Le 1er juin 2026, Mario Ho et Xi Mengyao, dite Ming Xi, ont renouvelé leurs vœux lors d’une cérémonie à l’abbaye du Mont-Saint-Michel, sept ans après leur mariage civil. Ce jour-là, deux maisons ont coexisté sur la même silhouette : une robe de haute couture Dior, réalisée sur mesure et dont la fabrication aurait mobilisé plus de 600 heures de travail, et une parure Graff qui, à elle seule, a fait le tour des réseaux sociaux asiatiques avant même la fin de la cérémonie.

Ming Xi et Mario Ho : le mariage de l’année célébré au Mont-Saint-Michel
Graff au Mont-Saint-Michel : 100 carats portés comme une évidence
La veille, au dîner de bienvenue organisé dans un manoir normand, Ming Xi était apparue dans une robe pastel bleu poudré, et portait déjà un ensemble de haute joaillerie Graff dont le total dépasserait 100 carats ; boucles d’oreilles, bracelet, collier et bague. Le chiffre a immédiatement circulé, commenté comme le signe d’un engagement joaillier hors norme.



Pour le jour du mariage, la parure Graff complétait la robe Dior dans l’architecture de pierre de l’abbaye, sans chercher à la concurrencer. Une vision commune de deux maisons, deux langues et une seule cohérence.

Ce type de commande ne s’improvise pas. Chez Graff, la haute joaillerie est d’abord un exercice de lapidairerie et de construction : chaque bijou commence par une pierre, sélectionnée pour ses caractéristiques intrinsèques, puis dessinée de l’intérieur vers l’extérieur. Ce que Ming Xi portait au Mont-Saint-Michel n’était pas une parure de catalogue. C’était le résultat d’une sélection, pierre par pierre, menée avec la rigueur que la Maison applique depuis sa fondation.
Graff : soixante-cinq ans d’une seule obsession
Graff Diamonds est une maison de joaillerie fondée par Laurence Graff OBE à Londres au début des années 1960, spécialisée dans le négoce de gemmes historiques ou exceptionnelles. Son histoire commence à Hatton Garden, le quartier des diamantaires londoniens, où un enfant de l’East End apprend à quinze ans à récurer les sols chez son maître joaillier avant de finir par manipuler plus de diamants célèbres qu’aucun joaillier de son époque. En 1960, à vingt-deux ans, il fonde la Maison.
Graff a racheté le Lesotho Promise, un diamant brut de 603 carats transformé en vingt-six pierres d’exception, et le Wittelsbach-Graff, diamant bleu historique de trente et un carats. La critique Vivienne Becker résume le paradoxe de cette trajectoire : Laurence Graff a manipulé des diamants plus importants que n’importe quel autre diamantaire de notre époque, peut-être de tous temps.
Soixante artisans réalisent chaque bijou à Londres, du prototypage jusqu’au sertissage. C’est cette chaîne entièrement maîtrisée en interne, de la pierre brute à la pièce posée sur une table de joaillier qui distingue Graff de ses contemporains. La verticalité n’est pas un argument commercial. C’est la condition même de la précision qu’une parure de 100 carats exige.
Le mariage de Ming Xi et Mario Ho circulera longtemps dans les archives du moment : pour la robe, pour le lieu, pour la liste des invités. Mais ce que l’épisode révèle sur l’état de la haute joaillerie est peut-être plus intéressant que l’événement lui-même : à l’heure où les grandes maisons françaises dominent le récit de la place Vendôme, c’est une Maison londonienne, fondée dans une chambre de l’East End, qui habille l’un des mariages les plus commentés de l’été. Le ciel, disait le maître de Hatton Garden à son jeune apprenti, sera ta limite. Il avait tort.



