La nouvelle ère de Balmain, comme l’indique Olivier Rousteing… Le premier chapitre d’un livre encore neuf que le directeur artistique a dévoilé lors de son défilé pour l’automne-hiver 2025-2026. Mêlant à la fois le passé, le présent et le futur prometteur de la griffe, les 51 silhouettes ont sans nul doute mis d’accord l’ensemble du parterre mode de la Fashion Week de Paris. Focus.
Une histoire d’évolution
Si vous vous demandez pourquoi la maison Balmain prend un nouveau tournant aujourd’hui, c’est en réalité très simple. Le voyage de la femme Balmain, et de son entité de manière générale, trouve son cap suite à une révélation. « Après 14 ans, j’ai grandi, ma confiance a grandi, et j’ai compris que la véritable présence réside dans l’authenticité et la constance », confesse Olivier Rousteing.
C’est bien connu, le fondateur originel lui-même, Pierre Balmain, ne reculait devant rien. Avec cette nouvelle proposition pour l’automne-hiver, celui que l’on surnomme OR veut s’approcher au plus près de ce supplément d’âme. « Je veux montrer une autre forme de confiance, une autre opulence, une autre séduction. C’est cela, selon moi, la beauté de la mode – la beauté de mon parcours : oser, créer et toujours chercher à se réinventer », ajoute-t-il. Un esprit audacieux et confiant que l’on peut, aujourd’hui, lui conférer plus que de raison.
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Structure, bottes, savane et ceintures
Dans cette collection, dévoilée le mercredi 5 mars au sein de la Grande Halle de la Villette, Olivier Rousteing nous a fait découvrir une sensualité s’exprimant autrement que d’habitude. Ici, pas besoin de jouer avec la nudité ou la dentelle. Oh non ! La structure et les détails priment. Dans une discussion artistique presque intime, Rousteing mêle indéniablement ses codes à ceux de Monsieur Balmain : « une touche d’Afrique qui rencontre Paris, une fusion d’origines qui crée une tension palpable », comme l’assure un communiqué officiel.

Plus audacieuse et puissante que jamais, la femme Balmain devient aventurière, s’affranchit des codes et passe de la rue à la savane en un changement de souliers. Elle adopte l’imprimé animal avec des rayures de zèbre ou des taches de vache qui coulent sur ses robes et manteaux oversize. Plus sauvage encore, sur d’autres pièces, des intégrations techniques de petites tuiles en résine rendent un effet crocodile en 3D bluffant.
Pour le vestiaire urbain, cette fois, Olivier Rousteing impose le gris comme tendance phare, rayonnant sur le podium aux côtés d’autres itérations de bordeaux , d’orange et de rouge. La construction est plus forte, imposant des lignes directrices tantôt imposantes, tantôt tranchantes. Les cabans deviennent XXL, les jupes se doublent de pantalons, les cols couvrent l’entièreté du cou, et ainsi de suite.

Le rayon des accessoires n’est, lui aussi, pas en reste. Les bottes, lisses ou retroussées, prennent des airs de cuissardes que l’on se languit déjà d’ajouter à nos paniers. Rien que pour les sacs, il faudrait un article à part entière tant ils sont nombreux : la silhouette ceinturée et ajustée de l’Anthem, le volume ultra-moelleux du Sync, le design du Shuffle avec son corps structuré façon bustier et la forme voluptueuse de l’Ebène avec son profil en demi-lune et sa poignée courbée en bois.
Redécouvrez l’intégralité du défilé femme prêt-à-porter automne-hiver 2025-2026 de Balmain, par Olivier Rousteing, ici.



