Pour sa deuxième participation à la foire internationale d’art et d’antiquités à Paris, la FAB Paris, la Galerie Jean-François Cazeau s’installe du 20 au 24 septembre 2025 au Grand Palais (stand C21) avec une proposition ambitieuse. Au cœur de son accrochage, le Nouveau Réalisme (nldr : mouvement phare de l’avant-garde européenne des années 1960) s’illustre à travers les œuvres de figures majeures comme Niki de Saint Phalle, Jean Tinguely, Yves Klein, César ou Martial Raysse. Mais fidèle à son goût pour les représentations inattendues, la galerie ouvre aussi son stand à d’autres horizons avec des toiles du surréalisme, abstraction d’après-guerre et peinture chinoise du XXe siècle. Un parcours riche, avec des maîtres modernes et des artistes venus d’autres traditions, et en point d’orgue, une spectaculaire gouache sur papier de Chu Teh-Chun, réalisée lors d’une performance unique en 1988.

FAB Paris 2025 : un écrin pour la diversité artistique
FAB Paris, rendez-vous désormais incontournable pour les amateurs d’art moderne et contemporain, se tient cette année au Grand Palais. Pour sa deuxième participation, la Galerie Jean-François Cazeau entend marquer les esprits avec une présentation qui entre en résonance avec l’actualité muséale. Le choix du Nouveau Réalisme n’est pas anodin puisque ce mouvement est actuellement célébré dans une grande exposition au Grand Palais, consacrée à Niki de Saint Phalle, Jean Tinguely et Pontus Hulten.
La galerie met en avant les figures de ce courant qui, sous l’impulsion du critique Pierre Restany, ont cherché à renouveler le langage artistique en intégrant objets, matériaux industriels et gestes du quotidien dans l’œuvre d’art. On retrouvera ainsi des sculptures-mobilier et luminaires de Niki de Saint Phalle, ses emblématiques Nanas, des gouaches de Jean Tinguely, des éditions monochromes d’Yves Klein en IKB, des fers soudés de César ou encore une peinture en relief de Martial Raysse datant des années 1960.
Cet accrochage met en lumière la volonté de ces artistes de brouiller les lignes entre l’art et la vie, une démarche toujours d’actualité dans un contexte d’émancipation.
L’abstrait et la Chine, au XXe siècle
L’identité de la Galerie Jean-François Cazeau repose sur un éclectisme assumé. André Masson, avec ses toiles et sculptures des années 1930, ou Pierre Soulages, représenté par plusieurs gouaches, rappellent la richesse d’une modernité française qui a su s’inscrire dans son temps et porté avec lui toute une génération.
À ne pas louper pour cette édition, la présentation d’une gouache monumentale de Chu Teh-Chun (260 x 150 cm), réalisée en 1988 dans le cadre d’une performance. À cette occasion, l’artiste a peint devant un public, accompagné par le piano d’Alain Kremski et les textes récités par Jean-Loup Philippe. Cette œuvre témoigne de la dimension lyrique et spirituelle de l’abstraction gestuelle de Chu Teh-Chun.
Le stand accorde également une place à Zao Wou-Ki et T’ang Haywen, deux autres grands représentants de l’École de Paris d’après-guerre, qui comme Chu Teh-Chun ont su se confronter aux mœurs. Ce triptyque chinois dessine un autre axe du parcours avec un rayonnement international.
Jean-François Cazeau : une galerie en mouvement

Fondée en 2009 dans le Marais, la Galerie Jean-François Cazeau s’est affirmée en quelques années comme un acteur essentiel de la scène parisienne. Son approche repose sur les passerelles entre les maîtres modernes, de Picasso à Léger, de Van Dongen à Ernst, et les expressions de l’après-guerre, des deux côtés de l’Atlantique.
Cette posture lui permet de toucher un public varié dont les collectionneurs spécialisés, amateurs curieux, mais aussi les nouvelles générations d’acheteurs intéressés par les liens entre disciplines et par des récits moins cloisonnés de l’histoire de l’art.
Avec une sélection qui associe Niki de Saint Phalle, César, Yves Klein, Soulages, Masson, Chu Teh-Chun, Zao Wou-Ki et bien d’autres, le parcours offre une véritable traversée des avant-gardes du XXe siècle, vues à travers le prisme d’une galerie qui revendique sa liberté de ton et son goût pour les correspondances inattendues.



