Au Musée de Montmartre, une exposition dédiée à Auguste Herbin, figure méconnue mais essentielle de l’art moderne, ouvrira prochainement ses portes. De ses premières incursions dans le postimpressionnisme à son alphabet plastique et mystique, cette exposition traverse les sept périodes créatives d’un artiste qui a vécu l’effervescence parisienne aux côtés des plus grands.
Un voyage au-delà des langues

Auguste Herbin est né le 29 avril 1882 et décédé le 31 janvier 1960. Le peintre et sculpteur influent, principalement associé au mouvement de l’art abstrait, a débuté en tant qu’impressionniste. Ensuite, il a évolué vers l’abstraction géométrique. Il était un membre actif du groupe d’artistes “abstraction-création”, pour faire rayonner l’art abstrait au début du XXe siècle. Des œuvres reconnaissables qui se caractérisent par l’utilisation de formes géométriques, de couleurs vives et de structures harmonieuses. Auguste Herbin a vécu la Première Guerre mondiale, un impact profond sur la société française, engendrant des changements sociaux, économiques et culturels. De nombreux artistes, y compris Herbin, ont été touchés par ces événements. La guerre a influencé l’évolution des mouvements artistiques, et certains artistes ont cherché de nouvelles formes d’expression en réaction à cette période tumultueuse.

Le virtuose du fauvisme cubisme et abstraction a partagé ses recherches et ses innovations avec les géants de son temps, le menant tout droit vers une abstraction pure et une recherche universelle à travers son alphabet plastique. Reconnu par les grands marchands d’art et présent dans les collections les plus prestigieuses de son époque, Auguste Herbin a marqué de son empreinte les avant-gardes européennes et internationales. Sa participation à des expositions démontre son savoir-faire, comme celle du Musée d’Art Moderne de New York en 1936.
Rétrospective en formes et en couleurs

© ADAGP, Paris
Le Musée de Montmartre rend hommage à ce parcours. L’exposition s’articule autour des sept périodes clés de sa création, donnant ainsi un large spectre de son talent. L’occasion rare de comprendre l’évolution d’Herbin à travers son temps, son parcours, depuis ses premières œuvres postimpressionnistes jusqu’à ses découvertes abstraites finales.
L’exposition met particulièrement en lumière l’abstraction, le passage d’une figuration réaliste à un langage formel et coloré. Son alphabet plastique, développé à partir de 1942, marque sa signature dans le monde de l’art pour les siècles suivants.



