Très attendue, la quatrième saison de La Chronique des Bridgerton s’apprête à faire son grand retour sur Netflix dès le 29 janvier 2026, avant une seconde partie dévoilée le 26 février. Centrée sur le personnage de Benedict, cette nouvelle saison s’annonce déjà comme l’un des rendez-vous culturels de l’hiver. Paris, choisie pour accueillir l’avant-première mondiale, s’est mise à l’heure britannique le temps d’une journée. Une apparition remarquée de Lady Whistledown a d’ailleurs ponctué l’événement, entre clin d’œil et mise en scène. Retour sur la saga Regency aux pays des merveilles.
La Régence : quand le bijou parlait avant la parole
Sur un fond de musique classique, le 14 janvier à Paris, quelque chose avait changé sur le tapis rouge. Pas d’éclat tapageur pour cette fois, ni de surenchère de bijoux spectaculaires. À la place, des perles portées très haut sur le cou, et des diamants. Un look tout droit ressorti de son grenier par la série culte, Bridgerton. Mais quid de cette ère du renouveau classique ?

La période Régence, qui s’étend de 1811 à 1820 en Angleterre, correspond à un moment charnière de l’histoire du bijou. Sous l’influence du futur George IV, la société aristocratique développe une véritable obsession pour les signes extérieurs de raffinement, mais dans une forme de retenue calculée. Contrairement aux fastes du XVIIIᵉ siècle, la joaillerie Regency privilégie la suggestion à l’excès.
À cette époque, les bijoux étaient porteurs de messages. Les camées sculptés, souvent inspirés de l’Antiquité, témoignent d’un goût pour l’érudition. Les médaillons renferment parfois des mèches de cheveux, transformant le bijou en relique sentimentale. Quant aux perles, elles incarnent la pureté, la continuité familiale et la respectabilité sociale. On raconte d’ailleurs que, dans les cercles aristocratiques londoniens, une jeune femme trop richement parée de diamants pouvait être jugée vulgaire, quand la perle, elle, restait irréprochable.
Pourquoi cette joaillerie fascine de nouveau

La série diffusée sur Netflix, Bridgerton, a largement participé à cette réhabilitation. La série a remis au goût du jour une vision romancée mais historiquement informée de cette époque. Une broche peut signaler un rang social, un collier trop audacieux peut trahir une ambition, une parure trop discrète devenir un acte de résistance silencieuse. Ce regard a profondément influencé la mode, la joaillerie… et désormais les tapis rouges.
La joaillerie Regency, mode d’emploi contemporain
Porter la joaillerie Regency ne veut pas dire se déguiser. Il s’agit d’en capter l’esprit avec des pièces qui s’expriment près du visage et du cou, zones centrales dans l’esthétique Regency. Les perles se portent isolées, parfois en boucle unique, parfois en ras-du-cou très épuré.

Cette joaillerie trouve naturellement sa place le soir, mais elle se glisse aussi dans le quotidien, à la manière des femmes Regency qui portaient parfois leurs bijoux comme des talismans, ces pièces deviennent aujourd’hui des marqueurs de style.
Les stars, ambassadrices d’un Regency moderne à Paris

Sur le tapis rouge parisien, plusieurs figures de Bridgerton ont incarné cette lecture contemporaine de l’esthétique Regency. Nicola Coughlan, fidèle à son goût pour les références romantiques, a opté pour une joaillerie lumineuse, portée près du visage, évoquant l’intimité et la délicatesse propres à cette période.
Golda Rosheuvel, dont le personnage de la reine Charlotte est indissociable d’une opulence maîtrisée, a sublimé le tapis rouge avec des bijoux à l’éclat aristocratique, rappelant la dimension politique du bijou Regency. À leurs côtés, Adjoa Andoh a incarné une élégance plus intériorisée, mais tous ont illustrés une même idée, celle d’une joaillerie qui souligne une posture.
L’avant-première parisienne de Bridgerton l’a confirmé, la joaillerie Regency est un luxe qui valorise l’histoire, l’émotion et la maîtrise.



