La ballerine, l’éternel retour du soulier parisien

La ballerine, l’éternel retour du soulier parisien
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La ballerine, l’éternel retour du soulier parisien

Alors qu’elle était partout dans les années 2000, la ballerine a peu à peu disparu… avant de retrouver sa grandeur. Longtemps jugée trop sage ou trop classique, elle revient aujourd’hui aux pieds de toutes les Parisiennes. Focus

La ballerine n’a jamais vraiment disparu… Elle revient simplement, saison après saison, comme un refrain familier du style parisien. Minimaliste, souple, féminine sans excès, elle incarne cette élégance typiquement française que l’on adore.
Avant de conquérir les rues, ce petit soulier est né dans les ateliers de danse classique.
À deux pas de l’Opéra Garnier, Rose Repetto ouvre en 1947 un atelier de chaussures de danse. Elle imagine alors un chausson plus flexible grâce à une technique appelée le cousu retourné. Cette technique rend le soulier plus souple et surtout plus confortable.

Popularisée dans les années 50

Longtemps mise de côté au profit de silhouettes plus audacieuses, la ballerine se popularise avec Brigitte Bardot en 1956. Cette année-là, elle tourne dans le film Et Dieu… créa la femme de Roger Vadim. L’actrice française se tourne alors vers Rose Repetto qui lui crée le modèle « Cendrillon », une ballerine rouge carmin devenue culte. C’est le début de l’effervescence…
Dans les rues, ce sont surtout les Parisiennes qui s’en emparent. Elles l’associent à des jupes midi et des pantalons cigarettes, créant une allure simple, signature du style français des années 50. La ballerine s’inscrit alors dans un vestiaire du quotidien.

La ballerine, l’éternel retour du soulier parisien
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C’est pourtant dans les années 2000 que la ballerine atteint son apogée populaire. Portée par une génération en quête de féminité, elle devient un basique incontournable. Les modèles en cuir noir, en vernis ou à petit nœud envahissent les looks. La maison Chanel en propose même une version devenue iconique, reconnaissable à son bout contrasté. Mais comme souvent en mode, l’omniprésence finit par provoquer un rejet.
La ballerine change de statut, elle est jugée trop sage, trop classique et disparait alors des tendances au profit des baskets volumineuses et des bottes structurées.

Le retour de la ballerine avec le style balletcore

Ce rejet ne dure cependant qu’un temps. Depuis plusieurs années, la mode évolue à l’avantage du confort et de la fonctionnalité. Les ballerines sont alors sorties du fond de l’armoire puis dépoussiérées, pour être remises sur le devant de la scène.
Depuis le début des années 2020, une tendance prend de l’ampleur : le balletcore. Inspiré directement de l’univers du ballet classique, ce style revisite les codes de la danse contemporaine : chaussons rubanés, body ajusté, jupe en tulle,… Mais la ballerine y occupe une place centrale, devenant le symbole d’une féminité douce.

 

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Plusieurs maisons s’en emparent et les déclinent sous toutes les formes.
Chez Dior, elle prend une allure hybride. La ballerine reprend quelques aspects de la botte ou du chausson de danse monté. Chez Givenchy, la ballerine gagne en caractère. Elle adopte une approche plus graphique et structurée : bouts pointus et lacets qui remontent à la cheville. À l’inverse, chez Chanel ou The Row, elle reste fidèle à une esthétique minimaliste. La ballerine devient un terrain de jeu pour les maisons.

La sélection ballerine d’OniriQ

Parce que la ballerine n’est plus un simple basic mais une véritable pièce mode, la rédaction a sélectionné quelques modèles pour s’approprier le fameux soulier parisien.
Pour un modèle emblématique et intemporel, la ballerine Cendrillon de chez Repetto reste une évidence pour entrer dans l’univers du balletcore. Créée à la demande de Brigitte Bardot, cette silhouette iconique se décline aujourd’hui en plusieurs coloris et s’adapte aussi bien à un jean qu’à un pantalon capri, autre pièce forte du moment. Véritable chausson de ville, elle conjugue élégance et confort pour accompagner toutes vos journées avec légèreté.

Pour une vision plus estivale et texturée, Givenchy propose une ballerine revisitée en raphia synthétique. Issu de la ligne Slice Square de la maison, ce modèle se distingue par son bout carré, sa silhouette plate, et ses détails en cuir. La construction souple et la semelle en gomme assurent un confort total. Une pièce à ajouter à son vestiaire d’été sans hésiter !

La ballerine, l’éternel retour du soulier parisien

De gauche à droite :
Ballerines Cendrillon REPETTO – 295€
Ballerines Sliced Square effet raphia GIVENCHY – 750€
Ballerines CHANEL – 960€
Babies Efflorescence en cuir ROGER VIVIER– 1100€
Ballerines Tabi MAISON MARGIELA – 850€

Chez Chanel, la ballerine conserve son allure intemporelle avec une silhouette fidèle au modèle classique. Confectionnée en cuir d’agneau beige et noir, elle se distingue par son iconique bout bicolore, signature emblématique de la maison. Élégante et minimaliste, cette version incarne parfaitement le chic parisien discret.

Dans une approche plus précieuse et joaillière de la ballerine, Roger Vivier propose le modèle Babies Efflorescence. Confectionnée artisanalement en cuir nappa ovin, elle se distingue par sa silhouette délicate, sublimée d’une bride sur le devant. Sa célèbre boucle bijou, signature de la maison, est ici réinterprétée avec des fleurs en cristaux. Fabriquée en Italie, c’est un must-have à avoir dans son dressing…
Pour une interprétation plus contemporaine, la ballerine Tabi de Maison Margiela propose une relecture du soulier classique. Inspirée de l’iconique bout fendu « tabi » hérité de la maison, elle transforme la ballerine en objet à forte identité. Réalisée en cuir nappa souple, elle est directement inspirée de l’héritage de la maison.

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