L’art en questions avec Fanny Sidney

L’art en questions avec Fanny Sidney

De sa toute première rencontre avec l'art lorsqu'elle était enfant à ses goûts artistiques désormais affinés qui l'aident dans son travail en cinéma, Fanny Sidney nous livre sa vision de l'art.

Devant ou derrière la caméra, elle cultive l’humour avec une forme de candeur irrésistible. Révélée dans la série Dix pour cent, la jeune femme, diplômée de la Fémis, s’essaye avec succès à la réalisation de séries aussi drôles que révélatrices des problématiques contemporaines de sa génération : Jeune et Golri et Brigade Mobile disponible actuellement sur Arte.TV.

Désirée de Lamarzelle : Une galerie dont vous aimeriez « emprunter » régulièrement les œuvres…

Fanny Sidney : Arts Factory dans le 11e à Paris. Piquer quelques planches de Joan Cornellà. Pardon, je corrige : toutes les planches de Joan Cornellà.

Désirée de Lamarzelle : L’artiste que vous suivez sur les réseaux sociaux.

F.S. : Chloé Wary, autrice de la BD Saison des Roses que j’adapte au cinéma. Son geste au feutre lui a valu le prix du public à Angoulême. Son insta (@chloewary) est un feu de joie.

Désirée de Lamarzelle : Une œuvre que vous ne comprenez toujours pas.

F.S. : Que s’est-il passé avec La Joconde ? Devrais-je dire : la toute petite, minuscule, microscopique Joconde.

Désirée de Lamarzelle : Si vous étiez un tableau…

F.S. : De l’art brut. Un paysage marin de Paul Amar en coquillages peints. La folie, l’obsession, la joie, l’enfance, le feu d’artifice, le n’importe quoi qui devient un monde, les bris de vies qui deviennent de l’art.

sidney 2 L’art en questions avec Fanny Sidney

Désirée de Lamarzelle : Quel(le) artiste aimeriez-vous inviter à dîner chez vous ?

F.S. : Theo Jansen. « Vous reprendrez bien un peu de moussaka, mon cher Théo, avant que nous allions sur la plage faire rouler sous le vent l’une de vos créatures cinétiques. »

Désirée de Lamarzelle : La dernière fois que vous avez été interpellée par une œuvre.

F.S. : Les Nymphéas de Monet. C’est quand même un peu autre chose que La Joconde.

Désirée de Lamarzelle : Si vous deviez poser nue ?

F.S. : D’accord, mais que pour faire une Nana de Niki de Saint Phalle.

Désirée de Lamarzelle : Un(e) objet/œuvre/tableau qui vous plonge dans votre enfance ?

F.S. : Les toiles de ma mère. L’odeur de la térébenthine. Enfant, il m’arrivait de ramasser avec elle dans la rue des objets pour ses œuvres. Des cadres de vélos rouillés, des poupées disloquées échouées dans le sable. Un jour, sur le chemin de l’école, on a tout bonnement volé un pavé.

Article rédigé par Désirée de Lamarzelle, à retrouver dans le numéro n°1 du magazine OniriQ.

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