Ces 5 looks cultes venus de films que la mode n’attendait pas

Ces 5 moments mode iconiques, dans des films qui ne l’étaient pourtant pas
©ONIRIQ MAGAZINE

Ces 5 looks cultes venus de films que la mode n’attendait pas

Un top Jean Paul Gaultier dans X-Men ou encore un costume de Catwoman aujourd’hui exposé au musée : parfois, la mode s’invite là où on ne l’attend pas... Retour sur cinq moments mode devenus iconiques, tirés de films qui, sur le papier, n’avaient pourtant rien de très fashion. Focus.

Lorsque mode et cinéma se rencontrent, difficile de ne pas penser à la petite robe noire d’Audrey Hepburn dans Breakfast at Tiffany’s, aux silhouettes d’Anne Hathaway et Meryl Streep dans Le Diable s’habille en Prada ou, plus récemment, au vestiaire de Zendaya dans Challengers. Mais qu’en est-il des films qui, à première vue, n’avaient absolument rien de mode ? Car derrière certaines combinaisons de super-héros, thrillers psychologiques et autres films d’action se cachent parfois de véritables pépites stylistiques. Des pièces piochées dans les archives des plus grandes maisons, aux costumes spécialement imaginés pour le grand écran, certaines ont même connu une seconde vie bien après le générique de fin…

Ces 5 moments mode iconiques que l’on n’attendait pas dans ces films

1. Tornade en Jean Paul Gaultier dans X-Men

Mais comment avons-nous pu passer à côté pendant toutes ces années ? Alors qu’elle revêt pour la première fois sa combinaison noire à cape sous le nom de Tornade, Halle Berry s’offre aussi, dans le premier X-Men, sorti en 2000, un véritable moment mode. À l’écran, tandis que ses pairs organisent la contre-attaque face à Magneto, la mutante apparaît dans un top « Fuji » en résille imprimée, tout droit issu de la collection prêt-à-porter printemps-été 1999 de Jean Paul Gaultier.

Ces 5 moments mode iconiques, dans des films qui ne l'étaient pourtant pas
©X-MEN (2000) – 20th Century Fox – Halle Berry dans le rôle de Tornade portant un top « Fuji » de la collection Jean Paul Gaultier prêt-à-porter femme printemps-été 1999

Une pièce manches longues reconnaissable à son imprimé façon paysage japonais, que la costumière Louise Mingenbach glisse presque comme si de rien n’était dans le vestiaire civil d’Ororo Munroe (nom originel du personnage, avant son identité mutante « Tornade »). Pas de tapis rouge, donc, ni de scène particulièrement pensée pour mettre le modèle JPG en avant : simplement quelques secondes à l’écran, au beau milieu d’un blockbuster de super-héros. Et, vingt-six ans plus tard, ce top reste l’un de ces détails qui suffisent à nous faire regarder X-Men d’un tout autre œil…

2. Elizabeth Hurley et son vestiaire de créateurs dans Bedazzled

Quitte à vendre son âme au Diable, autant que ce dernier soit habillé en Versace… En 2000, Elizabeth Hurley se glisse dans la peau de Lucifer pour la comédie Bedazzled, de Harold Ramis. Dans le long-métrage, cette dernière, jouant littéralement le rôle du Diable, passe une bonne partie de son temps à tenter Brendan Fraser en lui proposant sept vœux en échange de son âme.

Mais derrière les fourrures, les sequins, les talons vertigineux et l’omniprésence presque obsessionnelle du rouge se cache surtout un vestiaire de créateurs particulièrement bien fourni… Et pour cause : aux côtés de la costumière Deena Appel, déjà derrière les silhouettes des deux premiers Austin Powers, Elizabeth Hurley participe elle-même au choix de chacune des pièces portées par son personnage.

Ces 5 moments mode iconiques, dans des films qui ne l'étaient pourtant pas
©BEDAZZLED (2000) – 20th Century Fox – Elizabeth Hurley dans le rôle du Diable portant à gauche une robe Versace et à droite une veste à plumes Sonia Rykiel

Et lorsque l’on s’appelle Elizabeth Hurley à l’aube des années 2000, le carnet d’adresses est plutôt bien rempli. Versace lui confectionne notamment deux robes rouges, ainsi qu’une paire de bottes en python assortie, Fendi imagine un manteau rouge et Sonia Rykiel sublime la garde-robe du Diable en personne avec une veste en plumes, ainsi que des sandales vernies cloutées. Un vestiaire volontairement décadent, pensé comme une seconde peau et perché, presque systématiquement, sur des talons d’au moins douze centimètres. Une débauche mode plutôt inattendue pour une comédie fantastique du début des années 2000, qui transforme l’imaginaire de Satan en véritable icône de mode féminine.

3. Emma Peel et son catsuit iconique dans The Avengers

Bien avant que les combinaisons seconde peau ne deviennent l’uniforme de toute une génération de super-héroïnes, Uma Thurman en avait déjà fait son terrain de jeu. En 1998, l’actrice américaine se glisse dans la peau du Dr Emma Peel pour The Avengers, adaptation sur grand écran de la série britannique culte des années 1960 (également appelée Chapeau melon et bottes de cuir).

Face à Ralph Fiennes, dans le rôle de John Steed, elle enchaîne alors les silhouettes aussi ajustées qu’extravagantes, mais une pièce retient particulièrement l’attention : un catsuit noir en faux cuir stretch, imaginé spécialement pour elle par le costumier et designer britannique Anthony Powell. Une réinterprétation plus sexy, plus mode et résolument nineties du vestiaire déjà iconique de l’espionne, dont la combinaison devient presque aussi mémorable que le personnage lui-même.

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©THE AVENGERS (1998) – Warner Bros. – Uma Thurman dans le rôle du Dr. Emma Peel portant un costume catsuit dessiné par le costumier Anthony Powell

Et son influence ne s’arrête pas au générique de fin. À la sortie du film, son esthétique d’« espionne sexy » tape notamment dans l’œil de Jennifer Groves, alors à la tête de la création chez bebe, qui s’en inspire pour imaginer une collection destinée, cette fois, à la vie de tous les jours. Preuve que, si The Avengers n’a pas vraiment convaincu par ses qualités cinématographiques, le vestiaire d’Emma Peel, lui, a trouvé le moyen de sortir de l’écran pour gagner nos dressings.

4. Patrick Bateman en Cerruti dans American Psycho

Costume parfaitement taillé, chemise immaculée et cravate soigneusement nouée : difficile d’imaginer Patrick Bateman autrement qu’en parfait golden boy de Wall Street. En 2000, Christian Bale se glisse dans la peau du désormais culte personnage d’American Psycho. Soit un banquier new-yorkais au charme certain le jour et un tueur en série une fois la nuit tombée.

Un rôle pour lequel le vêtement n’a, finalement, rien d’anodin : obsédé par son apparence, son statut et le regard des autres, Bateman fait de son vestiaire une extension à part entière de sa personnalité. Et pour l’habiller, la costumière Isis Mussenden ne se tourne pas vers n’importe qui : elle collabore directement avec Nino Cerruti, l’un des grands noms du tailoring masculin italien.

Ces 5 moments mode iconiques, dans des films qui ne l'étaient pourtant pas
©AMERICAN PSYCHO (2000) – Edward R. Pressman – Christian Bale dans le rôle de Patrick Bateman portant un costume Nino Cerruti

Pour recréer avec précision le vestiaire d’un young urban professional (communément appelé yuppie) de la fin des années 80, la maison replonge alors dans ses propres archives, patrons et tissus d’époque, avant de confectionner spécialement plusieurs costumes pour Christian Bale et les autres hommes du casting. Une garde-robe dont la rigueur italienne presque clinique participe à cette impression d’uniformité volontaire entre les personnages. Du Wall Street pur jus… Une collaboration mode d’autant plus savoureuse lorsque l’on sait que Cerruti aurait accepté d’habiller Patrick Bateman à une seule condition : que ses costumes ne soient jamais portés lorsqu’il commet ses meurtres. De quoi préserver l’élégance italienne de quelques éclaboussures de sang…

5. Catwoman et son costume devenu pièce de musée

Un Razzie Award dans une main, une place au musée dans l’autre : difficile d’imaginer meilleur destin pour le costume de Catwoman. En 2004, Halle Berry (encore) enfile les oreilles de la plus célèbre des femmes-chats pour le film de Pitof, dans lequel elle incarne Patience Phillips. Une nouvelle version du personnage, bien éloignée de Selina Kyle, mais surtout accompagnée d’un costume qui ne tarde pas à faire parler de lui.

Exit la combinaison intégrale portée par Michelle Pfeiffer douze ans plus tôt : le costumier Angus Strathie imagine pour le personnage de fiction de l’univers DC une silhouette nettement plus dénudée, composée d’un soutien-gorge noir à lanières, d’un pantalon lacéré, de longs gants, d’un masque à oreilles de chat et d’une paire de bottes aux talons vertigineux. Une interprétation résolument plus Y2K de la super-héroïne, aussi controversée que le film qui l’accompagne.

Ces 5 moments mode iconiques, dans des films qui ne l'étaient pourtant pas
©CATWOMAN (2004) – Warner Bros. – Halle Berry dans le rôle de Catwoman portant un costume dessiné par Angus Strathie

Car si Catwoman peine sérieusement à convaincre lors de sa sortie, jusqu’à repartir avec quatre Razzie Awards (dont celui de la pire actrice pour Halle Berry), son costume connaît, lui, une destinée autrement plus glorieuse. Des années après avoir bondi sur les toits de Gotham, l’une des tenues portées par l’actrice rejoint les collections du Smithsonian National Museum of American History, où elle est aujourd’hui conservée comme objet de la culture populaire américaine. Une revanche mode assez savoureuse pour un film régulièrement cité parmi les adaptations de comics les moins réussies de son époque !

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