Ce mercredi 25 septembre, alors que le troisième jour de la Fashion Week de Paris touchait à sa fin, Balmain a dévoilé sa nouvelle collection au Palais Chaillot. Autour de la première dame Brigitte Macron, et d’une ribambelle d’invités d’exception, son directeur artistique Olivier Rousteing a époustouflé et donné envie aux femmes de directement atterrir au printemps-été prochain.
Rousteing et l’art des imprimés
Il y a treize ans déjà, en 2009, Olivier Rousteing prenait ses fonctions de directeur artistique au sein de la prestigieuse maison Balmain après deux ans en tant que responsable de studio. Hier, dans sa nouvelle proposition printanière, il a célébré cette longue période de raffinement à son image et à celle de sa griffe.
Dans ses dernières collections, le prodige s’inspirait tantôt du légendaire « Nouveau style français » de Monsieur Balmain, tantôt de sa propre silhouette « Jolie Madame ». Mais pour le printemps-été 2025, l’homme originaire de Bordeaux a voulu aller plus loin : « Mon équipe et moi avons jeté notre dévolu sur une histoire beaucoup plus récente, en jouant avec les codes, les thèmes et les styles désormais iconiques du Balmain du 21e siècle, en faisant référence à de nombreux looks que j’ai commencé à présenter sur le podium de Balmain il y a treize ans », précise-t-il.
Au total, on retrouve 45 silhouettes très diversifiées allant des costumes aux épaules larges, jusqu’à la robe longue à sequins, en passant également par une forte exploration du rouge. Bien que la collection fasse tout à fait sens, tant dans son rendu final que dans son déroulé artistique, les retours ont été assez mitigés. Certains, presse et influenceurs mode confondus, admirent son travail encore et encore et d’autres reprochent au designer un manque de technique quant à la réalisation des pièces.
Malgré tout, un point très important est à relever : Olivier Rousteing excelle dans l’art de l’imprimé. L’automne-hiver dernier, déjà, il avait décliné, à sa façon, l’œuvre pleine de fruits de Giuseppe Arcimboldo sur des combinaisons féminines ou encore des lèvres réalistes sur des tops et manteaux masculins. Pour la saison à venir, il retente l’expérience et le résultat est tout simplement bluffant.

Sur une robe courte aux proportions démesurées (hanches et épaules), une lèvre et sa main, sur une longue robe près du corps, une moitié de visage et sur un costume, une autre. On relève également un autre procédé, mêlant le print au moulage (nous faisant d’ailleurs penser à la tenue de sable portée par Tyla lors du dernier Met Gala), avec une robe et un top transposant tous deux des bustes féminins en relief.

Pour le reste de la collection, il s’agissait principalement de ses codes revisités comme les épaules, le tailoring asymétrique, le flacon de parfum historique de Balmain ou encore un jeu délicieux des matériaux. Des nouveautés ont aussi fait leur apparition avec notamment le dernier sac Balmain, nommé Anthem. En outre, l’imprimé s’est très largement démarqué et a, à notre sens, marqué cette semaine de Fashion Week et par conséquent le printemps-été 2025.



