On la moquait avant. Considérée comme l’élément pompeux de l’habit du dimanche trop longtemps, la cravate se fait résolument peau neuve. N’importe quel fashionista pourra vous l’affirmer : il s’agit là de la nouvelle obsession mode du moment. Alors pour suivre les tendances comme il se doit, OniriQ vous livre ses cravates favorites : de l’abordable au luxe, pour rendre vos looks studieux à souhait.
L’histoire de la cravate, d’hier à aujourd’hui
Certains la pensent française, à l’instar de la lavallière, descendante de l’intellectualisme propre au drapeau tricolore. Mais, en réalité, la cravate nous vient du monde austro-hongrois de l’époque. Au XVIIᵉ siècle, les mercenaires croates, surnommés les « cravates », portaient un foulard noué autour du cou servant à la fois de signe distinctif et de protection contre le froid.
En arrivant en France pour servir Louis XIII, ces derniers perdirent vite le monopole du port du foulard, se le faisant voler par l’élite française. Très rapidement, l’accessoire militaire se transforme en symbole d’élégance et de raffinement à la cour jusqu’à inspirer Louise de La Vallière quelques décennies plus tard avec sa déclinaison volante.

Rendue au XIXᵉ siècle, la cravate se formalise avec la création du costume masculin moderne. Les « gentlemen » l’arborent fièrement tandis que les dames portent dentelles, rubans et étoffes autour du cou par mimétisme. Plus loin, dans les années 1920, l’industrie textile décline les premiers modèles à coupe droite, puis les décennies suivantes en feront un accessoire identitaire. Conservatrice pour les anciens, rebelle pour les plus jeunes avec notamment le power tie rouge des années 1980, la cravate connaîtra bien des changements dans nos vestiaires jusqu’à aujourd’hui.
Ces dernières années, il faut l’avouer, rares étaient ceux à l’assumer dans un look hors de l’open space. « Ringarde », « trop vintage », « trop corporate »… La cravate n’avait plus la cote. Désormais, elle quitte ses fonctions 100 % professionnelles pour s’inviter sur les podiums, dans la rue, et entrer dans les tendances mode actuelles.
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De l’automne-hiver au printemps-été
Ces derniers mois, la cravate semble avoir retrouvé ses lettres de noblesse. De Paris à Milan, en passant par Londres et New York, nombreux sont les designers à frôler l’officewear avec cet accessoire formel. Dans les collections de l’automne-hiver 2025-2026, on retrouve de grands noms : Amiri avec ses débuts féminins également corporate, Ferrari avec ses tailleurs fourrures et cravates, Louis Vuitton lors de la collaboration entre Pharrell Williams et Nigo, ainsi que Paul Smith et ses imprimés British.

Au printemps-été, la chemise et sa fidèle cravate seront également de mise. La signature nous suivra donc au retour des beaux jours, à notre plus grand plaisir. Dans les différents vestiaires, elle se décline encore de mille façons : 3.Paradis rend la cravate ultra-colorée avec du rose ou de l’orange, Boss la fait passer de chaque côté du col sans la nouer, Dior sous l’impulsion de Jonathan Anderson la rend rebelle tantôt à l’envers, tantôt enroulée dans un serrage inédit, et ainsi de suite.

La sélection de cravates d’OniriQ
Comme notre titre l’indique, cet accessoire transformera votre look. Et pour ceci, pas forcément besoin de casser votre tirelire. Pour faciliter votre session shopping, version tie addiction, OniriQ vous sélectionne ses cravates préférées du moment : tantôt pour petits budgets, tantôt pour ceux amateurs de belles pièces…
Dans les modèles à petits prix, tout d’abord, on vous propose nos deux favoris à moins de 20 € : la cravate bleu marine, avec son logo façon université, de chez Asos Design ainsi qu’une rayée, plus officecore, à retrouver dans les rayons de Bershka. Légèrement plus chères, mais encore largement rentables, on cite la version en soie tricolore de la marque lyonnaise Bexley, mais également celle rouge sombre de chez Hugo Boss. Enfin, avant de passer à ses homologues luxueuses, on vous propose la cravate écrue The Frankie Shop à moins de 100 €.
De gauche à droite :
Cravate à motif brodé ASOS DESIGN sur Asos – 19.99€
Cravate en soie mélangée à rayures HUGO BOSS – 49.95€
Cravate soie rayée vert bleu et écru BEXLEY – 34€
Cravate en soie rayée Lene THE FRANKIE SHOP – 95€
Cravate à rayures BERSHKA – 15.99€
Pour ceux voyant la cravate comme une extension directe d’un look, vous pourriez alors être tentés d’investir dedans autant que pour une veste ou une chemise… Pour cela, nos très chères maisons répondent à l’appel en vous proposant des dizaines et des dizaines de modèles, explorant chacun à leur façon les codes de leur propre griffe au travers du bout de tissu.
Notre crush absolu ? Certainement la cravate tressée en cuir d’agneau Intrecciato signée Bottega Veneta, fruit de son expertise italienne unique. Dans un autre style, Louis Vuitton tombe dans le preppy avec un modèle vert à rayures studieux (que l’on verrait tout autant à Harvard qu’à Poudlard par-dessus la chemise d’un Serpentard).
Toujours dans les rayures, Ralph Lauren s’aventure dans un duo jaune et bleu séduisant tandis que la maison Dior se la joue frileuse, mais sûre, avec sa cravate Dior Club et ses lignes bleu marine, rouge et blanche. Pour clôturer cette sélection, qui de mieux que Vivienne Westwood réinterprétant le tartan dans un rouge-rose tendance avec quelques itérations de son célèbre Orb (logo combinant le globe royal britannique et l’anneau de Saturne).
De gauche à droite :
Cravate en cuir Intrecciato BOTTEGA VENETA – 850€
Cravate Stripes Écu LOUIS VUITTON – 230€
Cravate unisexe bordeaux VIVIENNE WESTWOOD sur Zalando – 105€
Cravate étroite en soie rayée POLO RALPH LAUREN sur Zalando – 145€
Cravate DIOR CLUB en soie bleu marine, rouge et blanche à rayures DIOR – 230€



