Anne Hathaway pourrait traverser les époques comme un tailleur Chanel. Mais lui, Lle Diable, décide de s’habiller en Prada. En 2006, il imposait Miranda Priestly comme archétype de la patronne redoutable, Andy Sachs comme héroïne malgré elle, et la mode comme champ de bataille culturel.
Vingt ans plus tard, le mythe revient, plus conscient, plus mature, mais toujours aussi affûté. Au cœur de ce retour très attendu : Anne Hathaway, devenue entre-temps une actrice caméléon, oscillant entre cinéma d’auteur et blockbusters. Un film new-age qui raconte une époque qui a changé, un pouvoir qui se déplace et une mode qui se réinvente. Entre New York, Runway et nouvelles figures d’influence, Prada version 2026 promet un regard aussi glamour que lucide.

Anne Hathaway : la girl next door devenue culte
Anne Hathaway, d’Andy Sachs à icône culturelle du cinéma, débute sous les traits d’une héroïne pop et accessible dans Princesse malgré elle, avant de prendre un virage décisif avec Brokeback Mountain, où elle s’inscrit dans un cinéma plus intime et politique. Puis viennent les rôles de rupture : Rachel se marie, qui révèle une intensité nerveuse et contemporaine, et surtout Les Misérables, performance radicale qui lui vaut un Oscar et installe son statut d’actrice majeure.
L’actrice navigue avec aisance entre blockbusters internationaux (The Dark Knight Rises, ou encore Interstellar )et comédies élégantes comme Le Nouveau Stagiaire, où elle incarne une femme de pouvoir moderne, déjà très proche de ce que deviendra Andy Sachs adulte. À l’international, son image dépasse le cinéma : égérie beauté pour la cosmétique avec la marque Shiseido, au tapis rouge des Golden Heart Awards.
C’est aussi une voix engagée pour l’égalité femmes-hommes à l’ONU. Anne Hathaway est incarnée, à la fois populaire et respectée. Une trajectoire qui explique pourquoi, vingt ans plus tard, elle peut reprendre Andy Sachs sans aucun doute.
Quand Anne Hathaway apparaît à l’écran en Andy Sachs, elle incarne alors une jeunesse brillante mais encore étrangère aux codes du pouvoir. Depuis, l’actrice a construit une carrière d’une rare élégance, passant de Brokeback Mountain à Les Misérables, d’Oscar en rôles complexes, sans jamais se laisser enfermer dans une image
Anne Hathaway, ou l’égalité racontée depuis l’intérieur

À Hollywood, où la parole féministe se heurte souvent au vernis du glamour, Anne Hathaway a choisi une autre voie : celle d’un engagement calme, structuré et profondément politique. En devenant ambassadrice de bonne volonté d’ONU Femmes, elle déplace le débat vers un angle rarement mis en lumière, dont le congé parental égalitaire, pointant avec justesse le nœud du problème.
D’après la star, tant que le soin restera assigné aux femmes, l’égalité restera théorique. Loin des slogans, l’actrice parle d’expérience, de maternité, de fatigue, de carrière mise entre parenthèses, et surtout de normes collectives à repenser.
Dans une industrie marquée par les écarts de salaires et l’âgisme, elle use de sa crédibilité pour légitimer des sujets longtemps jugés secondaires.
Le Diable s’habille en Prada 2 : nostalgie chic et pouvoir version 2026
Prévu en salles le 29 avril 2026, ce second volet réunit le quatuor originel : Meryl Streep, Anne Hathaway, Emily Blunt et Stanley Tucci, sous la direction du réalisateur David Frankel, avec un scénario signé Aline Brosh McKenna.
L’univers de Runway se confronte cette fois à un monde de la mode bouleversé par les réseaux sociaux, les nouvelles figures d’influence et la redéfinition du pouvoir féminin. Le casting s’enrichit de visages forts avec Kenneth Branagh, Lucy Liu, Justin Theroux, confirmant l’ambition d’un film qui ne se contente pas de recycler un succès, mais cherche à le réinterpréter.

Plus qu’une suite, Le Diable s’habille en Prada 2 s’annonce comme une radiographie élégante de notre époque. Le diable s’habille en Prada 2 marque la réapparition d’un personnage devenu miroir de toute une génération : celle qui a appris à jongler entre ambition professionnelle, identité personnelle et compromis nécessaires.
Andy Sachs n’est plus une débutante. Elle revient avec une expérience, une voix, et sans doute une revanche sur les codes sociaux du travail plus subtile que spectaculaire. Qu’on le veuille ou non, on se porte toujours mieux en Prada.



