Sheryl Lowe Jewelry : la joaillerie californienne qui fait souffler l’esprit de la Côte d’Azur sur Paris
Sheryl Lowe - Joaillerie de luxe - Lumière de Mer par Alice MASSON journaliste ONIRIQ
Sheryl Lowe Jewelry : la joaillerie californienne qui fait souffler l’esprit de la Côte d’Azur sur Paris
Fondatrice de la maison californienne Sheryl Lowe Jewelry, la créatrice américaine lance pour la première fois ses collections en France. À l'occasion de l'arrivée de sa collection "Lumière de la Mer" ode à la Riviera française et à l'esprit libre de la Côte d'Azur des années 1970.
Elle aurait pu rester maquilleuse sur les plateaux d’Hollywood, ou décoratrice d’intérieur dans les belles maisons de Los Angeles. Sheryl Lowe a choisi les pierres non pas par hasard, ni par reconversion mais parce que les bijoux l’habitaient depuis l’enfance, bien avant qu’elle sache quoi en faire. Vingt ans plus tard, sa maison californienne s’est imposée en silence dans le cercle très fermé de la joaillerie de luxe américaine, portée par des femmes comme Gwyneth Paltrow, Kate Winslet ou Cameron Diaz. Elle arrive aujourd’hui en France avec Lumière de la Mer, une collection solaire et méditerranéenne qui explique la genèse de l’univers Sheryl Lowe : libre, sensuel, et ancré dans le réel.
Sheryl and Puppy – fondatrice de la marque
Sheryl Lowe : California dreamin’, Riviera shinin’
Alice Masson : vous avez eu plusieurs vies avant la joaillerie. Comment en êtes-vous arrivée là ?
Sheryl Lowe : j’ai grandi dans le sud de la Californie, entre l’océan et l’énergie créative de Los Angeles, et j’ai toujours été attirée par la beauté, l’art et l’expression de soi. Après des études de mode, j’ai débuté comme maquilleuse dans l’industrie du cinéma, ce qui m’a offert une vie faite de voyages et de rencontres avec des artistes et des personnalités du divertissement.
Lorsque mes fils sont nés, j’ai mis ma carrière dans le cinéma entre parenthèses pour être davantage à la maison et je me suis tournée vers la décoration d’intérieur. Puis, lorsqu’ils sont devenus adultes, je suis finalement revenue vers ce qui m’avait toujours le plus fascinée : la joaillerie. Au cours des vingt dernières années, j’ai construit un univers qui m’est profondément personnel, ancré dans la spiritualité, le voyage et l’énergie émotionnelle des pierres.
Hollywood, la décoration, la joaillerie… le fil conducteur n’est pas évident à première vue. Mais à l’écouter, tout se tient : c’est toujours la même obsession pour les matières, les formes et ce qu’ils disent de soi.
D’où vient, concrètement, cette passion pour les bijoux ?
S. L : ma passion pour la joaillerie a commencé lorsque j’étais enfant. J’adorais les vêtements et les bijoux, et je volais souvent les pièces les plus extravagantes de ma mère avant de sortir discrètement. Je me souviens porter ses bottes go-go, son manteau de fourrure et ses diamants pour aller chercher des donuts.
L’anecdote fait sourire, mais pour Sheryl Lowe, le bijou a toujours été bien plus qu’un accessoire. C’est une façon d’occuper l’espace et d’affirmer quelque chose. Une conviction qui ne l’a jamais quittée.
« Pour moi, les bijoux n’ont jamais été seulement une question d’esthétique. J’ai toujours été attirée par les pièces qui portent une émotion, une histoire et une énergie. Adolescente, je peignais des jeans à la main et fabriquais des colliers de perles pour moi-même et mes amis. »
Lumière de Mer – Sheryl Lowe
La vocation se précise ensuite au fil des voyages, dans cette quête instinctive de matières brutes et vivantes?
S.L : Oui, à l’âge adulte, lors de mes voyages à travers le monde, je suis devenue obsédée par la collection de perles, de pierres imparfaites et de matériaux naturels qui semblaient vivants et uniques. Les perles que je collectionnais étaient à la fois des fragments de la terre et des lieux dont elles provenaient, mais aussi des souvenirs de tous les endroits où j’ai vécu ma vie.
Il m’a semblé naturel de les transformer en créations que je pouvais porter chaque jour et partager avec mes proches. Je suis devenue passionnée par le fait de créer des bijoux qui faisaient partie du quotidien des personnes que j’aime.
Gwyneth Paltrow, Kate Winslet, Cameron Diaz, Zoe Saldaña… Laquelle incarne le mieux l’esprit de la marque ?
S.L : (la question la fait sourire.) J’ai eu énormément de chance de voir tant de femmes inspirantes porter mes bijoux au fil des années, de Gwyneth Paltrow et Jennifer Aniston à Kate Winslet, Cameron Diaz ou encore Zoe Saldaña. Honnêtement, il y en a trop pour n’en choisir qu’une seule. Je pense qu’une facette différente de la marque parle à chacune de ces femmes.
Certaines se connectent aux messages contenus dans les talismans, d’autres sont attirées par l’élégance moderne de la ligne, tandis que d’autres encore sont touchées par l’énergie des pierres que je sélectionne. C’est le plus beau des compliments de voir ces femmes inspirantes se connecter à mes créations de manière si personnelle.
Où en sera la joaillerie de luxe dans dix ans ?
S.L : je pense sincèrement que l’avenir de la joaillerie de luxe deviendra beaucoup plus personnel, spirituel et intentionnel. Les gens s’éloignent des symboles de statut trop évidents et recherchent désormais des pièces qui résonnent véritablement avec eux sur le plan émotionnel et spirituel.
Mes créations sont pensées comme des talismans modernes, des bijoux qui ne sont pas seulement beaux à porter, mais qui portent aussi du sens, de la protection, de la force et de l’énergie. J’aime l’idée d’apporter une dimension plus spirituelle à la haute joaillerie. Pour moi, l’avenir du luxe ne consiste pas seulement à posséder quelque chose de beau. Il s’agit de porter quelque chose qui vous fait ressentir quelque chose.