Plaisirs vintage, les pièces sur lesquelles le temps n’a pas de prise

Plaisirs vintage, les pièces sur lesquelles le temps n’a pas de prise

Plaisirs vintage, les pièces sur lesquelles le temps n’a pas de prise

Selon les experts, ces pièces de joaillerie et de maroquinerie rares et intemporelles méritent toute votre attention si vous souhaitez bâtir une collection destinée à traverser les générations

En exclusivité pour Oniriq, les experts de Collector Square nous dévoilent les pièces à suivre de près sur le marché de la joaillerie et de la maroquinerie. La chasse est ouverte !

Plaisirs vintage, les pièces sur lesquelles le temps n’a pas de prise

Bague tubogas, or jaune et cordiérite, Bulgari, circa 1980

Maille Précieuse

Inspirée de l’ère industrielle, la technique de la maille souple tubogas voit le jour dans les années 1950. Elle nécessite un savoir-faire spécifique, entièrement exécuté à la main, qui est aujourd’hui en voie de disparition.

Serpenti

Le modèle dit « Serpenti » apparaît dans les années 1940, principalement sous forme de montres-bracelets souples, rapidement décliné en colliers et bracelets. Dans la mythologie, le serpent est le symbole de l’éternel renouvellement. Une référence que Bulgari reprend à son compte, en décidant d’en faire l’emblème de l’audace créative de la maison.

Élégance à l’Italienne

Sophistiqués et pointus, les bijoux tubogas de Bulgari voient leur valorisation augmenter fortement depuis quelques années. Ainsi, une bague Serpenti tubogas en or jaune et topaze qui valait en moyenne en 1 890 € en 2019, vaut aujourd’hui près de 3 500 €.

Plaisirs vintage, les pièces sur lesquelles le temps n’a pas de prise

Broche Lion ébouriffé, or jaune et diamants Van Cleef & Arpels, circa 1960

Bestiaire

Thème phare de la joaillerie, les bijoux animaliers donnent à voir toute la palette créative des grandes maisons de la place Vendôme. Chaque maison a son animal totem : la panthère chez Cartier, le lion chez Chanel ou encore l’abeille chez Chaumet

Carnaval Ludique

La collection « La Boutique » a été lancée par VCA en 1954, initialement pour attirer une clientèle plus large en présentant de petits animaux à collectionner à des prix plus accessibles. Parmi eux, le Lion ébouriffé, le Chat malicieux et toute une ménagerie joyeuse.

Envolée

À l’arrêt depuis des décennies, les pièces issues de cette collection sont très recherchées. À titre d’exemple, le petit modèle du Lion ébouriffé s’achetait en moyenne 3 000 € en 2018 sur le marché de la seconde main, tandis qu’il peut atteindre près de 6 000 € aujourd’hui, sous réserve bien sûr d’un parfait état.

Plaisirs vintage, les pièces sur lesquelles le temps n’a pas de prise

Sac à main Constance, Hermès, cuir de crocodile vert émeraude brillant, circa 1980

Clin d’oeil

Créé à la fin des années 1960, le sac Constance doit son prénom à la fille que la créatrice a accueillie la même année.

Logomania

Reconnaissable avec son fermoir en forme de H en métal, le sac Constance assume fièrement ses origines. Pour le plus grand bonheur des fans de la maison.

Bon élève

Entre l’anse, qui permet un porté épaule ou bandou- lière, ses compartiments de rangement, et ses soufflets qui lui donnent une bonne contenance, le sac Constance coche toutes les cases de la vie active. Un sans-faute.

Coup de pouce

Bénéficiant d’un coup d’accélérateur de la communication d’Hermès, le sac Constance voit son prix boutique aligné sur celui des emblématiques Kelly et Birkin, et par la même occasion, sa désirabilité. Un boom (+ 23 % en un an), qui se ressent sur le marché de la seconde main, sur lequel les pièces en cuir s’échangent entre 6 000 et 15 000 €, et à partir de 25 000 € pour les peaux exotiques.

Plaisirs vintage, les pièces sur lesquelles le temps n’a pas de prise

Sac à main Kelly, Hermès, cuir box, circa 1990

Grace Kelly

Ce sac à main (Kelly, 35 cm) doit sa renommée à la princesse de Monaco, qui le portait contre son ventre lors de ses apparitions officielles pour dissimuler les dé- buts de sa grossesse. Une couverture médiatique inespérée pour Hermès, qui renomme le sac en hommage à Grace Kelly.

Le détail qui fait mouche

Destiné à un porté main, le Kelly fait peau neuve une première fois dans les années 1980 avec la création d’une bandoulière, puis en 2004 avec l’apparition du double dé à la base de la poignée permettant l’ajout d’une bandoulière. Un update indispensable pour adapter le sac aux portés actuels.

7

C’est le nombre de tailles que compte le Kelly : 15, 20, 25, 28, 32, 35, 40. Selon les marchés, la cote varie. En Asie, les petites tailles sont très recherchées, et à l’inverse, les 35 et 40 cartonnent aux États-Unis.

Colorama

Les couleurs dans lesquelles investir ? Les teintes signatures de la maison (noir, gold, étoupe), mais aussi les teintes flashy (rose, vert, orange). Le Graal ? Mettre la main sur une édition limitée, comme la version So Black produite entre 2009 et 2011, qui a pris près de 40 % en dix ans, ou des versions en peaux exotiques, de plus en plus rares.

Article rédigé par Marie-Caroline Selmer, à retrouver dans le numéro n°1 du magazine OniriQ.

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