détail suffit à transformer un look ennuyeux en silhouette de Fashion Week.
En jouant sur les proportions et en laissant le même s’étirer outre-mesure jusqu’au-delà des poignets, les directeurs artistiques apportent une touche de fantaisie à un vestiaire masculin encore souvent attaché à des coupes bien définies.

Chez System, on retrouve le détail sur les manches d’un manteau anthracite, visiblement trop oversize, mais qui, par sa taille, amène une dimension à la fois dramatique et négligée que l’on adore.
À l’inverse, chez Saint Laurent, la ligne se fait plus nette avec un costume cintré en sablier, dont les longues manches de la chemise débordent encore et encore. Pour les plus audacieux, la créatrice Rowen Rose pousse, quant à elle, le curseur de la sophistication avec un top satiné blanc dont les manches se perdent avec l’écharpe en lavallière.
En bref, avec cette tendance, on retient surtout une façon pour chacun de jouer avec les longueurs et de donner plus de dimension à un look sans prendre trop de risques.
5. Les cols montants
Depuis près d’un an, le col montant se fait une place de choix dans nos vestiaires. On se souvient notamment de cette veste Saint Laurent à l’allure stricte qui avait fait le buzz, avant d’être reprise en masse par le géant Zara. Ce dupe avait, d’ailleurs, rapidement envahi les rues de même que nos réseaux sociaux, louant la ressemblance et ce « nouveau format de veste ».

Et bien, à tous les amoureux de cette tendance, ce détail inspiré du vestiaire officier n’en a pas fini de prendre du terrain. Dans les collections homme de la fin d’année, on retrouve le col montant chez Egonlab de manière ultra-théâtrale avec des plumes blanches qui s’échappent du col, chez Polo Ralph Lauren dans une déclinaison beaucoup plus casual au détour d’une veste en cuir biker, ou encore chez agnès b. qui l’applique sur un costume monochrome plus discret.
Encore une fois, différentes lectures se dégagent de cette tendance, permettant à chacun de l’adopter en fonction de son propre style.



