OniriQ Fashion Show : Première !

ONIRIQ FASHION SHOW
©LAURENT HOU

OniriQ Fashion Show : Première !

Pour la première fois depuis sa création, OniriQ devient un tremplin pour les nouveaux visages de la mode. Habitué à ce milieu, le magazine se lance dans l’organisation de ses propres défilés, en sélectionnant des designers prometteurs, des invités sélects, un lieu d’exception et des partenaires de qualité. Découvrez le OniriQ Fashion Show, premier d’une longue série.

C’était une première, un coup d’essai qui ne promettait pas forcément un coup de maître. Il y a quelques mois, l’idée d’organiser des défilés en marge de la Fashion Week est apparue dans les têtes créatives de la rédaction parisienne. Ayant déjà tenté l’expérience au gré des Villas Forbes ainsi qu’à Ibiza, l’exercice semblait réalisable. Mais cette fois, le concept fut tout à fait différent : servir de plateforme à des talents encore méconnus du grand public afin d’amplifier la voix de leur marque et leur permettre de faire défiler leurs créations au sein de la capitale.

Plusieurs mois sont passés et la sélection de designers a pu officialiser ce projet naissant. Trois noms en sont ressortis : la marque libanaise Glamoda Style, celle spécialisée dans les chapeaux, Maison Laurette, et enfin l’experte de l’upcycling dans la maroquinerie, Thalie Paris.

Ayant trouvé ce panel de créateurs, il ne restait plus au magazine qu’à organiser un événement digne de ce nom, en pleine semaine de la mode féminine. Le mercredi 28 février, près des bords de Seine, dans l’enceinte du Bridge Club Pont Alexandre III, la magie n’avait plus qu’à opérer. Devant plus de 300 personnes, spécialistes de la mode, journalistes et photographes, acheteurs, ainsi que directeurs de marques et célébrités internationales, chacune des collections a pu être admirée et décortiquée à sa juste valeur. Une première saluée par les convives qui augure un futur radieux dans le monde de la mode pour votre magazine.

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Glamoda Style : designs uniques et haute qualité

En 2018, Abeer Stouhi, travailleuse sociale de profession, se jette dans le grand bain. Passionnée depuis des années par les lignes de mode classiques et élégantes, elle se décide à lancer sa propre marque. Bien qu’elle n’ait aucune formation formelle dans le domaine, Abeer rencontre un succès fulgurant avec ses costumes élégants et féminins.

La femme d’affaires originaire du Liban s’inspire de son héritage. Selon elle, les femmes de son pays sont connues pour leur élégance sans égale, leur détermination sans faille et leur goût prononcé pour la mode sophistiquée.

Lors du premier OniriQ Fashion Show, Abeer Stouhi a ouvert le bal des designers avec sa collection « Elsa » et s’est confiée par la suite.

2 questions à… Abeer Stouhi

Il s’agissait de votre tout premier défilé à Paris, n’est-ce pas ? Comment était-ce ?

Abeer Stouhi : C’était une première pour nous. Paris est connue pour être le rêve de tous les designers. Chez moi, au Liban, il existe beaucoup de designers qui font défiler leurs collections lors de la Fashion Week de Paris, mais ce n’est accessible qu’aux grands noms et aux maisons de haute couture. En tant que marque libanaise de prêt-à-porter, c’était une excellente occasion pour nous de montrer nos créations. Qui sont, par ailleurs, toujours associées au charme et au glamour de la Parisienne.

Comment décririez-vous cette collection que vous avez présentée ?

A.S. : Elle s’intitule « Elsa » et, pour moi, il s’agit clairement du reflet de la marque Glamoda. En d’autres termes, une élégance intemporelle où se rencontrent féminité et force. Je me suis notamment inspirée d’icônes qui me sont chères : Grace Kelly et Audrey Hepburn.

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Cette silhouette s’inspire du look de Grace Kelly dans son film Mogambo, d’après la designer. L’ensemble deux pièces se compose d’une veste de blazer courte, resserrée à la taille par une ceinture croisée, et d’un pantalon fluide. Le tout dans un lin doux blanc pour refléter l’élégance pure et la grâce d’une femme Glamoda.

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Maison Laurette : artisan d’art

C’est une histoire de famille pas banale. En 2018, Laure Fessard fonde sa marque spécialisée dans le chapeau à Paris puis s’installe rapidement à Deauville. Le nom de cette dernière, Maison Laurette, rend directement hommage à sa grand-mère, elle-même chapelière basée à Bruxelles pendant l’entre-deux-guerres.

Dans ses créations, elle s’inspire du chic incomparable des femmes des années 20 et 30, décline le style rétro sur de nombreuses pièces et développe également des modèles plus dans l’air du temps pour répondre à toutes les demandes de ses clientes et clients. En 2023, sa maîtrise traditionnelle de la chapellerie et son savoir-faire se concrétisent en la propulsant vers le prestigieux titre d’Artisan d’art. Un an plus tard, elle se décide à faire défiler ses créations.

2 questions à… Laure Fessard

On voit très rarement des chapeliers dans des défilés. Qu’est-ce que cela représente pour vous d’avoir pu montrer votre art ?

Laure Fessard : En effet, c’est compliqué de faire défiler une marque de chapeaux. C’était très émouvant, je n’ai pas réalisé jusqu’au moment où la première mannequin est sortie. En lançant ma marque, je ne pensais pas un jour avoir une telle opportunité. Mais chaque chose arrive et on essaie toujours de viser plus haut.

Sur quoi vous êtes-vous basée pour imaginer ces chapeaux inédits présentés au Bridge Club Pont Alexandre III ?

L.F. : C’était un amas de beaucoup d’idées et d’inspirations de différentes époques. J’ai travaillé la dentelle, j’ai repris les formes clochantes à la Audrey Hepburn en jouant également sur d’autres plus modernes avec les fédoras.

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Sur le podium, le modèle Inaya de Maison Laurette a subjugué les invités. Plus qu’un chapeau, cet art qui se porte dévoile une dentelle sculptée et mise en forme à main levée. Pour réaliser ce chapeau, il faut compter sur un trio de matières : feutre de laine, sisal et dentelle guipure.

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Thalie Paris : la haute maroquinerie alternative

Fondée en 2020, dans le 16e arrondissement de Paris, la marque Thalie propose une nouvelle interprétation du monde des sacs. Sa créatrice, Nathalie Dionne, a un souhait qui lui tient à cœur : utiliser des matières à faible impact carbone.

Début 2023, elle dévoile sa première collection réalisée à partir de cuir marin. Et plus particulièrement de cuir de saumon, provenant du recyclage alimentaire. Suite à sa participation en tant que designer à l’OniriQ Fashion Show, nous l’avons rencontrée au Printemps Haussmann où elle expose ses créations dans un pop-up.

2 questions à… Nathalie Dionne

Que représentait, pour vous, le fait de faire défiler vos créations à Paris ?

Nathalie Dionne : Une énorme amplification de la marque, sans aucun doute. Il s’agissait de notre premier défilé. On a pu rassembler nos partenaires, amis, et d’autres professionnels. Les retours aussi ont été fous. Aujourd’hui, on en a tellement qu’on a du mal à répondre à tous les messages. Donc beaucoup de visibilité, une véritable propulsion mais également de nouvelles commandes.

Quelle a été l’inspiration principale de la collection ?

N.D. : Pour le défilé OniriQ, nous avons dévoilé nos prochains sacs de l’automne-hiver 2024. On s’est notamment inspirés de notre collection iconique « Sushi », avec son patchwork signature triangulaire, et nous l’avons déclinée sur des pièces du soir, toujours en upcycling avec des stocks dormants. Avec ces nouveautés raffinées et énergiques, on vise davantage la génération Z qu’avec les autres icônes de notre marque.

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Dans sa collection, Thalie a dévoilé sa nouvelle pochette Amour rouge, aux finitions dorées et au fermoir en forme de cœur. Sa toile est fabriquée dans le cuir de saumon recyclé signature de la maison. Entièrement réalisée à la main en Italie, elle nécessite un savoir-faire complexe et environ 8 heures de travail.

Découvrez l’intégralité de l’article OniriQ Fashion Show : Première ! dans le numéro 7 d’OniriQ.

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