OniriQ Fashion Show, de retour à Paris

ONIRIQ FASHION SHOW : De retour à Paris

OniriQ Fashion Show, de retour à Paris

Une demi-année après son lancement, l’OniriQ Fashion Show peut revendiquer un certain succès. De Paris à Cannes, en passant par son édition Cruise à Ibiza et Saint-Tropez, le magazine compte désormais, dans ses archives, quelques OFS de qualité. Récemment, l’événement a fait son retour dans son berceau parisien avec quatre designers de talent.

Le 23 septembre dernier, au Bridge Club – Pont Alexandre III, en marge de la Fashion Week prêt-à-porter femme printemps-été 2025, OniriQ a rassemblé les siens autour de quatre designers prometteurs : la maison coréenne Kelly Shin menée par Shin Soo-jin, la talentueuse créatrice libanaise Abeer Stouhi et sa marque Glamoda, le maroquinier novateur Guillaume Larquemain ainsi que la passionnée de l’artisanat Alex Dojčinović et ses pièces griffées Lei Lou.

Kelly Shin : repousser les limites du luxe

ONIRIQ FASHION SHOW : De retour à Paris

Une femme aux valeurs d’acier et au style irréprochable. En 2009, Shin Soo-jin se fait connaître avec Dint, sa marque de prêt-à-porter. À travers cette ligne, elle redéfinit la femme moderne avec des créations à la fois riches et accessibles. Après avoir conquis le monde de la mode, elle va encore plus loin en lançant cette fois Kelly Shin en 2017, une marque plus affirmée, d’une qualité encore plus élevée, offrant aux femmes une expression de soi audacieuse. Lors de l’OniriQ Fashion Show, elle a révélé ses dernières silhouettes, placées sous le signe de l’émancipation féminine.

2 QUESTIONS À… Shin Soo-jin

Tom Kuntz : Vous êtes déjà une habituée des défilés. On se souvient de votre passage remarqué lors de la Korean Fashion Week. À présent, la capitale de la mode vous tend les bras. Qu’est-ce que ce défilé a de différent pour vous ?

Shin Soo-jin : Ce défilé est particulièrement impressionnant car il marque la présence de la marque Kelly Shin à Paris, la capitale mondiale de la mode. Plus qu’une simple présentation de collection, il s’agit d’un moment unique pour partager la philosophie de design de Kelly Shin et l’histoire distinctive de la marque sur une scène élargie. C’est aussi un nouveau défi pour exprimer l’ingéniosité de la marque à l’échelle internationale. À travers ce show, j’espère transmettre un message inspirant qui résonnera auprès de différentes cultures et publics, en leur offrant une nouvelle source d’inspiration.

Tom Kuntz : Que voulez-vous que les spectateurs retiennent de votre nouvelle collection ?

Shin Soo-jin : La collection SS25 de Kelly Shin, intitulée « To the Shore », s’inspire du thème de la mer profonde. Tout comme la nature révèle des couleurs uniques, des profondeurs de l’océan jusqu’à la côte, cette collection illustre le parcours des femmes découvrant leurs propres nuances à travers leurs expériences et leurs choix. À travers le processus de réalisation de leur potentiel et de découverte de leur vraie couleur, j’espère qu’elles deviendront des femmes entreprenantes, sûres d’elles-mêmes et qui s’aiment pleinement.

ONIRIQ FASHION SHOW : De retour à Paris

Dans sa démarche pour sublimer l’essence des profondeurs marines, la créatrice Shin Soo-jin s’approprie le manteau long dans un tissu évoquant la texture fluide des vagues. Quinze jours de production plus tard, le « Slim Pintuck Coat » apparait.

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Glamoda Style : cap vers la mer

Une femme à poigne. C’est ainsi qu’Abeer Stouhi est connue au Liban, et de plus en plus dans le reste du monde. En 2018, inspirée par son riche héritage, elle fonde Glamoda Style, une marque rapidement plébiscitée. Depuis six ans, Abeer enchante les femmes de son pays avec des créations élégantes. En février dernier, elle ouvrait la première édition de l’OniriQ Fashion Show à Paris. Aujourd’hui, elle revient au Bridge Club avec une collection tout aussi puissante.

2 QUESTIONS À… Abeer Stouhi

Tom Kuntz : En février dernier, vous défiliez déjà avec OniriQ. En sept mois, diriez-vous que vous avez évolué en tant que designer et entrepreneuse ?

Abeer Stouhi : Avancer dans le parcours de designer et d’entrepreneuse a été pour moi un défi constant, me poussant à dépasser mes limites. Ces sept derniers mois m’ont propulsée vers de nouveaux sommets, m’incitant à toujours m’améliorer, enrichir mes expériences et élargir mon réseau. C’est un engagement envers la croissance, l’apprentissage du passé et la recherche continue de la meilleure version de moi-même.

Tom Kuntz : Votre dernière collection est tout à fait différente de la précédente. Comment expliquez-vous ce revirement artistique ?

Abeer Stouhi : Chaque collection doit incarner des énergies nouvelles et une singularité, se distinguant de la précédente tout en maintenant l’identité de la marque. Pour Glamoda, l’élégance et l’originalité sont nos pierres angulaires, enrichies par une résurgence des esthétiques vintage. Peu importe le thème, notre objectif est de célébrer notre héritage tout en apportant quelque chose de nouveau. Notre dernière collection, « Sea Diaries », puise son inspiration dans l’intemporel thème nautique. Bien que l’esthétique marine ne soit pas nouvelle, nous l’avons réinterprétée avec notre touche spécifique, alliant éléments classiques et designs frais pour créer une allure distinctive et sophistiquée.

Glamoda Model OniriQ Fashion Show, de retour à Paris

Sur le podium, Glamoda dévoile un ensemble deux pièces, chemise et short en soie, à imprimé rayé : blanc cassé, noir, et une touche d’un jaune soleil, pour compléter les détails nautiques comme la ceinture corde.

ONIRIQ FASHION SHOW : De retour à Paris

Guillaume Larquemain : maroquinier d’avenir

Designer de formation et diplômé de l’école Boulle, à Paris, Guillaume Larquemain a fait son entrée dans le monde de la mode fin 2021. Sa marque éponyme a rapidement pris, grâce à une idée prometteuse : repousser les limites de la conception de maroquinerie. Pour ce faire, et en s’inspirant du travail de Philippe Starck, il donna naissance à son produit signature, un sac design en forme de pépin confectionné à partir de toile de pomme. Au détour de ses nombreuses collaborations, défilés et remises de prix aux États-Unis, il a dévoilé ses nouveaux modèles lors du dernier OniriQ Fashion Show.

2 QUESTIONS À… Guillaume Larquemain

Tom Kuntz : Vous avez défilé à Los Angeles lors de la Vegan Fashion Week. En quoi était-il important, pour vous, d’investir Paris ?

Guillaume Larquemain : J’ai défilé à Los Angeles pour la première fois l’année dernière. À cette occasion, Maggie Baird, la mère de Billie Eilish, a découvert et adopté mon sac Seed. Mais, pour moi, Paris reste la capitale de la création. Tous mes sacs sont confectionnés artisanalement en France. J’ai l’honneur d’être invité par Saint James pour dessiner une collection capsule de vêtements pour 2025. La Fashion Week de Paris était donc idéale pour présenter une sélection de pièces en avant-première.

Tom Kuntz : Que pouvez-vous nous dire sur vos nouveaux modèles de sacs que vous avez présentés lors de l’OniriQ Fashion Show ?

Guillaume Larquemain : Mon sac Week-End en forme de pépin plaît beaucoup. Les femmes aiment sa légèreté et sa résistance. J’ai dessiné le Mini Duffle pour accompagner leur quotidien en perpétuel mouvement. Ce nouveau sac à main est présenté en trois finitions : toile de pomme avec notre motif exclusif noir, toile de pomme effet denim et velours de pomme camel.

ONIRIQ FASHION SHOW : De retour à Paris

En clôture de son défilé, Guillaume Larquemain a choisi le mannequin Julie Tuzet pour sublimer son sac Mini Duffle. Ce dernier, confectionné en Normandie, dévoile un motif exclusif en toile de pomme noire.

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Lei Lou : d’artisanat et de design

Fondée au cœur de l’Europe, l’histoire de Lei Lou by Alex débute avec une passion profonde pour l’artisanat et le design intemporel. Alex Dojčinović, qui baigne dans la mode depuis son adolescence, commence à vendre ses créations dès l’âge de 15 ans. À l’université, elle lance sa propre entreprise et fait de Lei Lou la marque de mode leader en Croatie, reconnue pour ses matériaux de qualité et son élégance intemporelle. Aspirant à faire rayonner la mode croate sur la scène internationale, elle a, elle aussi, investit le Bridge Club le 23 septembre dernier, sous l’égide d’OniriQ.

2 QUESTIONS À… Alex Dojčinović

Tom Kuntz : Il s’agissait de votre tout premier défilé à Paris. En tant que designer, était-ce un rêve ou un objectif pour vous de conquérir la capitale lors d’une semaine aussi importante que celle de la Fashion Week ?

Alex Dojčinović : Ma première à Paris a été à la fois un rêve et un objectif. Pour nous, designers, Paris représente depuis toujours l’apogée de la créativité et de l’innovation en matière de mode. Une ville avec un héritage incroyable. Cependant, je l’ai aussi abordée comme un objectif concret, un jalon à atteindre avec dévouement et vision. Voir mon travail sur les podiums parisiens était donc un rêve, mais aussi l’aboutissement de plusieurs années de planification et de travail acharné.

Tom Kuntz : Vous avez présenté des robes de soirée pour des femmes libres, riches de sensualité et déterminées. Comment vous identifiez-vous à ces créations ?

Alex Dojčinović : Je m’identifie aux valeurs de succès, de sensualité et de détermination que ma mode incarne. En tant que designer, je souhaite que mon travail reflète la résilience et la confiance, des qualités que je valorise en moi-même et que j’aime révéler chez les autres. Chaque pièce est pensée pour être portée et accessible, avec une gamme de prix entre 99 et 699 €. Tout est fabriqué en Europe avec les plus beaux tissus italiens, ce dont nous sommes très fiers. En bien des façons, ces créations sont une extension de mon propre parcours, symbolisant le courage et la détermination nécessaires pour concrétiser ma vision sur le podium.

ONIRIQ FASHION SHOW : De retour à Paris

Coupe bustier, détails floraux et design minimaliste, la robe Georgia a fait sensation sur le podium. Sa silhouette met en valeur le savoir-faire artistique raffiné de la maison Lei Lou avec un tissu scuba de haute qualité.

Article à lire dans le n°10 d’OniriQ Magazine

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