Les motards sont connus pour faire « rugir leurs tigres dans la ville ». Avec Courrèges, ces derniers allieront le bruit de leurs bécanes au retentissement de leur style. Dans ses collections homme de l’automne-hiver 2025-2026 et pre-fall femme, la griffe française exploite ce vestiaire bikerwear, autour des cercles, cycles et motocyclettes, tout en l’élevant à un niveau mode. Décryptage.
Le bikerwear, prochaine tendance ?
Tout est une question d’inspiration, n’est-ce pas ? Dans sa proposition mixte automnale, comprenez les deux collections homme et pré-collection femme de Courrèges, le directeur artistique Nicolas Di Felice a tout d’abord pioché dans le style personnel de Gianni Piacentino. Grand artiste italien, il a redéfini, des années 60 à aujourd’hui, l’art autour des voitures, cyclomoteurs et avions.
À travers ses sculptures et peintures, il a notamment donné à la moto des airs minimalistes, légers et très architecturaux que l’on ne lui prêtait pas avant. Partageant cette vision, ou plutôt ce culte des deux-roues, il semblait tout à fait naturel à Di Felice de lui rendre honneur à son tour. Pour la saison de l’automne-hiver 2025-2026, il décline donc le biker avec des manches à logo embossé, des jerseys à col pression ou encore des bottines-chaussons à brides.

Avec l’ADN jeune et audacieux de Courrèges, le motard devient moderne, aime la mode et le détail jusqu’à faire fleurir un vestiaire revisité. Une nouvelle vision, comme le faisait Piacentino de son temps, que l’on a hâte d’adopter.
Dans les quelques 49 looks, on retrouve également un travail précis de patchworks de vinyle noir sur les jupes, des accessoires et blousons inspirés de la sellerie automobile, mais également une nouveauté du côté maroquinerie. En effet, le nouveau sac Holy Eclipse fait son arrivée dans la gamme déjà prestigieuse de la maison. Une création qui, on le sait déjà, va plaire à nombre d’entre vous : un volume baguette conçu pour la nuit, reprenant des éléments du Holy classique, agrémenté d’une sangle amovible inspirée d’un harnais pour l’ajuster à toutes vos tenues.
Avec ces collections, à l’identité très prononcée, Courrèges semble le proclamer haut et fort : l’automne-hiver prochain, l’esthétique biker sera au centre de l’attention et des tendances. Et cela ne saurait nous déplaire !

L’automne-hiver de Courrèges, géométrique et sensuel
Quand on parcourt les différentes silhouettes de la collection FW25 homme et pre-fall femme, on ne retrouve pas instantanément l’image du motard habituel. Dans l’imaginaire collectif, les bikers ont une nonchalance assumée, des vêtements privilégiant la sécurité et la robustesse ainsi qu’un passé fortement dominé par l’homme. Mais ce n’est évidemment pas tout, et c’est d’ailleurs ici que l’on retrouve clairement Courrèges. Les motards représentent aussi le romantisme de la route, l’envie de liberté, de puissance et d’adrénaline ainsi que la pointe de rébellion.
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Dans les pièces de Nicolas Di Felice, on découvre un motard affranchi, qui cultive son style et se joue des normes. Sa sensualité est d’ailleurs plus forte que jamais. Certains mannequins, comprenez bikers au logo AC, osent la nudité partielle (torses nus, jambes découvertes ou encore matériaux transparents), tandis que d’autres mêlent le cuir à la dentelle. À leur façon, ils combinent à la perfection « la fonctionnalité brute du workwear avec le symbolisme subculturel qui définit le tailoring de Courrèges », précise et conclut la maison dans son communiqué.



