Gucci marque un retour aux sources resplendissant pour son défilé croisière 2026

Gucci marque un retour aux sources salvateur pour son défilé croisière 2026

Gucci marque un retour aux sources resplendissant pour son défilé croisière 2026

Florence, 15 mai 2025. Gucci investit sa ville d'origine lors de son défilé croisière sous le signe de la renaissance. Grosse fourrure et bijoux somptueux, la maison italienne parvient à s'approcher au plus près de la beauté. Décryptage.

Véritable ode au concept de réminiscence, le défilé croisière 2026 Gucci se déroulait à Florence, au cœur du Palazzo Settimanni, berceau de la maison et de ses archives. Après le départ de Sabato de Sarno en février dernier et l’arrivée prochaine de Demna, Gucci prend un tournant décisif en se plongeant dans sa « substantifique moelle », celle d’une histoire passionnante commencée en 1921.

Quarante et un looks étaient donc présentés à un public d’amis fidèles et d’égéries phénomènes, l’acteur Paul Mescal ou le chanteur Aliocha Schneider entre autres, venant refléter l’esprit d’une communauté. Avec grâce, Gucci réussit le pari d’incarner ce faste italien si prisé qui bouscule avec des coupes amples et des costumes bien taillés. Exit la discrétion, Gucci joue sur le maximalisme et livre une partition poétique comme un hommage aux époques traversées (et à venir)…

Partir pour mieux se retrouver

Après son passage à Londres en 2024, le défilé Croisière Gucci marquait un retour attendu à Florence, ville d’origine du créateur Guccio Gucci. Au sein de ce cadre hautement symbolique, Gucci s’inspire des richesses de la cité toscane dont le nom provient du latin florere, « fleurir » en français, appellation déclinée via les motifs floraux omniprésents.

Florence se place ici comme pierre angulaire d’une identité, celle d’une maison historique qui transforme le vêtement en une forme d’expression à part entière. Pour célébrer son patrimoine séculaire, Gucci posait ses valises entre les murs du Palazzo Settimanni, centre névralgique de la création où les archives de la maison sont minutieusement conservées. Lieu vivant, lieu vibrant, le palais symbolise bien plus qu’un site historique, il rend hommage à des décennies d’artisanat. « Car, comme toujours, Gucci est Florence, et Florence est Gucci ».

Gucci marque un retour aux sources salvateur pour son défilé croisière 2026
©GUCCI

Silhouettes affirmées et bling bling revendiqué

Dans la continuité de ses collections, Gucci reprend ses codes et les modernise d’où l’utilisation des archives. Lorsque les mannequins marchent, les images affluent. On pense alors à la figure de la bourgeoise et à l’opulence un peu kitsch des années 1970. S’ajoute à cela la figure de la « working girl » des années 1980 qui découvre les joies du capitalisme. De fait, la fourrure déborde, les lunettes aviateur en imposent, les talons claquent et les cheveux sont en désordre (en apparence). Le style devient une arme ultime pour se faire une place dans la société contemporaine.

Des décennies de mode sont ainsi traversées et revisitées par la maison avec en fond, la ville de Florence, haut lieu de la production textile. Brocards, jacquards, soies et velours sont travaillés avec maîtrise à travers des looks oscillant entre ostentation et minimalisme. Gucci met l’accent sur la superposition avec une profusion de dentelles, strass et broderies, métaphore des époques convoquées par le label.

Un sens du style revendiqué et marqué par la «sprezzatura » autrement dit l’art de s’habiller sans effort, sans calcul. Hérité des courtisans de la Renaissance, cet état d’esprit fut repris assidûment par Gucci via des créations empreintes de sophistication mais aussi d’un naturel inné. Des blouses XXL aux leggings en velours, la collection croisière mêle habilement contemporain et vieilles références.

Gucci marque un retour aux sources salvateur pour son défilé croisière 2026
©GUCCI

Des accessoires entre tendance et héritage

Fil conducteur immuable, le motif emblématique du monogramme « GG », habite l’ensemble de la collection tandis que le « G » stylisé se modernise, présent sur des boucles de ceinture, des incrustations et les talons des souliers. Gucci assoit d’autant plus sa puissance en matière de maroquinerie – point de départ de la maison à Florence – en déployant ici des constructions souples, décontractées et donc faciles à porter à l’image du demi-mors ou du sac vanity. Dernier it-bag en date ? Le nouveau sac Gucci Giglio, hommage à la métropole italienne ainsi qu’au lys (giglio en italien), emblème de la cité depuis le Moyen-Âge.

Côté haute joaillerie, Gucci dévoile sa collaboration avec Pomellato, intitulée Monili – terme italien signifiant « bijoux » – et inspirée des archives de la maison datant de 1984. Cette capsule associe cuir, or et diamants dans un collier et une minaudière illustrant le sens du détail issu de deux institutions italiennes iconiques. Après avoir remercié Florence pour son aura à jamais onirique, Gucci clôturait son défilé avec originalité en laissant les mannequins se mouvoir vers la place centrale, une manière de retourner à la rue, source inépuisable d’inspiration…

Le défilé Gucci croisière 2026 est à voir ici.

Gucci marque un retour aux sources salvateur pour son défilé croisière 2026
©GUCCI

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