Le monde du luxe change de visage. Après des décennies d’images léchées et de perfection orchestrée, les marques cherchent désormais autre chose avec une présence plus sincère, un regard qui raconte, une voix qui résonne. Chez dinh van, cette quête d’authenticité prend les traits d’Aimee Lou Wood, actrice révélée par Sex Education et auréolée d’un BAFTA pour son jeu à la fois tendre et désarmant. Sous l’objectif du photographe Julien Vallon, elle ne pose mais habite la caméra, entre pudeur et intensité, elle incarne la philosophie de la maison, une joaillerie qui se vit plutôt qu’elle ne s’exhibe.

La nouvelle grammaire du charisme
Les égéries d’aujourd’hui sont des personnalités. On ne les choisit plus pour leur perfection, mais pour leur singularité. Fini les mannequins podiums, le vrai luxe, désormais, c’est d’être soi. C’est cette modernité que dinh van capte avec Aimee Lou Wood. Elle ne “représente” pas la marque mais la prolonge. Son magnétisme tranquille, son humour, sa manière de ne rien surjouer font écho à l’ADN du joaillier : la liberté de créer, la liberté de porter.
Et c’est précisément ce que célèbre cette campagne, une femme qui ne cherche pas à plaire, mais à se reconnaître.
« J’ai passé toute ma vie à m’inquiéter de ne pas être dans la norme, et aujourd’hui je réalise que c’était mon super-pouvoir », confie l’actrice. Une phrase simple, qui résume toute une génération.
L’ère des égéries sincères

Ce que l’on appelait autrefois une “muse” est en train de devenir une alliée. Fini les silhouettes inaccessibles, les visages figés sur fond de perfection photoshopée. Place aux femmes qui racontent, qui doutent, qui respirent. On l’a vu ces derniers mois avec Emma Corrin pour Miu Miu, Zendaya pour Louis Vuitton, Margaret Qualley pour Chanel, et toutes choisies moins pour leur statut que pour leur voix, leur singularité, leur talent. Dinh van s’inscrit dans ce mouvement avec la justesse qu’on lui connaît.
La maison reste fidèle à son héritage, celui de Jean Dinh Van, artisan-joaillier visionnaire qui, dès 1965, osait briser les codes de la Place Vendôme. Il voulait des bijoux “pour tous, qui se portent partout, tout le temps”. Aujourd’hui, cette idée résonne plus fort que jamais.
Une campagne comme un rêve éveillé pour Aimee Lou Wood

Sous la caméra d’Eva Vik, jeune réalisatrice tchèque basée à Los Angeles, et le regard sensible de Julien Vallon, la campagne prend des airs d’aventure poétique. Aimee y évolue dans un univers onirique et architectural, avec une serrure pensé comme un seuil, un pavé qui prend vie, une miniature d’elle-même suspendue entre rêve et réalité. L’imaginaire dinh van s’y déploie dans une scénographie à la fois minimaliste et sensuelle. C’est une réécriture moderne d’Alice au pays des merveilles, avec une héroïne qui ne tombe pas dans un trou, mais dans sa propre liberté. Le ton est radical, graphique, lumineux. Inspirée par Carmen, l’opéra de Bizet qui exalte la passion et l’indépendance, la campagne célèbre le cri du libre arbitre.
Aimee Lou Wood incarne ce glissement discret, notamment avec la série Pulse, les Menottes, le Pavé, la Serrure… autant de signatures devenues emblématiques. Dans le décor futuriste imaginé par Eva Vik, elles deviennent architectures de liberté, sans accessoires, ni trophées.
L’icône imparfaite, nouvelle héroïne du luxe
Dans cette campagne, dinh van aborde une histoire de vérité. Les égéries d’hier inspiraient de loin, mais celles d’aujourd’hui accompagnent, questionnent, et partagent. Aimee Lou Wood est une actrice engagée, féminine sans caricature, drôle sans provocation, elle parle à une génération qui veut exister en nuances. C’est sans doute la liberté qui résume le mieux l’esprit de cette rencontre. Liberté de créer, liberté de porter, liberté d’être soi, trois valeurs que dinh van cultive depuis ses débuts.
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Photo : Julien Vallon — Réalisation : Eva Vik
Campagne dinh van x Aimee Lou Wood — Novembre 2025
Mot clé : Aimee Lou Wood, joaillerie, Dinh Van



