Longtemps affaire de nappe à carreaux et de salades tièdes, le pique-nique connaît aujourd’hui un bouleversement délicieusement orchestré par une génération de chefs qui se sont penchés sur notre panier comme sur une œuvre gastronomique. Ils y ont insufflé du rythme, de la saison, du sens. Loin d’un folklore bucolique figé, le pique-nique devient terrain d’expression culinaire, laboratoire de saveurs nomades, et déclaration d’amour aux plaisirs simples… mais exécutés à la perfection. En ville ou à l’orée des bois, il ne s’agit plus de se sustenter mais de célébrer. Trois variations autour de ce nouvel art de vivre.
La Grande Cascade x TABLE : le garde-manger des esthètes
Sous les frondaisons du Bois de Boulogne, le déjeuner sur l’herbe devient un cérémonial. La Grande Cascade, institution étoilée, s’associe à la marque TABLE pour composer le panier le plus désirable de la saison. Frédéric Robert y distille sa vision d’un luxe accessible : gougères légères, fusilli au caviar et vodka, lobster roll généreux, brie à la truffe pour les audacieux. En dessert, le pâtissier Joris Vée signe un sablé citron-yuzu d’une rare précision. Le tout, lové dans un panier orné de serviettes en coton bio imprimées à la main. À commander 48h à l’avance pour les pique-niques bucoliques les plus raffinés de l’été.

Le Picnic by Veuve Clicquot : bulle urbaine sur les toits de Paris
Oubliez la fourmilière du parc Monceau. Cet été, c’est au 7e étage du Printemps Haussmann que l’on pique-nique, sous les auspices dorés de la maison Veuve Clicquot. Imaginée par la cheffe Ella Aflalo, l’expérience se savoure en trois temps dans un panier en osier, avec vue imprenable sur Paris. Au menu : tarama maison et focaccia, tartare de bœuf au riz soufflé, vitello tonnato twisté au poivre vert ou encore île flottante à la pistache. Tout est pensé pour flatter le palais sans jamais trop en faire. À accorder, bien sûr, avec une flûte de Carte Jaune, voire une Grande Dame 2018 pour les pique-niqueurs hédonistes. Une parenthèse aussi chic que spontanée.
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Waldorf Astoria Versailles-Trianon Palace : parenthèse royale à emporter
À Versailles aussi, l’appel de l’herbe se fait entendre. Le Chef Frédéric Larquemin et le Chef pâtissier Eddie Benghanem signent pour le Waldorf Astoria un panier qui conjugue élégance et esprit d’évasion. Version « L’Échappée », à emporter : wraps au choix (poulet, saumon ou veggie), salade de quinoa, fromages et fruits secs, salade de fruits frais et un cake signature du chef pâtissier. À 59 € par personne, c’est la pause idéale entre deux haies royales. En version « Romantique », dressée dans les jardins fleuris de l’hôtel, la formule devient une ode à la douceur à deux, entre rafinement et volupté (160 € pour deux). Le pique-nique prend ici des allures de rendez-vous à la cour.

Le coffret Giobagnara x Poltrona Frau : le contenant, star du festin
Et si l’accessoire devenait l’objet du désir ? C’est le pari de Giobagnara et Poltrona Frau, qui unissent leurs savoir-faire pour signer un coffret à pique-nique en cuir et bois de noyer. On y trouve tout le nécessaire : thermos, couverts, flacons pour huiles, planche intégrée… jusqu’à l’indispensable coffret de pétanque gainé de cuir. À remplir soi-même, avec amour (et burrata). Car ici, le pique-nique ne se mange pas seulement. Il se contemple, se partage, se rêve.




