Coupe à la garçonne : la nuque libérée, manifeste de la collection Printemps-Été 2026

Défilé Loewe, collection printemps-été 2026.Molly SJ Lowe
Défilé Loewe, collection printemps-été 2026.Molly SJ Lowe

Coupe à la garçonne : la nuque libérée, manifeste de la collection Printemps-Été 2026

La coupe à la garçonne revient en force sur les podiums du printemps-été 2026. De Miu Miu à Loewe en passant par Issey Miyake, la nuque se découvre et le cheveu se raccourcit : entre féminité assumée, modernité androgyne et énergie punk, le court s’impose comme le geste le plus audacieux de la saison.

C’est tellement joli, une nuque. Cet été, on va les redécouvrir.
Des défilés printemps-été 2026 se dégage une envie claire : raccourcir, alléger, révéler. La coupe à la garçonne s’impose comme le geste fort de la saison. Elle redresse le port de tête, affine la silhouette et revendique une féminité libre, sans fioritures. Coco Chanel disait qu’elle aimait les cheveux courts parce qu’ils « laissaient respirer la nuque et l’allure ». Tout est là : la coupe courte comme déclaration d’indépendance.

Miu Miu : l’esprit cinématographique

Collection Printemps-Été 2026 Miu Miu
Collection Printemps-Été 2026 Miu Miu
Collection Printemps-Été 2026 Miu Miu
Collection Printemps-Été 2026 Miu Miu

Chez Miu Miu, la garçonne prend des allures cinématographiques. On pense à Jean Seberg dans À bout de souffle, cheveux courts, regard franc, démarche décidée. Les coiffages sont faussement négligés, les textures naturelles, les ondulations souples, parfois relevées de frisottis délicats. Une imperfection assumée qui dit tout : on ne cherche plus à dompter le cheveu, mais à le laisser vivre. Une coupe courte, un peu frisée, avec du mouvement : manifeste discret d’une féminité qui s’affirme sans se figer.

Loewe : pureté et architecture

Chez Loewe, la garçonne devient sculpture.
Qu’elle soit lisse, frisée ou plaquée, la coupe prolonge la pureté des lignes et la rigueur des volumes. La chevelure n’est plus un accessoire, mais une matière à part entière, au même titre qu’un cuir ou un col oversize. Jonathan Anderson la traite comme une structure : calme, nette, presque minérale.
Ici, la féminité s’exprime dans la maîtrise, moins séductrice que sculpturale. Une présence.

Collection Printemps-Été 2026 Loewe
Collection Printemps-Été 2026 Loewe

Issey Miyake : le court radical

Chez Issey Miyake, le court s’assume sans détour.
Plus structuré, plus graphique, il évoque la radicalité de Grace Jones, cette beauté taillée à la serpe, cuir, épaule et audace, autant que l’Isabelle Adjani de Subway : froide, électrique, magnétique. Ce n’est plus la garçonne sage des années 20, mais une version punk, futuriste, presque cybernétique.
Un court qui ne cherche plus à séduire, mais à imposer une présence.
Une coupe comme un manifeste : trancher, affirmer, avancer.

Collection Printemps-Été 2026 Issey Miyake
Collection Printemps-Été 2026 Issey Miyake

La garçonne à travers le temps ?

Rappelons que tout a commencé au lendemain de la Première Guerre mondiale, quand les femmes ont conduit, travaillé, pris place  et coupé leurs cheveux pour signifier qu’elles ne redeviendraient pas des figurantes. Cent ans plus tard, la boucle est bouclée : la nuque se redécouvre comme un espace de liberté. Et dans le miroir des podiums, elle chuchote encore ce même message : couper, c’est recommencer.

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